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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 05:00

L'INFO n° 843

 

 

Comment trois femmes déportées à Auschwitz ont réussi à sauver leur bébé

 

BIBILOTHEQUE GLOBALE - Dans un monde en mouvement qui vit au rythme des crises, le récit et la réflexion sont indispensables. Le service Etranger du JDD recense ici les livres qui traitent de l'actualité internationale. Aujourd'hui : Naître et survivre, de Wendy Holden, qui retrace le parcours de trois femmes déportées à Auschwitz et qui envers et contre tout réussirent à sauver leur bébé.

Naître et survivre

"Sind Sie schwanger, fesche Frau?". "Etes-vous enceinte, charmante dame?". "Guten Morgen hübsche Dame, Sind Sie schwanger?". "Bonjour, belle dame, êtes-vous enceinte?". Ah, il a le sens du compliment l'homme à la blouse blanche avec ses manières affables proche de la prévenance. Il arbore même un léger sourire.

 

Il sifflote en marchant d'un pas à la fois nonchalant et décidé dans les rangs de ces femmes jeunes ou moins jeunes, qui se présentent devant lui, toutes nues et le crâne rasé. Priska, Rachel et Hanka ne connaissent pas encore son nom, le reste du monde non plus. Mais la rumeur du camp leur déjà parvenu : être enceinte est une tragédie, l'homme à la blouse blanche fait des choses.

 

 

"L'Ange de la Mort"


L'homme à la blouse blanche, c'est le docteur Joseph Mengele, surnommé "L'Ange de la mort. Un scientifique qui s'est épanoui dans le camp de concentration de Auschwitz, en Pologne. Un médecin qui présente pourtant si bien. Si les autres affichent des bottes crottées, les siennes en revanche sont impeccablement cirées, l'uniforme étincelant, la mine fraîche et rasée de près. Une seule chose le trahit : ses yeux. Froids comme la banquise. Les trois jeunes femmes qui ne se connaissent pas, le sentiront tout de suite.

 

Instinctivement, elles ont compris qu' il leur faut dissimuler leur état de grossesse. "Elles ignorent qu'un coup de gant vers la droite signifie la vie, tandis qu'un coup à gauche les condamne à mort". Mais elles en sont convaincues, l'homme à la blouse blanche leur veut du mal. Il traque le moindre signe de grossesse. Il pince les têtons des femmes pour s'assurer qu'elles n'ont pas de lait, donc qu'elles ne mentent pas. Le docteur Mengele hait les Juifs et ne soigne pas. Le docteur Mengele expérimente.

 

 

"Enceinte? Pas possible, je partage la même couchette"


Des expériences dont les objectifs dépassent l'entendement. Nous sommes en octobre 1944, Camp d'Auschwitz II-Birkenau. Un avant la fin de la guerre, un an avant la libération, une éternité, neuf mois de souffrance totale et absolue, neuf mois à cacher cette étincelle de vie dans leurs corps faméliques qui survit en chacune d'elle. Rachel enceinte? "Impossible, lance Bala, l'une de ses soeurs. Je le saurais, j'ai partagé la même couchette pendant des mois".

 

Enceinte Anka? Son amie lui fabrique un soutien-gorge dans un morceau de tissu afin de cacher au maximum sa poitrine alourdie par la grossesse. Enceinte Priska qui pèse à peine quarante kilos? "Oui, hurle hystérique une déportée tchèque. Tu vas toutes nous faire tuer". Et de fait, Priska a une peur panique d'être exécutée sur le champ. Mais les nazis la regardent dégoûtés et la laissent tranquille. Lorsqu'elle accouche quelques jours après avoir été démasquée, elle donne la vie à une petite "fille" pour elle, mais le "diable" aux yeux des nazis.

 

 

Les Nazis n'ont plus de gaz


Mais la grande Histoire est en marche. La défaite est à portée de canon. Les Allemands s'organisent à nouveau. Ils vident les camps et traînent avec eux dans leur fuite mortifère des milliers de prisonniers, prisonnières, dans un état de privation abyssal. Les trois jeunes femmes prématurément vieillies et officiellement enregistrées comme "Juive polonaise", "Juive slovaque" et enfin "Juive tchèque", ont marché, pris le train, seize jours dans des wagons à bestiaux à travers toute l'Europe centrale.

 

Le convoi numéro 90124 arrive enfin en gare de Mauthausen, le 29 avril 1945. Priska et sa petite Hana de dix-sept jours, Rachel et son petit Mark de neuf jours et Hanka qui n'a pas encore accouché. La vie et la mort dans le combat le plus intime qu'il soit : celui de ce que l'on porte en soi. Une lutte féroce. La force d'une mère contre la puissance dévastatrice des nazis. Le gaz vient à manquer pourtant. La marche vers la mort, de fait, décroît. Le destin est enfin du côté des trois femmes.

 

 

"Survivors"


Le titre original du livre de Wendy Holden. Parce que comment ces trois femmes ont-elles pu survivre? Comment ont-elles pu sauver leurs nouveaux-nés? Wendy Holden retrace leur parcours avec une minutie d'historienne à laquelle elle ajoute une empathie réelle pour Rachel, Priska et Anka. Mais la journaliste romancière britannique est allé encore plus loin. Elle a retrouvé les enfants de ces survivantes, Hana, Mark et Eva. Les "bébés" se sont retrouvés à Mauthausen, en 2010.

 

 

Naître et survivre de Wendy Holden

Traduction de Karine Reigner-Guerre et Agathe Peltereau-Villeneuve

Editions Presse de la Cité

442 pages

21,50 €.

