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7 février 1892 : Budapest (Hongrie) - 3 juin 1964 : Paris (France)

 

Raoul Charles Magrin-Vernerey, plus connu sous le pseudonyme de MONCLAR, était vraiment une extraordinaire figure de guerrier, le type même de l’officier de Légion tel que le montrent la légende et la littérature populaire. Ralph Monclar, né le 7 février 1892 à Budapest (Hongrie), décédé au Val-de-Grâce, le 3 juin 1964 est un officier français, qui s’est illustré durant les deux conflits mondiaux, et particulièrement dans les rangs des Forces françaises libres. Il est l’un des premiers officiers supérieurs à répondre à l’Appel du 18 Juin.

 

Après des études au lycée Victor-Hugo de Besançon et au petit séminaire d’Ornans, il a quinze ans et demi lorsqu’il se présente pour s’engager dans la Légion étrangère. En raison de son jeune âge il n’est pas admis et retourne à ses études.

 

Entré à Saint-Cyr en 1912, il en sort en 1914 avec la promotion "Montmirail", est promu sous-lieutenant le 5 août de cette même année, rejoint le 60e Régiment d’Infanterie (60e RI) et termine la guerre avec le grade de capitaine. Il est alors Chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de 11 citations blessé sept fois et réformé à 90% : cuisse fracturée par balle, bras droit brisé par l’explosion d’une grenade, deux blessures à la tête imposant deux trépanations, les yeux brûlés par des gaz.

 

Après l’armistice du 11 Novembre 1918, affecté au Levant, il assure le commandement de divers postes ou formations syriennes : Odessa, Levant, Syrie, Maroc, Algérie, Tonkin. Deux nouvelles citations récompensent cet officier pittoresque d’une extrême bravoure.

 

Le 1er mars 1924, il obtient enfin de rejoindre cette Légion dont il rêvait depuis sa jeunesse. Après un bref séjour au 1er REI, il est affecté au 3e REI et prend part à la campagne du Maroc jusqu’en 1927. Il rejoint alors le Proche-Orient et est promu chef de bataillon en 1928.

 

Il est une nouvelle fois affecté à la Légion en 1931 et ne quittera cette arme chère à son coeur qu’en octobre 1941. Affecté au 2e REI, il séjourne au Maroc puis rejoint le 5e REI au Tonkin.

 

Rentrant d’Extrême-Orient, il prend en janvier 1938 le commandement du bataillon d’instruction de Saïda, est nommé lieutenant-colonel le 25 juin de la même année, avant de repartir au Maroc avec le 4e REI. Jusqu’au 23 février 1940, date à laquelle il est désigné pour prendre le commandement des « deux bataillons de Légion à destination non fixée », qui viennent d’être mis sur pied. Ce sera le début de l’épopée de la 13e DBLE.

 

Le 13 mai, à BJERVIK, la 13° Demi-brigade livre son premier combat, conquiert sans désemparer quatre objectifs, force l’ennemi à fuir en abandonnant de nombreux prisonniers, des armes automatiques, des équipements impossibles à dénombrer et jusqu’à dix avions bimoteurs.

 

Du 28 mai au 2 juin, le lieutenant-colonel Magrin-Vernerey et ses légionnaires gagnent, à Narvik, ce que l’on a appelé « la seule victoire française de 39-40 ». Victoire qui leur vaut d’être cités à l’ordre des Forces françaises libres, avec attribution de la Croix de guerre avec palme de vermeil, pour avoir libéré 60 prisonniers alliés, fait 400 Allemands prisonniers, capturé 10 canons et un très important matériel.

 

À peine revenu en France, avec 500 de ses hommes, rejoint les Forces françaises libres en Angleterre le 21 juin 1940. Promu colonel, il adopte alors le nom de Monclar (du nom du village de Monclar-de-Quercy, dans le Tarn-et-Garonne).

 

Participant en Afrique aux opérations menées contre les forces de l’Axe, c’est lui qui, à la tête de la Brigade française d’Orient en Erythee, prend Massouah, fait prisonniers 9 officiers généraux, 440 officiers et 14 000 Italiens.

 

En juin 1941 il est l’un des rares Français Libres qui refuseront de combattre en Syrie contre d’autres Français, et sera, de ce fait, remplacé à la tête de la 13e DBLE par Pierre Kœnig

 

Promu général, il exerce divers commandements au Levant, participe à la pacification de la Syrie du nord et termine son séjour comme commandant supérieur des troupes du Levant.

 

Devenu adjoint au commandant supérieur des troupes d’Algérie à partir de 1946, il est, en 1948, « chargé de mission permanente d’inspection des unités de Légion ». Pendant près de 2 ans, il effectue d’incessants voyages partout où stationnent et combattent des unités de Légion en Algérie, au Maroc, à Madagascar, en Indochine.

 

En 1950, général de corps d’armée, à la veille de sa retraite, il échange ses étoiles contre les galons panachés de lieutenant-colonel, afin de pouvoir encore combattre volontairement à la tête du bataillon français mis à la disposition de l’ONU en Corée.

 

Atteint par la limite d’âge, il rentre en France en 1951 et, en 1962, succédant au général KIENTZ, devient gouverneur des Invalides.

 

Il meurt le 3 juin 1964 à un poste d’honneur, celui de gouverneur de l’hôtel des Invalides. Il a été inhumé dans le caveau des Gouverneurs, dans l’église Saint-Louis.

 

Médaillé militaire, Grand-croix de la Légion d’honneur, Compagnon de la Libération, le général MONCLAR était également titulaire des Croix de guerre 1914-1918, 1939-1945 et des TOE, de la Legion of Merit avec rang d’officier, de la Silver Star, de la Military Cross, et de nombreuses autres décorations étrangères. 7 fois blessé, il était titulaire de 22 citations et invalide à 100%.

 

Il a été le président fondateur de l’Association nationale des anciens des forces françaises de l’ONU et du régiment de Corée (ANAFFC ONU et RC).

 

La promotion de Saint-Cyr 1984-1987 porte son nom.

 

 

Ses décorations

« Comme un blason, ou un ornement sacerdotal ou un dessin gnostique, l’uniforme, parce que justement il n’est jamais uniforme, ressemble à une lettre en code. Tant pis pour le naïf jouant au blasé, qui n’en voit que le scintillement extérieur, scintillement d’ailleurs toujours plus éteint... Efforts, gloires, humiliations, triomphes, compromis, hommes sauvés, hommes perdus, s’inscrivaient ici en langage cabalistique... Allégorie d’autant plus redoutable que ce n’était pas l’individualité de ces événements qui se retraçait ainsi, mais leur universalité supposée... » Extrait de La Leçon d’anatomie de Vladimir Volkoff.

