Overblog
Editer la page Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : UNADIF MEDIAS
  • : Pour être informé de l'actualité UNADIF-FNDIR, de l'actualité des UNADIF départementales. Pour être informé de l'actualité mémorielle, évènements, cérémonies, expositions, conférences, livres, films, pages d'Histoire ...
  • Contact

  

 

 

 

a2

 

  sur le BLOG MEDIAS

de l'Union Nationale

des Associations de Déportés,

Internés et Familles de Disparus

logo unadifndir grd taille 

et de la Fédération Nationale

des Déportés et Internés

de la Résistance

  

UNADIF - FNDIR

 Triangle rouge

compteur

 

 

__

 

Ici Londres ! Les français parlent aux français !

 

__

 

 

UNADIF est aussi sur

logo-facebook-circulaire.png

Derniers Articles Publies

  • Le livre des 9 000 déportés de France à Mittelbau-Dora
    L'INFO n° 1 311 Le projet initié en 1998 par notre ami André Sellier, Déporté-Résistant, Historien, Président de l'UNADIF-FNDIR de la Somme, voit le jour cette année, le " livre des 9 000 déportés de France à Mittelbau-Dora " c'est un mémorial de papier...
  • Entretenir la mémoire des résistants et des victimes du nazisme
    L'INFO n° 1 310 UNADIF - FNDIR de la Manche UNADIF-FNDIR 50 Il se bat pour entretenir la mémoire des résistants et des victimes du nazisme Dans le Val-de-Saire, Yves Sassignol est marqué par l'histoire de son grand-père, résistant, qui fut déporté suite...
  • Comment devient-on le général de Gaulle ?
    L'INFO n° 1 309 UNADIF - FNDIR des Deux-Sèvres UNADIF-FNDIR 79 Nicole Sibileau, Présidente UNADIF-FNDIR des Deux-Sèvres vous convie à une Conférence de Frédérique Neau-Dufour, Historienne : " Comment devient-on le général de Gaulle ? " Mardi 13 octobre...
  • Timbres UNADIF-FNDIR du 75ème anniversaire
    L'INFO n° 1 308 UNADIF - FNDIR L’UNADIF - FNDIR a toujours été liée historiquement à la Poste, et notamment par Eugène THOMAS, membre fondateur de la FNDIR, Président de l’UNADIF en 1959 et ancien Ministre des PTT, notamment sous le Général de Gaulle...
  • Nouveau Mur des Noms
    L'INFO n° 1 307 UNADIF - FNDIR de l'Oise UNADIF-FNDIR 60 COMPIEGNE, vendredi 14 février 2020 C’est un bel hommage qui a été rendu avec l’inauguration du nouveau Mur des Noms au Mémorial de l’Internement et de la Déportation du camp du Royal Lieu de Compiègne....
  • La Voix du rêve - Le film
    L'INFO n° 1 306 UNADIF - FNDIR La Voix du rêve - Le film Ce film-documentaire vient d'être validé, en février 2020, par le ministère de l'Education nationale et de la Jeunesse. Ce documentaire est consacré aux derniers témoignages des Déportés-Résistants...
  • Cérémonie-hommage à Nathalie Demeurisse
    L'INFO n° 1 305 UNADIF-FNDIR de l'Oise UNADIF-FNDIR 60 Soucy, samedi 15 février 2020 Hommage à Nathalie Demeurisse-Sokolowsky, porte-drapeau UNADIF-FNDIR, décédée brutalement à 54 ans, le 15 février 2019. Le Président Gérard Bocquery et des membres UNADIF-FNDIR...
  • Sortie républicaine et mémorielle
    L'INFO n° 1 304 UNADIF-FNDIR de la Meurthe-et-Moselle UNADIF-FNDIR 54 Paris, Palais-Bourbon A l'invitation de notre Député Laurent GARCIA, nous avons affrété un car afin de nous rendre, le mardi 4 février 2020, à l'Assemblée nationale pour une visite...
  • Journées nationales et cérémonies officielles
    L'INFO n° 1 303 UNADIF - FNDIR Pour répondre à de nombreuses demandes d'internautes, voici la liste des journées nationales et cérémonies officielles : JOURNEES NATIONALES & CEREMONIES OFFICIELLES Photo d'illustration D.R. 11 MARS La journée nationale...
  • 75ème anniversaire de la libération d'Auschwitz
    L'INFO n° 1 302 UNADIF - FNDIR de l'Oise UNADIF-FNDIR 60 COMPIEGNE , mémorial de l'internement et de la déportation du camp du Royal Lieu Lundi 27 janvier 2020 Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'holocauste et de la prévention...

S'abonner à notre revue

- Vous souhaitez vous abonner à notre revue trimestrielle "Le Déporté pour la Liberté"

- Vous souhaitez acquérir nos livres, notre CD ou autre

Liste et bon de commande

http://www.unadif.fr/histoire-et-temoignages/les-publications

Commander nos ouvrages

/ / /

18 janvier 1879 : Paris - 11 mars 1949 : Dijon, Côte-d’Or

 

Issu d'une modeste famille alsacienne installée à Paris - son père était marchand de charbon - Henri Giraud, jeune homme au tempérament aventureux, suit de brillantes études classiques aux lycées Stanislas, Bossuet et Louis-le-Grand, et rejoint les rangs de l'armée française en 1900, à sa sortie de l'école militaire de Saint-Cyr.

 

Il est affecté au 4e Zouave, en Afrique du Nord, unité avec laquelle il est envoyé au front en 1914. Blessé, il est fait prisonnier le 30 août, à la bataille de Guise, lors de la contre-attaque du général Lanrezac contre la IIe armée allemande de von Bulow.

