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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 05:00

L'INFO n° 866

 

 

ADIF-FNDIR de l'Oise (60)

 

Mardi 1er septembre 2015, cérémonie de la Libération de Compiègne

 

L'Université de Technologie de Compiègne (UTC) et ses jeunes étudiants ont déposé les gerbes aux côtés des autorités civiles, miltaires et religieuses, en présence de la Secrétaire d'Etat en charge de la Famille.

 

Les dépôts de gerbes ont été précédés de trois magnifiques allocutions de M. Joël Dupuy de Méry, Conseiller municipal en charge des cérémonies patriotiques, de Nathalie Demeurisse, membre du CA de l'ADIF-FNDIR de l'Oise et petite-fille de Résistant scout FFI exécuté par les troupes d'occupation le 30 août 1944, et de Pierre Despret, Ingénieur-Doctorant à l'UTC, Président de D2M-UTC (Devoir de Mémoire).

 

ALBUM-PHOTOS COMPLET sur la page facebook de l'ADIF de l'OISE (lien au bas de cet article)

Alicia et Léa, deux Etudiantes-Ingénieurs (GB et GSU) de l'UTC, entourées de Monsieur Chatel, Sous-Préfet de l'arrondissement de Compiègne, et de Monsieur Huglo, Président délégué de l'Université de Technologie de Compiègne.

Alicia et Léa, deux Etudiantes-Ingénieurs (GB et GSU) de l'UTC, entourées de Monsieur Chatel, Sous-Préfet de l'arrondissement de Compiègne, et de Monsieur Huglo, Président délégué de l'Université de Technologie de Compiègne.

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Publié par Gérard BOCQUERY - dans actualité ADIF
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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 05:00

L'INFO n° 865

 

 

ADIF-FNDIR de l'Isère (38)

 

 

Cérémonie au Monument des 20 Fusillés du cours Berriat

 

Le vendredi 14 août 2015 s’est déroulé, comme chaque année à la même date, la cérémonie au monument des Fusillés du cours Berriat en présence de Monsieur Patrick Lapouze, représentant le Préfet, de Madame Martine Jullian, Délégué au devoir de Mémoire, représentant le Maire de Grenoble, de Chantal Carlioz représentant Monsieur Jean-Pierre Barbier, Député, Président du Département, des maires des communes de Villard de Lans, Méaudre et Autrans, d’une très grosse délégation d’Associations d’Anciens Combattants dont l'ADIF-FNDIR 38, de leurs drapeaux et porte-drapeaux et des Pionniers du Vercors.

Les porte-drapeaux et la garde d'honneur des chasseurs de la 27ème DIM de Varces

Les porte-drapeaux et la garde d'honneur des chasseurs de la 27ème DIM de Varces

Les faits

 

Le matin du 14 août 1944 deux soldats allemands sont tués cours Berriat à Grenoble.

 

Dans l’après-midi de cette même journée 20 maquisards, tous originaires des communes de Villard de Lans, Autrans et Méaudre, prisonniers à la caserne de Bonne, sont amenés à l’angle du cours Berriat et de la rue Ampère dans un camion bâché.

 

Une vingtaine de soldats allemands sortent du camion et se rangent de chaque coté.

 

Cinq jeunes, sur les ordres d’un sergent allemand, descendent du camion et sont dirigés sur le lieu de leur exécution.

 

Ils sont fusillés.

 

Puis, par groupe de cinq ils descendent du camion, rejoignent leurs camarades fusillés et le sont à leur tour.

 

Aucun cri n’a échappé aucune plainte tous très dignes.

 

 

Ils sont morts pour la France, un homme de 47 ans et 19 jeunes hommes âgés de 20 à 27 ans. N'oubliez jamais !

Le Monument des 20 Fusillés du cours Berriat

Le Monument des 20 Fusillés du cours Berriat

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 07:00

L'INFO n° 864

 

 

ADIF-FNDIR de l'Oise (60)

 

 

Des croix gammées sur des tombes au cimetière de Montjavoult

L'ADIF-FNDIR de l'Oise condamne avec la plus grande fermeté cet acte odieux qui nous replongent dans la période la plus sombre du XXème siècle.

 

La Gendarmerie a immédiatement diligenté une enquête afin d'identifier les auteurs. 

Toutes les mesures seront prises pour que les auteurs de cet acte odieux soient interpellés et traduits en justice.