 

Médailles et décorations françaises

* Grand-Croix dans l'Ordre national de la Légion d’honneur

* Compagnon de la Libération - décret du 1 er juin 1943

* Médaille militaire

* Croix de Guerre 1914-1918 (11 citations)

* Croix de Guerre 1939-1945 (3 citations)

* Croix de Guerre des TOE (6 citations)

* Médaille de la Résistance française avec rosette

* Médaille des Évadés

* Insigne des blessés militaires (7 étoiles)

* Croix du combattant volontaire 1914-1918

* Médaille Coloniale avec agrafes "Maroc 25-26", "Érythrée"

* Médaille commémorative du Levant

* Médaille commémorative de Syrie-Cilicie

* Médaille commémorative de la guerre 1914-1918

* Médaille Interalliée 1914-1918

* Médaille commémorative de la guerre 1939-1945

* Médaille commémorative des services volontaires de la France libre

 

Médailles et décorations étrangères

* Croix de Guerre Norvégienne avec glaive

* Grand-Croix de Saint-Olaf

* Grand-Croix Cambodge (local)

* Commandeur British Empire

* Virtualite Militari (Pologne)

* Military Cross (Grande-Bretagne)

* Mérite exceptionnel Syrien

* Grand officier du Ouissam Alaouite

* Croix de Guerre Hellénique

* Officier Etoile Roumaine avec glaive

* Mérite Libanais

* Commémorative libanaise

* Commémorative norvégienne

* Grand-Croix Comores (local)

* Commandeur de l’Ordre de la Couronne de Léopold II (Belgique)

* Silver Star

* Legion of Merit (Rank of officer)

* Commémorative de Corée

* Croix de Guerre belge

* Grand officier du Dragon d’Annam

* Order Military Merit Targuk with Silver Star

 

 

Gérard Bocquery UNADIF juillet 2016

Raoul Charles Magrin-Vernerey. Source SHD

Raoul Charles Magrin-Vernerey. Source SHD

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Publié par Gérard BOCQUERY - dans Histoire
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13 décembre 1909 : Lux par Chalon-sur-Saône, Saône-et-Loire - 21 avril 2000 : Lux par Chalon-sur-Saône, Saône-et-Loire

 

 

BCRA

Réseau Brandy

Réseau Armada

Réseau Ali-France

 

Alias : Jean Goujon - Cotre - Crible - Pommeau

 

André Jarrot est né le 13 décembre 1909 à Lux par Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), dans une famille de souche paysanne. Son père était employé à la SNCF et sa mère couturière.

 

Après des études à l'école primaire supérieure de Chalon-sur-Saône, il devient électromécanicien à la Compagnie du Gaz et de l'Electricité du Sud-est de 1927 à 1936 et est parallèlement secrétaire départemental du Syndicat des Electromécaniciens.

 

Il effectue son service militaire en 1930 au 3e Régiment du Génie et est libéré par mesure de réforme en octobre 1931 après s'être blessé lors d'une réparation.

 

Conservant des séquelles et ne pouvant progresser dans son entreprise, il ouvre, en 1936, un garage, spécialisé dans les poids lourds, à Chalon-sur-Saône. Parallèlement à son activité professionnelle, il est moniteur d'aviation légère de 1937 à 1939.

 

Grand sportif, pratiquant également la course en motocyclette, il est champion de France de vitesse sur 500 cm3 en 1937 et recordman du monde des 24 Heures avec Georges Monneret en 1938.

 

Lorsque la guerre éclate, il est mobilisé à Dijon au 3e Génie mais maintenu, du fait de sa blessure, dans une unité auxiliaire. Fait prisonnier à Pont du Château près de Clermont-Ferrand, le 22 juin 1940, il s'évade après 60 heures de détention.

 

Il rejoint à bicyclette la ville de Toulouse où il est démobilisé le 15 juillet 1940. Puis, il rentre en Bourgogne sur une moto volée aux Allemands.

 

Sa maison se trouvant juste sur la ligne de démarcation récemment instaurée, il entre très vite dans la résistance, au sein du réseau Ali-France dont le responsable est Joseph Dubar, alias Jean Ballois, syndicaliste qu'il connaît depuis 1936, et qu'il présente à son ami Camille Chevalier, également garagiste à Chalon-sur-Saône.

 

Dès octobre 1940, André Jarrot commence à organiser des passages en zone sud. Son réseau, en collaboration avec le réseau Zéro France a la responsabilité d'acheminer de la Belgique vers l'Espagne et à travers la ligne de démarcation, des agents des réseaux alliés et français, des pilotes britanniques tombés en territoire ennemi et des prisonniers évadés. Près de 4 000 de ces hommes et des agents spéciaux seront accueillis et dirigés par ses soins.

 

Se multiplient également les transports de documents et de courrier d'une zone à l'autre, au moyen notamment d'une voiture électrique bricolée par ses soins, et le travail vraiment pénible et dangereux consistant à diffuser des messages radio pendant l'hiver 1940/1941, tout en évitant les voitures de la radiogoniométrie allemande. Il échappe à l'arrestation par miracle à de nombreuses reprises.

 

Dès 1941, avec son ami Raymond Basset, dit Mary, il établit la liaison avec Paris et le mouvement Libération-nord.

 

En raison de son inlassable activité, probablement dénoncé, André Jarrot est arrêté par les Allemands le 8 janvier 1942. Il est relâché faute de preuves ayant réussi à se faire passer pour un trafiquant du marché noir.

 

Dans le courant de 1942, il retrouve Christian Martell dont il avait fait la connaissance pendant l'hiver 1940-1941, alors qu'il était en instance de départ pour l'Angleterre. De retour en France, celui-ci est chargé de constituer, avec des agents sûrs, un réseau d'évasion de pilotes et de spécialistes de l'aviation pour leur faire gagner l'Angleterre. C'est donc naturellement vers Jarrot -dont il connaît le savoir-faire et l'audace- que se tourne Martell.

 

Le réseau Brandy se constitue alors sous la double impulsion des deux hommes mais également de Maurice Martell, frère de Christian, et de Pierre Guihemon, ami de longue date d'André Jarrot et passionné comme lui de sports mécaniques. Le réseau se développe ainsi considérablement malgré la traque organisée par les services allemands. En plus de ces innombrables et dangereuses activités, lorsque l'occasion s'en présente, André Jarrot n'hésite pas à saboter des transformateurs électriques ou des transports routiers.