 

Il parvient à s'échapper avec la complicité du réseau du docteur Frère, à la fin du mois de septembre et rencontre l'attaché militaire français à La Haye qui l'évacue vers le Royaume-Uni d'où il embarque pour rejoindre la France. Il s'illustre à nouveau à l'automne 1917 lorsque le 3e bataillon du 4e Zouave reprend le fort de La Malmaison, au Chemin des Dames puis, lors des offensives programmées par Pétain après la crise du printemps 1917.

 

Après la guerre, il rejoint les troupes du général Franchet d'Esperey à Constantinople, pour retourner au Maroc, à la demande de Lyautey, avec les galons de colonel, combattre les mouvements insurrectionnels berbères. Il contribue ainsi à la reddition d'Abd-el-Krim (27 mai 1926) pendant la guerre du Rif, fait d'arme qui lui vaut de recevoir la Légion d'honneur.


Promu commandant militaire de la place de Metz, il rencontre les colonels Charles de Gaulle et Jean-Marie de Lattre de Tassigny.

Général en 1936, commandant la 7e armée, membre du Conseil supérieur de la guerre, Giraud, qui ne croit pas à l'efficacité de l'arme blindée, désavoue la tactique préconisée par de Gaulle lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale.

 

Le 10 mai 1940, ses unités, envoyées aux Pays-Bas, retardent l'avancée allemande, notamment à Breda le 13 mai. Il est fait prisonnier le 19 mai à Wassigny alors qu'il tente de s'opposer aux divisions de panzer dans les Ardennes avec la 9e armée française. Il est emprisonné en Silésie, au château de Koenigstein près de Dresdes. Le 17 avril 1942, Giraud s'en évade avec l'aide de fidèles, les généraux Mesny, Mast, Baurès, et des services secrets britanniques qui lui facilitent la fuite à partir de Schandau. Il gagne ensuite l'Alsace puis Vichy.

 

Son aventure, rapidement connue de tous et qu'il relate dans Mes évasions, irrite le gouvernement allemand qui souhaite son retour en prison mais il échappe à cette sanction en signant une lettre au maréchal Pétain exprimant sa volonté de ne pas s'opposer à son régime.

Vivant en résidence surveillée, Giraud ne tarde pas à être contacté par les Alliés, désireux de tenir le général de Gaulle à l'écart de la préparation de l'opération Torch. Exfiltré en novembre 1942 via Gibraltar, il rencontre Eisenhower de qui il obtient de conserver le commandement des troupes françaises. Sur place, la situation dégénère en une guerre civile, les hommes de l'amiral Darlan refusant de reconnaître son autorité. L'assassinat de Darlan, le 24 décembre, mettra fin à ce conflit.

 

Giraud se pose alors comme son successeur, maintient les institutions ainsi que le statut d'exception des juifs et fait interner dans les camps sud sahariens quelques résistants qui avaient aidé au débarquement. Présent à la conférence de Casablanca, il est contraint de libérer ces résistants et de conférer à son gouvernement une teneur plus démocratique. Il entre ensuite au directoire du Comité français de Libération nationale (CFLN), le " duel Giraud-de Gaulle " est alors à son comble. Mais, rapidement débordé par les actions de ralliement au général de Gaulle, il doit céder la place. Son soutien indéfectible à Pierre Pucheu finit de le discréditer auprès de ses partisans. Cet ancien ministre de l'Intérieur de Pétain avait en effet gagné le Maroc pour servir les couleurs de la France Libre, mais sa démarche était considérée comme tardive pour quelqu'un accusé de collaboration avec l'ennemi et de participation à l'arrestation d'otages.


Le 13 septembre 1943, il envoie des troupes françaises soutenir les résistants corses par un débarquement sur l'île. C'est un succès militaire mais Giraud subit de nombreuses critiques du général de Gaulle pour avoir armé la résistance communiste corse, donnant une tonalité politique aux opérations de libération de l'Europe et fragilisant le travail d'unification de la résistance. Il perd définitivement son siège au CFLN. En avril 1944, Giraud organise la participation française à la campagne d'Italie mais, considéré comme trop impliqué dans le système répressif de Vichy, il est destitué de son poste de commandant en chef et amené à se retirer des instances militaires de la France Libre.

 

Il fera part de son expérience de ces années troubles dans son ouvrage : Un seul but : la Victoire, Alger, 1942-1944. Il survit à un attentat à Mostaganem le 28 août 1944.

 

En 1946, Giraud se présente à la députation en Lorraine pour la seconde Assemblée nationale constituante sur la liste du parti républicain de la liberté et des indépendants agraires. Elu le 2 juin, il rallie le groupe des républicains indépendants et contribue à la création de la Quatrième République, en dépit de son refus de voter pour la constitution. Il participe aux débats sur la situation des prisonniers de guerre non rapatriés (25 juillet 1946) et sur la politique générale du gouvernement en Algérie (22 août 1946).

 

Il siège au conseil supérieur de la guerre jusqu'en décembre 1948 et reçoit, le 10 mars 1949, la médaille militaire pour son évasion exceptionnelle.

 

Il décède le lendemain et est inhumé aux Invalides.

 

 

Source texte : ministère de la Défense/SGA/DMPA

 

Gérard Bocquery UNADIF octobre 2014

Portrait du général Henri Giraud. 1934-1936. Source : ECPAD

Portrait du général Henri Giraud. 1934-1936. Source : ECPAD

Partager cette page

Repost0
Publié par Gérard BOCQUERY - dans Histoire