 

 

Des croix gammées sur des tombes

Depuis leur retour des camps, les déportés survivants témoignent et luttent contre toutes les formes de résurgence du nazisme. Il est de notre devoir de continuer la lutte contre toutes les formes de totalitarisme et de dénoncer ces actes odieux. Et de veiller à ce que la Justice soit implacable contre ce fléau

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 07:00

L'INFO n° 863

 

 

ADIF-FNDIR de l'Oise (60)

 

 

 

Cérémonie du dimanche 30 août 2015

71ème anniversaire

 

HISTORIQUE du MAQUIS de RIMBERLIEU

 

Soixante-et-onze années se sont écoulées depuis cette nuit du 28 août 1944 durant laquelle un groupe de six Résistants, couvrant leurs camarades embusqués dans le maquis de Rimberlieu, a été capturé, torturé et passé par les armes.

 

Pas une année ne passe sans que cette cérémonie ne se déroule sur les lieux du drame.

 

Ce fut l'un des épisodes les plus tragiques de la Résistance dans l'Oise, un groupe s'était retranché dans les bois de Rimberlieu dans le but de mener des actions de guérilla contre l'ennemi.

 

Dans la nuit du 27 au 28 août 1944, plusieurs patrouilles de FFI ont confirmé que la situation était calme, mais au matin du 28, vers 6 heures, un camion allemand s'approche.

Bientôt débarque un détachement de cinquante hommes avec à leur tête deux officiers, tous menés par un indicateur français.

Les renseignements qu'il a fournis étaient bons car le groupe de résistants a dû battre en retraite.

Le commandant Jacques de Préval et cinq hommes sont restés en couverture pour protéger leurs camarades.

Mais ils ont été pris par les soldats allemands.

Interrogés et torturés, ils n'ont pas parlé.

 

Les six hommes seront, en fait, fusillés sur place, là où aujourd'hui s'élève un monument à la mémoire du Commandant Jacques de Préval, du Lieutenant Pierre Forest, d'Albert Lagny, de Roger Lescot, d'Irénée Marié et de Paul Plonquet.

 

HONNEUR A CES HOMMES DE LA RESISTANCE MORTS POUR LA FRANCE !

Hommage à six Résistants FFI
Appel aux Morts prononcé par deux membres de l'ADIF de l'Oise, Marie-Agnès Rousselet et Christiane Louis

Appel aux Morts prononcé par deux membres de l'ADIF de l'Oise, Marie-Agnès Rousselet et Christiane Louis

Hommage à six Résistants FFI
Hommage à six Résistants FFI

ALBUM-PHOTOS COMPLET SUR LA PAGE FACEBOOK DE L'ADIF DE L'OISE

 

(lien ci-dessous)

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 10:00

L'INFO n° 862

 

 

ADIF-FNDIR de l'Oise (60)

 

 

FORÊT de COMPIEGNE  -  Samedi 29 août 2OI5

 

Cérémonie à la Stèle d'Alain Demeurisse et Francis Prieur, scouts FFI, membres de l'OCM 138 (voir publication du 27 août sur la page facebook " ADIF de l'OISE ")

 

Cérémonie très émouvante en présence des familles de ces deux Résistants exécutés par les troupes d'occupation le 30 août 1944, jour de l'arrivée des éclaireurs de l'US Army à Compiègne.

 

Présence également de nombreux représentants associatifs patriotiques et de leurs porte-drapeaux et des représentants des communes de Compiègne et Vieux-Moulin.

Patrice Dehollain, Interné-Résistant entouré de Gérard Bocquery, président de l'ADIF-FNDIR de l'Oise et Yves Bouvier, porte-drapeau suppléant de l'ADIF-FNDIR de l'Oise
Patrice Dehollain, Interné-Résistant entouré de Gérard Bocquery, président de l'ADIF-FNDIR de l'Oise et Yves Bouvier, porte-drapeau suppléant de l'ADIF-FNDIR de l'Oise

Patrice Dehollain, Interné-Résistant entouré de Gérard Bocquery, président de l'ADIF-FNDIR de l'Oise et Yves Bouvier, porte-drapeau suppléant de l'ADIF-FNDIR de l'Oise

71ème anniversaire de l'exécution de deux scouts FFI, membres de l'OCM.

 

Stèle-hommage à Francis PRIEUR et Alain DEMEURISSE, Scouts FFI, membres de l'Organisation Civile et Militaire (OCM) du secteur 138, lâchement assassinés par les troupes d'occupation le 3O août 1944, jour de l'arrivée des troupes alliées à Compiègne.