 

Appelé en Angleterre, il s'évade de France par l'Espagne à la fin de l'année 1942 avec Raymond Basset, après avoir vainement attendu un sous-marin à Nice, pour rejoindre les Français libres. Accompagnant plusieurs jeunes gens, il s sont arrêtés à la frontière espagnole, internés à Figueiras puis au camp de Miranda ; ils parviennent, via Gibraltar, à rejoindre la Grande-Bretagne cinq mois plus tard.

 

Il s'engage dans les Forces françaises libres sous le nom de Jean Goujon le 26 mai 1943 et, volontaire pour une action en France, est affecté au BCRA. Après un séjour à Londres au cours duquel il rencontre le général de Gaulle et où il subit un entraînement rigoureux, André Jarrot, est parachuté en France, avec Mary-Basset, dans le Puy-de-Dôme, dans la nuit du 16 au 17 août 1943 avec une double mission : libérer Jean Moulin de la prison du Fort Montluc à Lyon (mission « Lougre ») et détruire les usines du Creusot (mission « Armada »). Arrivés à Lyon vers le 19 août, les deux hommes apprennent que Jean Moulin à été transféré depuis plusieurs semaines.

 

Ayant retrouvé Pierre Guilhemon, Goujon et Mary-Basset accomplissent alors, dans la nuit du 2 au 3 septembre 1943, dans le cadre de la mission Armada et avec l'aide de la résistance locale, le sabotage des postes électriques à haute tension de Germolles et de Lacrost dans la région industrielle du Creusot, de la centrale thermique de Saint-Marcel-les-Chalon et de la station de transformation de Pont-Jeanne-Rose près de Montchanin. Toutes ces opérations sont un succès.

 

Dans la nuit du 14 au 15 septembre 1943, les deux hommes rejoignent Londres à bord d'un bi-moteur Hudson qui décolle du terrain Orion, situé à Bletterans dans le Jura.

 

De nouveau parachutés près de Cormatin en Saône-et-Loire, dans la nuit du 7 au 8 novembre 1943, André Jarrot et Raymond Mary-Basset, remplissent une nouvelle mission Armada comportant notamment : l'attaque des lignes à haute tension d'Eguzon et de Paris et l'action contre le barrage de Gigny, dans la nuit du 10 au 11 novembre 1943, en vue de détruire les vedettes allemandes rapides qui se dirigent vers la Méditerranée. Toutes ces opérations sont de nouveaux succès évitant aux Alliés d'avoir à effectuer des bombardements sur ces objectifs.

 

De nouveau appelé à Londres, après l'échec de deux tentatives aériennes, André Jarrot reprend le chemin de l'Espagne avec Guilhemon, Mary-Basset et deux autres camarades à la fin du mois de mars 1944. Cette fois, il parvient à Londres avec Mary-Basset sans passer par les geôles espagnoles.

 

Le 9 juillet 1944, André Jarrot est parachuté, en qualité de délégué militaire du département de Saône-et-Loire au-dessus de la Saône. Au sol, la conductrice qui le prend en charge, Odette Boulanger, deviendra Madame Jarrot. Cette nouvelle mission a pour but précis d'empêcher le repli des troupes allemandes qui remontent la vallée du Rhône. Le lendemain, il participe à la destruction du pont de Tournus.

 

Le 7 août 1944, Jarrot qui réclame des armes lourdes pour les maquis de Saône-et-Loire et ne voit rien venir, s'embarque par la force dans un avion en partance pour Londres où il obtient finalement, grâce à son insistance et en raison de ses états de services, un important parachutage de matériel américain qu'il "accompagne" à Sennecey-le-Grand, le 10 août 1944.

 

Après la libération du territoire qu'il commande sur le plan militaire, alors qu'il commence à souffrir du manque d'action, André Jarrot obtient une nouvelle fois d'être employé à une mission spéciale. Rappelé en Angleterre, il subit un nouvel entraînement intensif dans le but d'être parachuté en Allemagne, derrière les lignes ennemies. Il est ainsi parachuté à Hambourg, dans les derniers jours de la guerre en mai 1945.

 

Ses deux frères, membres de la Résistance, ont été déportés en Allemagne par les Nazis. Un seul est rentré et son état a nécessité de grands soins. Le second est mort dans la baie de Lubeck lors du naufrage du Cap Arcona qui transportait 6 000 déportés.

 

De retour en France, André Jarrot est affecté à l'Etat-major avant de reprendre rapidement ses activités de garagiste et de devenir responsable du RPF dès 1947, puis fondateur de l'UNR en 1958.

 

Maire de Lux de 1953 à 1965, il devient Maire de Montceau-les-Mines de 1965 à 1986.

 

Devenu en 1957, conseiller général du canton de Chalon-Sud, puis président de la communauté urbaine du Creusot-Montceau-les-Mines.

 

André Jarrot est député de Saône-et-Loire de 1958 à 1974, puis de 1978 à 1981.

 

Membre du Parlement européen de 1962 à 1974, ministre de la Qualité de la Vie de mai 1974 à janvier 1976, il est ensuite élu sénateur RPR de Saône-et-Loire (1986-1995).

 

Il est aussi président de la Confédération nationale des Combattants volontaires de la Résistance, président du Conseil national des Expositions du Travail (Meilleur ouvrier de France) administrateur et président d'honneur de la Fondation de la Résistance.

 

André Jarrot est décédé le 21 avril 2000 à Lux par Chalon-sur-Saône où il a été inhumé.

 


• Grand Officier dans l'Ordre national de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 16 juin 1944
• Croix de Guerre 1939-1945 (3 palmes)
• Médaille de la Résistance française
• Médaille des Evadés
• Médaille des Blessés
Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
• Military Medal (GB)
• Distinguished Conduct Medal (GB)
• King's Medal for Courage in the Cause of Freedom (GB)
• Medal of Freedom (USA)
• Officier de l'Ordre de Léopold (Belgique)
• Croix de Guerre Belge
• Médaille de la Résistance polonaise en France

 

 

 

Source : Ordre de la Libération

http://www.ordredelaliberation.fr/fr/les-compagnons/486/andre-jarrot

 

 

Gérard BOCQUERY - UNADIF mars 2016

André Jarrot. Source : Ordre de la Libération

André Jarrot. Source : Ordre de la Libération

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Publié par Gérard BOCQUERY - dans Histoire
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27 octobre 1926 : Seloncourt, Doubs - 26 septembre 1943 : Besançon, Doubs

 

Fils d’instituteurs, Henri Fertet est né le 27 octobre 1926 à Seloncourt dans le Doubs.