 

La veille, à Coeuvres dans l'Aisne, le 29 août, furieux d’avoir essuyé des coups de feu, les Allemands prirent des otages dont ces deux Scouts qui furent exécutés en forêt de Compiègne.

 

Quelques jours plus tard, début septembre 1944, le propre père d'Alain Demeurisse, sur renseignement d'un garde-chasse, découvrit le corps de son fils et de son ami, à cet endroit. Il fit érigé cette stèle.

 

Ce n'est qu'un an plus tard, que le père de Francis, Jean Prieur, Déporté-Résistant, apprit le décès de son fils, à son retour de déportation.

 

Depuis la Libération, chaque année, le dernier samedi d'août, les deux familles organisent cette émouvante cérémonie.

 

GLOIRE ET HONNEUR A CES DEUX COMBATTANTS DE LA RESISTANCE MORTS POUR LA FRANCE !

Deux Scouts FFI membres de l'OCM 138
Deux Scouts FFI membres de l'OCM 138
Deux Scouts FFI membres de l'OCM 138

Voir toutes les photos de la cérémonie sur la page facebook ADIF de l'OISE (lien ci-dessous)

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 05:30

L'INFO n° 861

 

 

Sortie DVD du nouveau film sur la bataille de Dompaire réalisé par Barthélémy VIEILLOT et Joël MONTAGU.


Nouvelle version tant attendue du 1er film de la collection "Historik" :

«1944 - 2e DB La victoire de Dompaire».

 

Principales nouveautés:
- Narration revue pour recentrer le propos
- Nouvelles images sur la libération de Vittel avec quelques plans sur le Commandant MASSU et le Colonel de LANGLADE
- Interview d'un vétéran allemand, fantassin de la 112e Brigade
- Images d'archives plus nombreuses et réalistes



 

La bataille de Dompaire

 

On peut le commander par courrier directement à:

FRENCH FACTORY PRODUCTION
2 Allée de la Capitainerie des Chasses
94800 VILLEJUIF

en joignant un chèque de 24 € (20€ + 4€ de port)
et en indiquant lisiblement son adresse de livraison.

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Publié par Gérard BOCQUERY - dans actualité cinématographique
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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 08:00

L'INFO n° 860

 

 

Il y a deux ans, nous quittait le Commandant Hélie Denoix de Saint Marc, Grand'Croix dans l'Ordre national de la Légion d'honneur, Déporté-Résistant, membre de nos associations FNDIR-UNADIF

Commandant Hélie Denoix de Saint Marc, un homme d'honneur

Eloge au Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc par le Général CA Bruno Dary, Gouverneur Militaire de Paris.

Lundi 28 novembre 2011, cour d'honneur de l'Hôtel national des Invalides, cérémonie d'élévation à la dignité de Grand'Croix dans l'Ordre national de la Légion d'honneur.

 

 

" Mon ancien, mon commandant, et, si vous le permettez en ce jour exceptionnel, mon cher Hélie ! Nous vivons à la fois une journée exceptionnelle et un moment paradoxal : qui d’entre nous en effet n’a pas lu un seul de vos livres, sans avoir eu, la dernière page tournée, un goût amer dans la gorge ?

 

La guerre est toujours une tragédie et vos livres nous rappellent que l’histoire est souvent une tragédie ; ils m’ont ramené un siècle plus tôt, quand le capitaine de Borelli, officier de Légion, alors au Tonkin, écrivait à ses hommes qui sont morts :
Quant à savoir, si tout s’est passé de la sorte, Si vous n’êtes pas restés pour rien là-bas,
Si vous n’êtes pas morts pour une chose morte, Ô, mes pauvres amis, ne le demandez pas !

 

Et pourtant, aujourd’hui, il n’est pas besoin d’interroger tous les présents, pour affirmer que tous sans exception sont très heureux de vivre ici ce moment exceptionnel ; ils sont heureux pour notre pays, incarné par sa République et son Président qui vient de vous décorer ; ils sont heureux pour la France, qui montre aujourd’hui qu’elle sait à la fois pardonner et reconnaître chacun selon ses mérites ; ils sont heureux pour vous, pour l’honneur qui vous échoit, pour le témoin que vous êtes, pour les mystères que vous avez soulevés, pour le courage que vous avez toujours montré !

 

Alors, permettez-moi d’être leur porte-parole et d’essayer d’exprimer tout haut ce que beaucoup ressentent intérieurement. Je parlerai au nom de ceux qui vous entourent et de ceux qui auraient aimé être là ; je parlerai au nom de tous ceux qui vous ont précédé, ceux qui sont partis, au hasard d’un clair matin, dans les camps de concentration, dans les brumes des calcaires tonkinoises, ou sous le soleil écrasant d’Afrique du Nord. Comme je ne peux les citer tous, j’évoquerai simplement le nom des trois derniers, qui nous ont quittés récemment, le commandant Roger Faulques, héros de la RC4, le major Otto Wilhelm, qui eut l’honneur de porter la main du Capitaine Danjou en 2006 à Camerone, et puis, le caporal Goran Franjkovic, dernier légionnaire à être tombé au combat, voici 15 jours en Afghanistan.

 

Parmi ceux qui se réjouissent aujourd’hui avec vous, je veux citer en premier lieu, les légionnaires, vos légionnaires, ceux d’hier qui ont marqué toute votre vie et ceux d’aujourd’hui qui étaient sur les rangs et sous les armes durant la cérémonie. Vous avez dit et écrit que vous aviez vécu avec eux, les heures les plus fulgurantes de votre vie ! Eh bien, ils sont tous là, les petits, les sans-grades, les sans-noms, les oubliés de l’histoire ! Ceux dont les noms ne figureront jamais sur un monument aux morts ! Ceux qui montent à l’assaut sans hésitation, ceux qui se battent la peur au ventre, mais le courage dans le cœur, et ceux qui sont tombés sans un cri ! Ils ont bâti la gloire de la Légion et de notre armée avec leur peine, leur sueur et leur sang. Parmi eux, comment ne pas évoquer vos légionnaires du 1e REP, ceux des champs de braise et des brûlures de l’histoire, ceux qui, une nuit d’avril 1961, vous ont suivi d’un bloc parce que vous étiez leur chef !

 

Quand j’exerçai le commandement de la Légion étrangère, nous avons évoqué plusieurs fois ensemble cette aventure, votre sentiment et votre peine à l’égard de la Légion d’avoir entraîné des soldats étrangers dans une affaire française ; car la Légion, elle aussi, a payé le prix fort ! Avec les légionnaires, figurent aussi leurs chefs, vos camarades, vos frères d’armes, ceux de tous les combats, ceux du 2e BEP de Raffalli, du 1e REP de Jeanpierre, et puis, Hamacek, Caillaud et votre cher et fidèle ami, le Cdt Morin, camarade de lycée et compagnon de déportation. Ils ont partagé vos joies, vos peines, vos craintes, vos angoisses, vos désillusions et vos espérances.

 

Sont heureux aujourd’hui, les jeunes officiers, ceux de la 4e génération du feu, ceux qui ont longtemps monté la garde face au Pacte de Varsovie, puis, une fois la menace disparue, une fois la Guerre froide gagnée, sont repartis dans de nouvelles aventures, en opérations extérieures, imprégnés de vos écrits, de votre expérience, de vos interrogations, de vos encouragements et de vos messages d’espoir ; ils sont repartis dans des circonstances bien différentes, mais, comme vous, ils ont toujours cherché à servir de leur mieux, guidés par leur devoir et leur conscience!

 

Et puis, parmi ceux qui se réjouissent, il y a ceux qui, un jour dans leur vie, ont dit ‘‘non’’, fatigués des scènes d’horreur, des années d’occupation et des humiliations répétées. Contre toute logique, contre l’air du temps, contre l’attrait du confort et la sécurité du lendemain, ils ont dit non, et ils ont assumé leur décision en mettant leur peau au bout de leur choix ; dans ce long cortège, Antigone a montré le chemin, d’autres ont suivi et habitent encore ici, dans l’aile opposée des Invalides, celle d’Occident ; ce sont les Compagnons de la Libération, vos frères d’armes de la 2e Guerre Mondiale, venus de partout et de nulle part, et qui, comme vous ont dit non, quand ils ont vu la France envahie.

 

Se réjouit aujourd’hui avec vous la foule silencieuse de ceux qui ont connu la souffrance, dans leur corps, dans leur cœur ou leur âme ; il existe un lien mystérieux, invisible, profond, indélébile qui unit ceux qui ont souffert. La marque de la douleur vous confère cette qualité de savoir regarder la vie autrement, de relativiser les échecs, même importants, de rester conscients que tout bonheur est fragile, mais aussi de savoir apprécier les joies simples de la vie, le regard d’un enfant ou d’un petit-enfant, le sourire d’une femme, la fraternité d’armes des camarades, l’union des âmes des compagnons.