 

Après des études primaires à Seloncourt où ses parents sont en poste, il entre en 1937 au Lycée Victor Hugo de Besançon.

 

Elève intelligent et appliqué, passionné d’histoire et d’archéologie, il intègre, pendant les vacances de l’été 1942, un groupe de résistance dirigé par Marcel Simon, jeune agriculteur de 19 ans et secrétaire de la Jeunesse agricole chrétienne (JAC) locale, à Larnod, à quelques kilomètres de Besançon.

 

En février 1943, constitué d’une trentaine de membres, le groupe intègre l’organisation des Franc-tireurs et Partisans (FTP) et devient le Groupe-franc "Guy Mocquet" (en hommage au plus jeune des fusillés de Châteaubriant en octobre 1941) qui s’organise rapidement dans la lutte clandestine.

 

Henri Fertet (enregistré sous le matricule Emile – 702) participe comme chef d’équipe à trois opérations : tout d’abord à l’attaque du poste de garde du Fort de Montfaucon le 16 avril 1943 pour s’emparer d’un dépôt d’explosifs qui entraîne la mort d’une sentinelle allemande.

 

Le 7 mai suivant, à la destruction d’un pylône à haute-tension à Châteaufarine près de Besançon.

 

Le 12 juin 1943, sur la route Besançon-Quingey, il prend part également avec Marcel Reddet, à l’attaque du commissaire des douanes allemand Rothe dans le but de lui prendre son arme, son uniforme et les papiers qu’il transporte. Henri Fertet tire sur le commissaire, le blessant mortellement mais l’arrivée d’une moto les empêche de se saisir des documents.

 

Activement recherché, le groupe va subir de nombreuses arrestations à partir de juin 1943.

 

Arrêté par les Allemands le 3 juillet 1943 chez ses parents à l’Ecole de Besançon-Velotte à trois heures du matin, Henri Fertet est conduit en cellule à la prison de la Butte à Besançon. Jugé par un tribunal de guerre allemand le 18 septembre 1943, il est le plus jeune des prévenus et est condamné à mort en même temps que 15 de ses 23 co-inculpés dont 7 autres seront déportés (3 reviendront).

 

Après 87 jours d’emprisonnement et de torture, Henri Fertet, âgé de 16 ans, est fusillé à la Citadelle de Besançon le 26 septembre 1943 avec 15 de ses camarades. Dans une dernière lettre à ses parents, il écrit :

"Je meurs pour ma patrie. Je veux une France libre et des Français heureux. Non pas une France orgueilleuse et première nation du Monde, mais une France travailleuse, laborieuse et honnête. Que les Français soient heureux, voilà l'essentiel. […] Adieu, la mort m'appelle, je ne veux ni bandeau ni être attaché. Je vous embrasse tous. C'est quand même dur de mourir. Mille baisers. Vive la France.

Un condamné à mort de 16 ans. Henri Fertet."  

 

Inhumé au cimetière de Saint-Ferjeux à Besançon, son corps a été exhumé et incinéré après la guerre. Ses cendres ont été dispersées avec celles de son père à Sermoyer dans l'Ain.

 

En 1947, Henri Fertet a été homologué dans le grade d’aspirant des Forces françaises de l’Intérieur à titre posthume.

 

 

Chevalier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération - décret du 7 juillet 1945
Croix de Guerre 1939-1945
Médaille de la Résistance française
Croix du Combattant Volontaire 1939-1945
Médaille de l'Internement pour faits de Résistance

 

 

Source : Ordre de la Libération

 

Gérard Bocquery UNADIF novembre 2014

Henri Fertet. Source : Ordre de la Libération

Henri Fertet. Source : Ordre de la Libération

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Publié par Gérard BOCQUERY - dans Histoire
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2 mars 1921 : Paris – 5 août 1944 : KL Mauthausen, Autriche

 

Alias : Robert - Attalin - Asselin - Arnoux - Chevalier - Charpentier

 

D'origine corse, Pierre Arrighi est né le 2 mars 1921 à Paris où son père, Paul Arrighi, est bâtonnier à la Cour.

 

Etudiant en droit à Paris, il prépare le concours d'inspecteur des Finances lors de la déclaration de guerre.

 

Il refuse la défaite de juin 1940 et cherche immédiatement le moyen de lutter contre l'occupant.

 

Il entre dans la Résistance dès l'hiver 1940-1941 dans la filiale de zone nord du "Mouvement de Libération Nationale" (MLN) créé en zone sud par Henri Frenay. Pierre Arrighi milite activement dans cette filiale - qui prend bientôt pour nom "Les Petites Ailes" - et qui est dirigé par le capitaine Robert Guédon.

 

Il s'occupe de collecte de renseignements et de l'évasion de prisonniers de guerre.

 

En juin 1942, Robert Guédon le présente à Jacques Lecompte-Boinet, qui est chargé du bureau d'information du mouvement qui vient de connaître, à la suite d'une trahison, une vague d'arrestations qui aboutit au démantèlement de l'Etat-major parisien des "Petites Ailes".

 

Jacques Lecompte-Boinet, presque seul avec Pierre Arrighi, ne parvenant pas à rétablir la liaison avec la zone sud et Henri Frenay, entreprend de mettre sur pied son propre mouvement, "l'Organisation Nationale de la Résistance".

 

Ayant parallèlement obtenu sa licence en droit, Pierre Arrighi est inscrit comme avocat au Barreau, activité qui sert de couverture à ses activités clandestines. Il est également élève à l'Ecole des Sciences-Politiques où il recrute de nouveaux membres parmi ses camarades comme François Delimal.

 

Persuadé de l'importance de créer des groupes-francs, il voyage en province pour constituer des groupes dans un but militaire et de renseignements ; il fonde notamment une unité dans la Marne où, en contact avec le Bureau des Opérations Aériennes (BOA), il charge François Delimal d'organiser la réception d'armes par parachutages.

 

En janvier 1943, le mouvement, toujours dirigé par Jacques Lecompte-Boinet, prend le nom de "Ceux de la Résistance" (CDLR). En son sein un important réseau de renseignements ("Manipule") voit le jour en mars 1943 qui centralise les informations recueillies par les différents groupes du mouvement dont ceux de Pierre Arrighi. A Paris, ce dernier est aidé pour cela par ses deux secrétaires, Christiane de Cuverville et Georgette Le Rolland.