 

Vous rejoignent aujourd’hui dans l’honneur qui vous est rendu, ceux qui, comme vous, ont connu la prison, la prison qui prive de liberté, et surtout la prison qui humilie, isole, brise, rend fou, et détruit l’être dans le plus profond de son intimité ; comment ne pas évoquer ce mineur letton du camp de Langenstein, prisonnier anonyme et qui vous a sauvé la vie ? Entre eux aussi, il existe un lien mystérieux : je me souviens de ce jour de septembre 1995, lorsque je vous ai accueilli au 2e REP à Calvi, je vous ai présenté le piquet d’honneur, et au cours de la revue, alors que vous veniez de vous entretenir avec plusieurs légionnaires, vous avez demandé, avec beaucoup de respect et de pudeur, à l’un d’eux : « Mais, si ce n’est pas indiscret, vous n’auriez pas connu la prison? » Et, malgré son anonymat, il vous répondit que c’était bien le cas…

 

Et puis, parmi la cohorte immense, il y a ceux qui croyaient au ciel, et ceux qui n’y croyaient pas, tous ceux qui ont été ébranlés dans leur foi et leurs certitudes, pour avoir vu, connu et vécu l’horreur ; ceux qui ont douté qu’il pût exister un Dieu d’amour, pour avoir hanté les camps de la mort, qu’il pût exister un Dieu de fidélité, pour avoir dû abandonner un village tonkinois, qui avait cru à votre parole, ou qu’il pût exister un Dieu de miséricorde, pour avoir été victime de parjures. Et pourtant, au soir de votre vie, vous restez persuadé que rien n’est inutile et que tout est donné, que si le passé est tragique, l’avenir est plein d’espoir, que si l’oubli peut envahir notre mémoire, le pardon ne pourra jamais assaillir notre cœur ; c’est ce que vous avez appelé : ‘‘l’Aventure et l’Espérance’’

 

M’en voudrez-vous beaucoup si, parmi ceux qui se réjouissent en ce jour, je parle aussi des femmes ? Celles que l’on évoque souvent dans nos chants de légionnaires, Eugénie, Anne-Marie, Véronika ; celles dont les prénoms ont servi à baptiser les collines de Dien-Bien-Phu ; celles qui ont toujours tenu une place particulière dans votre vie de combattant et d’homme de lettres ; celles dont la beauté et le charme ne vous ont jamais laissé indifférent. Je me permettrais d’évoquer la première d’entre elles, Manette, qui comme elle s’y était engagée devant Dieu et les hommes, vous a suivi pour le meilleur, mais aussi pour le pire. Elle et vos quatre filles furent à la peine ; il est bien normal qu’aujourd’hui elles soient à la joie !

 

Enfin et au dessus de tout, ceux qui se réjouiront sans doute le plus, même si leur pudeur ne le leur permet pas, ce sont les hommes d’honneur ! Car l’étoile qui vous a guidé dans toute votre vie, restera celle de l’honneur, puisque vous lui avez tout sacrifié, votre carrière, votre famille, votre renommée, votre avenir et vos lendemains ! Et aujourd’hui, cet honneur vous est officiellement reconnu, car la France, dans sa profonde tradition imprégnée de culture chrétienne, a su pardonner et même plus que cela, elle a reconnu votre sens de l’honneur.

 

Avant de conclure, vous me permettrez de citer ce général, qui, au cours d’un des procès qui suivit la tragédie algérienne, déclara : ‘‘Choisissant la discipline, j’ai également choisi de partager avec la Nation française la honte d’un abandon ! Et pour ceux, qui, n’ayant pu supporter cette honte, se sont révoltés contre elle, l’Histoire dira peut-être que leur crime est moins grand que le nôtre !’’. Aujourd’hui, 50 ans plus tard, à travers l’honneur qui vous est fait, il semble que l’Histoire soit sur le point de rendre son verdict !

 

Mon ancien, vous arrivez aujourd’hui au sommet de votre carrière, militaire et littéraire ; mais comme vous le dîtes souvent, vous êtes aussi au soir de votre vie, à l’heure où l’on voit les ombres s’allonger. Tous ceux qui sont là sont heureux d’être auprès de vous sur ce sommet ; et ce sommet n’est pas qu’une allégorie ! Ce sommet est bien concret ; permettrez-moi de l’imaginer en Corse : toutes vos sentinelles du soir sont là, autour de vous, admirant le soleil couchant ; comme partout en Corse, le paysage est sublime, le spectacle intense ; la nuit s’est répandue dans la vallée, le soir monte, et l’on voit s’éclairer peu à peu les villages et leurs églises, les cloches des troupeaux tintent dans le lointain, et l’on admire le soleil qui disparaît lentement derrière l’horizon dans le calme et la paix du soir. Il va bientôt faire nuit et chacun de ceux qui sont là, qui vous estiment et qui vous aiment, ont envie de fredonner cette rengaine, désormais entrée dans l’histoire : ‘‘Non, rien de rien ! Non, je ne regrette rien !’’ "

 

 

 

Commandant Hélie Denoix de Saint Marc, un homme d'honneur
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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 09:00

L'INFO n° 859

 

 

NE LES OUBLIEZ PAS !