 

Au printemps 1943, il fait entrer son père - qui travaillait déjà pour des réseaux britanniques - à CDLR qui devient rapidement un des cinq grands mouvements de Résistance de la zone occupée. Paul Arrighi, quant à lui, est désigné comme le successeur de Jacques Lecompte-Boinet en cas d'absence ; Pierre Arrighi sera le n° 3.

 

Celui-ci, nommé responsable militaire du mouvement malgré son très jeune âge, coordonne, sous le nom de "Charpentier", toute une équipe d'agents de liaison qui, sous ses ordres, transmettent les directives vers la province.

 

Au départ de Jacques Lecompte-Boinet pour Londres en septembre 1943, Paul Arrighi prend logiquement la direction de CDLR. Mais il est arrêté le 30 octobre, alors que son fils assiste à une conférence à Genève sur les besoins militaires de la Résistance avec des responsables nationaux et des personnalités alliées.

 

A son retour, Pierre Arrighi prend à son tour la tête du mouvement avant d'être arrêté lui aussi par la Gestapo, deux semaines plus tard, le 19 novembre 1943, au café Le Triadou, dans le 8ème arrondissement de Paris. Le mouvement est alors temporairement décapité.

 

Envoyé à Fresnes puis à Compiègne, il est déporté en Allemagne en janvier 1944 au camp de Buchenwald, puis en Autriche, au camp de Mauthausen où il meurt d'épuisement le 5 août 1944.

Il est inhumé au Château d'Artem (Mauthausen).

 


Chevalier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944
Croix de Guerre 1939-1945
Médaille de la Résistance française avec rosette

 

 

Source : Ordre de la Libération

 

Gérard Bocquery UNADIF octobre 2014

Pierre Arrighi. Source : Ordre de la Libération

Pierre Arrighi. Source : Ordre de la Libération

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07 juillet 1905 : Moutoux, Jura -  28 janvier 1982 : Dijon, Côte-d’Or

 

Emile-Louis Lambert est issu d'une famille d'agriculteurs, il poursuit des études agricoles et juridiques, avant d'intégrer les rangs de la toute récente Mutualité sociale agricole, dont il devient le directeur départemental pour le Doubs.



Viscéralement hostile à l'idéologie nationale-socialiste, Emile-Louis Lambert choisit, dès les premières heures de l'occupation, de rejoindre les rangs de la Résistance ; son action lui vaut d'être arrêté, puis déporté.

 

A son retour en France, Emile-Louis Lambert fonde et préside l'Union nationale des associations de déportés, internés et familles de disparus, qu'il anime avec le bâtonnier Paul Arrighi, le révérend-père Michel Riquet et Irène de Lipkowski.



Emile-Louis Lambert se présente à la tête de la liste du MRP dans le Doubs lors des élections du 2 juin 1946 pour la seconde Assemblée nationale Constituante.

 

Emile-Louis Lambert approuve le nouveau projet de Constitution voté par l'Assemblée nationale le 28 septembre 1946 et ratifié par référendum le 13 octobre. Il sollicite le renouvellement de son mandat lors des élections législatives du 10 novembre. Le MRP maintient ses positions, Emile-Louis Lambert, qui conduit la liste, est ainsi réélu.



Il retrouve la Commission des pensions, et siège à la Commission de la défense nationale ; cette dernière le désigne d'ailleurs pour faire partie de la sous commission chargée de suivre et de contrôler de façon permanente l'emploi des crédits affectés à la défense nationale. Emile-Louis Lambert est en outre nommé de nouveau juré à la Haute cour de justice.



Parlementaire très actif, Emile-Louis Lambert rédige, au cours de la législature, plusieurs dizaines de rapports, et intervient à de nombreuses reprises à la tribune de l'Assemblée. Il est l'un des députés les plus impliqués dans la discussion des textes de loi visant à établir le statut définitif des déportés et internés de la Résistance ; « sans sous-estimer, même si peu que ce soit, tout l'intérêt que présente le cas des malheureuses victimes éprouvées d'une manière quelconque par la barbarie nazie, il est, toujours, incontestable que, dans la hiérarchie des urgences, les martyrs de la Résistance doivent occuper la première place », souligne-t-il dans un rapport déposé le 5 février 1948. Emile-Louis Lambert propose une clarification des statuts :

le titre de déporté résistant serait acquis à toute personne ayant été transférée, en raisons d'actes de résistance à l'ennemi, dans un camp de concentration allemand, dans des territoires sous contrôle des puissances de l'Axe, ou dans certains camps d'Alsace et de Lorraine ;

le titre d'interné résistant, à toute personne ayant subi une détention minimum de trois mois, pour actes de résistance à l'ennemi, « sous réserve qu'aucune action contraire à l'esprit de la résistance ne puisse leur être imputé, soit avant, soit après l'arrestation ».

Aux déportés résistants et internés résistants, mais aussi, sous certaines réserves, aux prisonniers de guerre et aux travailleurs du service du travail obligatoire, Emile-Louis Lambert propose, dans un rapport déposé le 11 mars 1948, de réserver une série d'avantages sociaux et financiers (versement d'un « pécule », aux victimes ou à leurs ayant-droit s'ils sont décédés, attribution d'une « médaille de la déportation et de l'internement »,...).



Le député du Doubs intervient en outre à deux reprises à la tribune de l'Assemblée, les 10 février et 29 mars 1949, pour déplorer « l’hostilité de l'administration à l'égard des revendications essentielles formulées par les déportés et les internés de la Résistance, et pour presser le gouvernement de mettre en place un plan de financement destiné à  compenser les pertes de toute nature subies par les déportés et internés de la Résistance, et à indemniser le travail effectué par ceux-ci pour le compte des particuliers et des institutions publiques et privées de l'Etat allemand ».



Attentif à ce que les jeunes générations n'ignorent pas les horreurs de la guerre et de la déportation, Emile-Louis Lambert dépose aussi, le 14 décembre 1949, un rapport sur une proposition de résolution déposée par son collègue du Doubs, le député Jean Minjoz, visant à sauvegarder les vestiges des camps de concentration nazis, « afin d'honorer leurs martyrs et de flétrir la barbarie hitlérienne ».

 

De nouveau candidat à la tête de la liste du MRP lors des élections législatives du 17 juin 1951, Emile-Louis Lambert n'est cette fois pas réélu.

Il rejoint alors la fonction publique, en qualité de directeur régional de la protection civile.

 

Il fait valoir ses droits à la retraite en 1970.



Emile-Louis Lambert décède le 28 janvier 1982 à Dijon.

 

Grand-Officier de la Légion d'honneur.

 

 

Source : site internet de l'Assemblée nationale

 

Gérard Bocquery UNADIF octobre 2014

 

 

 

Emile-Louis Lambert. Source : site internet de l'Assemblée nationale

Emile-Louis Lambert. Source : site internet de l'Assemblée nationale

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03 décembre 1898 : Dun-sur-Auron, Cher – 16 août 1995 : Paris



Irène Aurélie Juliette de Lipkowski est la fille du docteur Auguste Marie, conseiller général de la Seine, la belle-fille de Charles Dumont, député (1898-1924) puis sénateur (1924-1939) du Jura, ancien ministre.

 

Elle est l'épouse d’Henri de Lipkowski, ingénieur des Arts et Manufactures, déporté et mort à Buchenwald en 1944.

 

Mère de quatre enfants, l'un de ses fils est mort en combattant dans l'armée Leclerc, l'autre, Jean-Noël de Lipkowski, ancien des Forces françaises libres, est devenu député de Seine-et-Oise en 1956 après une carrière dans la diplomatie.

 

Après des études secondaires au lycée Lamartine à Paris, Irène de Lipkowski s'est d'abord consacrée aux œuvres sociales, notamment dans la lutte contre la tuberculose. Elle est la fondatrice et la directrice du centre de « La Cure immédiate » destiné aux enfants en attente de préventorium.

 

Elle est présidente de l'Association de l'hygiène antituberculeuse et des comités de la Croix Rouge française d'Orly et de Vitry.

 

Après s'être également consacrée aux familles de prisonniers pendant la guerre, elle préside, à la Libération, l'association nationale des familles de résistants et des otages morts pour la France (ANFROMF), elle est également vice-présidente de la fédération nationale des déportés et internés de la Résistance (FNDIR).

 

Fidèle à ses convictions gaullistes, elle adhère au Rassemblement du peuple français (RPF) en 1947 et est élue en octobre conseillère municipale et maire-adjoint d'Orly, ville dont son père avait été maire pendant dix-sept ans. Elle sera réélue en 1953.

 

Elle anime diverses associations féminines, tel un Comité de travail féminin et une association des élus municipaux en vue d'informer et de former des femmes à la vie politique.

 

Députée de la Seine de 1951 à 1955. Soucieuse d'incarner un gaullisme avant tout social, Irène de Lipkowski intervient peu dans les débats politiques. Le 18 mars 1952, elle dénonce pourtant, en termes très vifs, l'entrée tardive des communistes dans la Résistance et l'appropriation politique de celle-ci par le Parti communiste.

 

Elle est l'auteur du rapport qui aboutit à la loi n° 54-415 du 14 avril 1954 consacrant le dernier dimanche d'avril au souvenir des victimes de la déportation et morts dans les camps de concentration du IIIe Reich au cours de la guerre 1939-1945.

 

Elle est maire de Marennes (Charente-Maritime) de 1965 à 1971 et membre de la première Assemblée régionale Poitou-Charentes.

 

Irène de Lipkowski décède le 16 août 1995 à Paris.

 

 

Officier de la Légion d'honneur.

Elle est également titulaire de diverses décorations françaises et étrangères.

 

 

Source : site internet de l'Assemblée nationale et FNDIR.

 

Gérard Bocquery UNADIF octobre 2014

Irène de Lipkowski. Source : site internet de l'Assemblée nationale

Irène de Lipkowski. Source : site internet de l'Assemblée nationale

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8 octobre 1899 : Paris – 9 octobre 1970 : Brive-la-Gaillarde, Corrèze

 

Edmond Charles Octave Michelet était un homme politique français. Résistant, déporté. Il est le père de l'écrivain Claude Michelet.

 

Edmond Octave Michelet est le fils de Florentin Octave Michelet et Victoire Jehanne. Titulaire du certificat d'études en 1912, il s'engage en 1918 dans l'infanterie mais ne monte pas au front.

Établi à Brive après la guerre, il exerce, comme son père, le métier de représentant de commerce. Il préside la Jeunesse Catholique du Béarn, milite à l'Action française jusqu'en 1928 puis pour le catholicisme social.

En 1930, il est président de la Jeunesse catholique de la Corrèze.

 

Le 17 juin 1940, il distribue des tracts dans les boîtes aux lettres de Brive qui dénoncent l'esprit de capitulation et appellent ainsi à la Résistance à travers une œuvre de Charles Péguy, L'Argent, suite. Chef du mouvement de Résistance Combat en Limousin (région R5) sous le nom de Duval, il est arrêté le 25 février 1943 à Brive-la-Gaillarde par la Gestapo.

Transféré à Fresnes où il est mis au secret, il est déporté en septembre 1943 à Dachau où il est impressionné par la personnalité de Georges Lapierre. Avant d'être assassiné, le général Charles Delestraint donna l'ordre de « se regrouper autour de Michelet ».

Edmond Michelet préside le Comité patriotique français de Dachau (organisation de retour des déportés français et espagnols). Il est rapatrié du camp parmi les derniers en juin 1945.

 

Élu député MRP de la Corrèze en 1945, il devient Ministre des Armées du général de Gaulle le 21 novembre 1945, poste qu'il occupera jusqu'au 16 décembre 1946. Réélu député en 1946 (Deuxième Assemblée nationale constituante et Assemblée nationale), il siège au Palais-Bourbon mais est battu en 1951.

 

Il adhère par la suite au RPF dont il devient l'un des principaux dirigeants. En 1947, il participe à la fondation du Mouvement des Républicains Populaires Indépendants, qui regroupe les exclus ou démissionnaires du MRP pour double-appartenance avec le RPF. Il est sénateur de la Seine entre 1952 et 1959 (vice-président du Conseil de la République en 1958). Le 9 juin 1958, il revient au gouvernement comme ministre des Anciens combattants (ministère de Gaulle), puis comme ministre de la Justice du 8 janvier 1959 au 24 août 1961, date à laquelle Michel Debré, mécontent de son opposition à la très dure répression menée par Maurice Papon contre le FLN et les Algériens de Paris, obtient son remplacement. Le Premier Ministre juge en effet l'action du garde des Sceaux, qui est partisan de la négociation, vis-à-vis du FLN comme beaucoup trop laxiste.