 

71ème anniversaire du massacre de Maillé en Indre-et-Loire (37)

 

 

En 1940, lorsque les Allemands s’installent à Maillé et ses environs, la commune compte un peu plus de 500 habitants.

 

Le 25 août 1944, pendant que Paris fête sa Libération, Maillé est pratiquement rayé des cartes.

 

Cerné par les troupes Allemandes vers 9 heures du matin, le village vit les premiers instants d’un drame qu’aucun objectif militaire ne justifiera.

 

Au moment où les parisiens expriment leur joie d’être enfin libérés de l’occupation, les habitants de Maillé sont traqués, massacrés dans leurs champs, leurs maisons, leurs jardins, leurs caves…

 

124 personnes de 3 mois à 89 ans sont sauvagement assassinées : 37 hommes, 39 femmes, 48 enfants de moins de 15 ans dont 26 de moins de 5 ans et 2 nouveau-nés. Les seuls qui échappent à la mort sont ceux qui ont pu se cacher avant l’arrivée des Allemands ou qui ont simulé la mort au milieu des cadavres.
Le bétail n’est pas épargné non plus. Tout ce qui bouge ce jour là est tué.

 

Dans le village, 52 habitations sont brûlées, il n’en reste que 8 sur la totalité du bourg après le passage de la barbarie nazie.

 

Les habitants de Maillé ont vécu, depuis ce jour, avec le souvenir de cet acte barbare. Ils n’ont jamais rejoint le reste de la France dans la célébration de la Libération de Paris, le 25 août 1944.

Le 25 août est un moment de souvenir heureux à Paris chaque année, tandis que le reste du pays ignore qu’à Maillé c’est la journée de l’hommage aux 124 victimes du massacre.

 

Aujourd’hui, il ne reste aucune trace physique de cette histoire sanglante.

Massacre de Maillé
Massacre de Maillé

Source

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 14:00

L'INFO n° 858

 

 

La 2e DB dans la LIBÉRATION DE PARIS et de sa Région

 


Par Alain EYMARD & Laurent FOURNIER

 

 

 

Tome 1 : De Trappes à l'Hôtel de Ville

La 2ème DB dans la Libération

 

Tome 2 : De l'attaque de l'Hôtel Majestic aux combats du Bourget

La 2ème DB dans la Libération
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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 11:00

L'INFO n° 857

 

 

ADIF-FNDIR de l'Oise (60)

 

 

Mardi 18 août 2OI5 - Clairière du Mémorial de l'Armistice de Compiègne



Centenaire 2OI4-2OI8

2OI4-2OI8 - 1OO JAHRE - Erster weltkrieg gegen das vergessen

 



Cérémonie Franco-Allemande avec dépôt de gerbes au mémorial de la Clairière de l'Armistice, à l'occasion du séjour en France des jeunes Allemands du Volksbund de Brême.

L'UNADIF et l'ADIF-FNDIR de l'Oise étaient présentes.



Chaque été, depuis des décennies, de jeunes Allemands viennent entretenir les tombes des cimetières militaires allemands en France.

C'est un grand plaisir, chaque année, de revoir ces jeunes et leurs encadrants, notamment notre amie, directrice du Volksbund Bremen, Isa Nolle.



Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge e. V.



Vive l'amitié entre la Ville de Compiègne et la Ville de Brême !

Vive l'amitié Franco-Allemande !

 



Gérard BOCQUERY Secrétaire général adjoint de l'UNADIF, Président de l'ADIF-FNDIR de l'Oise

L'Anneau de la Paix de la Clairière de l'Armistice de Compiègne

L'Anneau de la Paix de la Clairière de l'Armistice de Compiègne

Découvrez l'album-photo de cette cérémonie sur la page facebook de l'ADIF-FNDIR de l'Oise (lien ci-dessous)

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Publié par Gérard BOCQUERY - dans actualité ADIF
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