 

Garde des sceaux, Edmond Michelet signe, le 4 juin 1960 une ordonnance qui modifie profondément le code pénal et le code de procédure pénale et qui rétablit la peine de mort pour raison politique abolie depuis 1848. Passée relativement inaperçue, cette ordonnance fut condamnée par des juristes éminents. Lors du procès des généraux Maurice Challe et André Zeller, coauteurs du putsch du 22 avril 1961, Michelet écrit le 30 mai 1961 une lettre personnelle au procureur Besson lui enjoignant de réclamer à l'audience la peine de mort: « il est clair que pour l'un et l'autre le châtiment suprême doit normalement être réclamé. » Besson refuse ses injonctions et demande une peine de quinze années de réclusion que le tribunal prononce. Peu de temps après, Edmond Michelet l'oblige à quitter son poste.

 

Siégeant au Conseil constitutionnel, de 1962 à 1967, Edmond Michelet est par ailleurs président international du Centre européen de documentation et d'information (CEDI) de 1962 à 1964.

 

En 1963, à la demande du général de Gaulle, il fonde l'Association France-Algérie. Edmond Michelet devient Ministre d'État, chargé de la Fonction publique, du 6 avril 1967 au 31 mai 1968 (gouvernement Georges Pompidou IV), puis succède à André Malraux comme ministre des Affaires culturelles, du 20 juin 1969 à son décès (gouvernement Jacques Chaban-Delmas).

 

Fin connaisseur de Charles Péguy, il se liera d'amitié avec les De Gaulle, ou encore Marc Chagall. André Malraux dira de lui qu'il fut « l'aumônier de la France »

 

Il s'éteint le 9 octobre 1970 dans sa propriété de Marcillac, à Brive, victime d'une hémorragie cérébrale. Son épouse née Marie Vialle est décédée en 1989 à 89 ans.

 

 

 

Commandeur de la Légion d’honneur

Croix de guerre 1939-1945

Médaille de la Résistance française avec rosette

Croix du Combattant volontaire

Médaille pénitentiaire

Juste parmi les nations (dossier 6805, 1995)

 

 

Source : encyclopédie wikipédia

 

Gérard Bocquery UNADIF octobre 2014

Edmond Michelet. Source : © Musée Edmond-Michelet, ville de Brive

Edmond Michelet. Source : © Musée Edmond-Michelet, ville de Brive

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 23 juillet 1903 : Vieux-Condé, Nord -  29 janvier 1969 : Le Quesnoy, Nord

 

Eugène Thomas est un homme politique français, ministre, résistant, déporté, créateur du réseau de résistance France au Combat.

 

Fils d'un douanier, Eugène Thomas devient instituteur et secrétaire de la section départementale de la Fédération nationale des instituteurs.

 

En 1936, il est élu député SFIO du Nord. Il appartient à la commission de l'Algérie, des colonies et des pays de protectorat, de la commission d'Alsace-Lorraine, ainsi que de la commission des Douanes et conventions commerciales.

 

Mobilisé pendant la Seconde Guerre mondiale, il participe à la campagne de Belgique, puis à la bataille de la Somme. Fait prisonnier à cette occasion, il ne peut être présent lors du vote des pleins pouvoirs à Philippe Pétain.

 

Après son évasion, il se consacre à la reconstitution des fédérations socialistes (au sein du Comité d'action socialiste), au réseau France au Combat avec Augustin Laurent et à la lutte contre l’occupant, comme membre, puis chef, du réseau Brutus.

 

Arrêté par la Gestapo en avril 1943, torturé et emprisonné à Fresnes pendant neuf mois, il est déporté à Buchenwald, où il crée une section socialiste clandestine avec Georges Brutelle, avant d’être libéré par l’armée américaine, en avril 1945.

 

En 1945, il est un des membres fondateurs de la Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (FNDIR)

 

Il retrouve son siège de député en 1945. Il est réélu en 1946, 1951 et 1956.

 

Eugène Thomas est conseiller général dès 1937 et maire du Quesnoy de 1945 à 1947 et de 1953 à sa mort. Il ouvre sa ville au tourisme après le rachat des remparts.

 

Il siège au Conseil économique et social de 1959 à 1964.

 

Ses nombreux portefeuilles de secrétaire d’Etat et de ministre des PTT lui ont permis d'œuvrer à la construction du premier réseau téléphonique français.

 

 

Commandeur de la Légion d'honneur

Croix de guerre avec palme

Médaille de la Résistance française avec rosette

Croix de guerre belge

 

 

Sources : encyclopédie wikipédia et site internet de l'Assemblée nationale

 

Gérard Bocquery UNADIF octobre 2014

Eugène Thomas. Source : site internet de l'Assemblée nationale

Eugène Thomas. Source : site internet de l'Assemblée nationale

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11 mai 1887 : Gisors, Eure – 1er novembre 1976 : Gisors, Eure

 

Albert Forcinal est un homme politique français, résistant et déporté.

 

Albert Louis Forcinal naît le 11 mai 1887 à Gisors (Eure), dans une famille de commerçants. Lui-même est négociant et industriel en verrerie. Il entre en politique en 1908.

 

Mobilisé en 1914, il est blessé le 5 septembre 1914 à la bataille de la Marne. Il est considéré comme mort, son décès est annoncé à sa famille. Il est en fait très gravement blessé, mais il s'en sort. Volontaire pour le front en 1916, défenseur du Mont-Sans-Nom (Champagne) le 15 juillet 1918, il est fait officier de la Légion d'honneur sur le champ de bataille. Il termine la guerre avec neuf citations.

 

Après la guerre, il devient conseiller général de l’Eure pour y représenter le canton de Gisors en 1925 (il le reste jusqu'en 1976). Il est élu Maire de Gisors. Albert Forcinal se présente aux élections générales législatives de 1928 dans la circonscription des Andelys et y est élu. Il est réélu en 1932, et devient proche de son voisin Pierre Mendès France élu à ce moment-là.

 

À partir de 1935, il adhère au groupe parlementaire du parti nouvellement formé, l'USR. Il est élu secrétaire de la Chambre des députés, où il est un député actif, pacifiste, laïque profondément républicain. Il est réélu en 1936.

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le 10 juillet 1940, il ne prend pas part au vote accordant les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

Il s'engage dans la Résistance. Membre du réseau "Cahors-Asturies". Arrêté le jour de ses 56 ans, le mardi 11 mai 1943, il est déporté à Buchenwald le samedi 22 janvier 1944. Son épouse est déportée à Ravensbrück.

 

À la libération des camps, il rentre à Gisors en mai 1945. Il participe à la création de la Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (FNDIR).

 

En 1947, il entre brièvement au gouvernement, comme ministre des anciens combattants.

 

Albert Forcinal meurt le 1er novembre 1976 à Gisors.

 

 

Commandeur de la Légion d’honneur

Croix de Guerre 1914-1918 (9 citations)

 

 

Source : encyclopédie wikipédia

 

Gérard Bocquery UNADIF octobre 2014

Albert Forcinal en 1932. Source : encyclopédie wikipédia

Albert Forcinal en 1932. Source : encyclopédie wikipédia

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28 mai 1911 : Strasbourg - 15 décembre 1996 : Paris

 

Alias : Lenoir - Robert - Martin  - Gilles 

 

Jean-Pierre Levy est né le 28 mai 1911 à Strasbourg où son père était négociant.

 

Il fait ses études à l'Institut d'enseignement commercial de Strasbourg avant de travailler comme agent commercial puis comme représentant dans une entreprise de filatures.

 

Au cours de son service militaire en 1930, il suit les cours de l’Ecole d’élève officier de réserve de Poitiers. Il est mobilisé le 24 août 1939 comme lieutenant et démobilisé en août 1940.

 

Il entre dans la Résistance à Lyon dès septembre 1940 et participe aux activités du groupe France-Liberté, à partir de janvier 1941, en rédigeant et diffusant des tracts antiallemands et en recherchant des imprimeurs et des fonds. Co-fondateur en 1941 du mouvement Franc-Tireur avec Antoine Avinin, Elie Péju, Auguste Pinton, Noël Clavier et Jean-Jacques Soudeille, Jean-Pierre Levy, alias Gilles, en devient le chef national.

 

Bientôt, le journal clandestin Franc-Tireur  est diffusé régulièrement tous les mois, passant d’un tirage de 5 000 exemplaires en novembre 1941 à 150 000 en août 1944. Jean-Pierre Levy organise le mouvement en différents services : renseignement, parachutage, et groupes francs. Il crée également un service social, et prend des contacts avec les représentants de la France libre, les agents britanniques et les autres mouvements de résistance de la zone sud.

 

Il est interrogé une première fois par la police le 15 octobre 1941 à cause de l’imprudence d’un de ses agents à Clermont-Ferrand, sans suite. Un an plus tard, il est arrêté à Lyon et est libéré grâce au courage d’un de ses co-inculpés qui le disculpe en prenant sur lui toute la responsabilité de l’affaire. Arrêté une deuxième fois à Lyon en pleine rue, le 24 décembre 1942, il est relâché par erreur mais doit entrer immédiatement dans la clandestinité en quittant toute activité officielle, un mandat d’arrêt étant lancé contre lui.

 

En février 1943, il participe à la création des Mouvements unis de Résistance (MUR) avec les mouvements Combat d’Henri Frenay et Libération d'Emmanuel d'Astier de la Vigerie.

 

Après deux tentatives infructueuses de départ pour Londres sur convocation du général de Gaulle (dont une en septembre 1942 avec Jean Moulin) il rejoint la Grande-Bretagne à la mi-avril 1943 par une opération aérienne effectuée dans la région de Macon en compagnie d'Emmanuel d'Astier. Son séjour à Londres est prolongé de deux mois à la suite d'un accident au cours d'un entraînement parachutiste à Wilmslow et il est ramené par opération aérienne (Lysander) dans la région de Lyon, toujours avec Emmanuel d'Astier, le 25 juillet 1943.

 

Arrêté une troisième fois le 16 octobre 1943 à Paris, il est incarcéré à la prison de la Santé pendant huit mois. Lenoir, alias Jean-Pierre Levy, est libéré par un groupe franc des MUR, emmené par Charles Gonard, durant son transfert à Fresnes, le 12 juin 1944. Il reprend alors ses activités clandestines jusqu'à la libération, notamment au sein du Conseil national de la Résistance où il représente Franc-Tireur.

 

De 1944 à 1946, Jean-Pierre Levy est commissaire provisoire auprès de l'Office professionnel des industries du cuir avant de faire une brillante carrière dans l’industrie. Directeur des industries textiles et des cuirs (1947-1949), il dirige ensuite les Industries diverses et des textiles (1949-1970).

 

Inspecteur général de l'industrie en 1956, il est de 1957 à 1964, administrateur des Houillères du bassin d'Auvergne puis, de 1965 à 1971, administrateur de la Régie nationale des Usines Renault. Administrateur de l'Office national des Forêts (1968-1972), il est conseiller d'Etat en service extraordinaire (1970-1974) puis président du conseil d’administration du CNEXO (1971-1975) et président des jurys de l'Ecole des HEC et de l'Institut supérieur des affaires (1972-1978).

 

Jean-Pierre Levy est également président du Comité consultatif et du groupe permanent chargés d'étudier les actions médicales, paramédicales et sociales, liées à la scolarité des enfants et des adolescents (1976-1980).

 

Membre du Conseil de l'Ordre de la Libération, il exerce également de nombreuses responsabilités sociales : vice-président fondateur de Revivre, groupement de solidarité pour les orphelins de la Résistance, de 1945 à 1967 ; administrateur du Comité des oeuvres sociales de la Résistance (COSOR) à partir de 1947 et son président à partir 1972 ; vice-président du Comité d’action de la Résistance (COMAC) en 1954, administrateur et membre du comité exécutif des « Villages d’enfants S.O.S. » de France et des « Villages S.O.S. Monde » en 1967, membre du Comité central de la LICRA à partir de 1971 et administrateur du Centre de documentation juive contemporaine et du Mémorial du martyr juif inconnu depuis 1979 ; il est membre du comité directeur de la Ligue des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1976 à 1980. Membre Fondateur de la Fondation de la Résistance en 1992.

 

Jean-Pierre Levy est décédé le 15 décembre 1996 à Paris où il a été inhumé.

 


Grand-Croix de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération - décret du 24 mars 1943
Grand-Officier de l'Ordre national du Mérite
Croix de Guerre 1939-1945 (1 citation)
Médaille de la Résistance française
Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
Officier du Mérite agricole
Commandeur du Mérite commercial
Commandeur du Mérite artisanal

 

 

Source : Ordre de la Libération

 

Gérard Bocquery UNADIF octobre 2014

Jean-Pierre Levy. Source : Ordre de la Libération

Jean-Pierre Levy. Source : Ordre de la Libération

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