 

 

Source : Karen LAJON - Le Journal du Dimanche

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Publié par Gérard BOCQUERY - dans actualité lecture
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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 08:30

L'INFO n° 842

 

 

Tout le monde connait la pièce de théâtre (devenue film) « le prénom » dans laquelle il est question de donner le prénom Adolf a un petit garçon à naitre.


Il est certain qu’après la seconde guerre mondiale, ce prénom a connu une forte déclivité de popularité et est devenu on ne peut plus difficile à porter.

Mais si on s’est penché sur la question du prénom, on a (presque) totalement occulté la question du nom de famille

Car non, il n’y avait pas qu’un Hitler : il y en avait plusieurs !

 

Dans son livre "les plus étonnantes histoires du IIIe Reich", Daniel Charles Luytens, retranscrit une interview accordée en 1949 par Aloïs Hitler, demi-frère du fürher, alors âge de 67 ans et restaurateur à Hambourg.


Il y évoque les (rares) souvenirs qu’il garde de son frère et la difficulté à porter ce nom qu’il a par ailleurs fait changer.

« Si mon Père ne s’était pas remarié une troisième fois, Goering serait aujourd’hui colonel en retraite, Goebbels, rédacteur en province et Ribbentrop placier en Champagne

[…] Depuis peu, je suis légalement autorisé de supprimer la lettre T dans mon nom et la remplacer par un L. Je m’appelle désormais Hiller. De ma vie je n’ai éprouvé un tel bonheur.


 

Adolf Hitler enfant

Adolf Hitler enfant

Comprenez-moi. N’ayant au fond de commun avec Adolf que le hasard de notre naissance et nos souvenirs d’enfance, pourquoi pâtirais-je d’un nom qu’il a déshonoré ?


[…]Adolf, c’était le démon incarné enfant.


Vaniteux, meneur, pleurnichard, disputailleur, poltron il était parfaitement insupportable.
Il rejetait la responsabilité de ses actes sur les autres, sans jamais reconnaître ses propres fautes. Il voulait toujours commander. Dieu me garde de lui en vouloir, mais, de ma vie, je n’ai rencontré un enfant aussi fourbe.

[…] Quelques années plus tard, ayant appris par sa mère qu’il traînait la misère à Vienne, je lui ai adressé un mandat de 100 couronnes, une grosse somme à l’époque. Il ne m’a pas seulement remercié.

Par contre lorsqu’en 1923, à Munich, il commença à avoir quelques partisans, il s’est brusquement souvenu de moi pour m’écrire d’entrer dans son parti et surtout de verser une cotisation. Je me suis bien gardé de le faire.

[…] Un jour, à un meeting, je me suis trouvé nez à nez avec Adolf. Pour la première fois depuis tant d’années. Il m’a bien regardé, hésité une seconde, puis a fait semblant de ne pas me reconnaître…



À Berlin, j’ai ouvert un restaurant, sous mon nom. Les nazis affluaient chez moi.
J’éprouvais un certain plaisir à les voir entrer, faire le salut nazi : « Heil Hitler ! »
Je me demandais en effet si, les narines chatouillées par le fumet de ma cuisine, de cri de leur cœur n’allait pas au Hitler gargotier que j’étais plutôt qu’à l’autre, le Führer.

[Nos rencontres ?] Oh ! Si peu ! Simplement pour m’enlever mon deuxième fils, l’obliger d’entrer dans la Jeunesse hitlérienne et le faire massacrer, à dix-sept ans sur le front russe.

[Mon fils ainé] voulait si peu entendre parler d’oncle Adolf, devenu Chancelier du Reich, qu’après l’avoir rencontré une ou deux fois, il préféra s’expatrier en Amérique, s’y faire américain, changer de nom, s’engager dans la marine des États-Unis, puis faire sa propre guerre tant à l’oncle qu’au Reich… Que lui est-il advenu par la suite ? Hélas ! Je l’ignore. »



Sans nouvelles de ses enfants, son restaurant berlinois fermé, Aloïs Hitler quitte la ville et s’enfuit à Hambourg où, fin avril 1944, il apprit d’un haut parleur de rue qu’il venait de perdre son demi-frère. Mais il s’appelait toujours Hitler lui-aussi…

« Arrêté par les Anglais, j’ai été détenu pendant quelques semaines, mais j’ai pu prouver sans peine que jamais je n’avais été nazi, que mon fils aîné était combattant américain et qu’en fait de Mein Kampf mes écrits ne se bornaient qu’à la rédaction de cartes de menus de mon restaurant.
J’ai donc été libéré. Et voilà… »

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 04:30

L'INFO n° 841

 

 

ADIF-FNDIR du Rhône (69) - Le MUADIR

 

 

Dans la foulée de son assemblée générale en mars 2015, le MUADIR a organisé des voyages pédagogiques au Struthof avant de participer activement aux cérémonies de la Journée nationale du Souvenir des victimes et des héros de la déportation.

 

 

Cette année, ce sont, comme à l’accoutumée, un car de collégiens, puis un de lycéens que le MUADIR a invités à visiter le Struthof, le Centre Européen du Résistant Déporté et le Mémorial Alsace-Moselle de Schirmeck. Invité du 1er voyage, Jean-Dominique Durand, adjoint au maire de Lyon chargé de la Mémoire et agrégé d’Histoire, a pu mesurer l’implication et l’émotion des jeunes dans cette visite. Des jeunes qui ont entonné une vibrante Marseillaise lors du dépôt de gerbe autour de notre drapeau porté par l’un d’eux.

 

 

La Journée nationale du Souvenir des victimes et des héros de la déportation fut marquée à Lyon par un dépôt de gerbe, une allocution de notre compagnon déporté Jean Kauffmann, la lecture du message national par André Laroche et le Chant des Marais par la chorale du collège Jacques Duclos, dont une classe avait effectué le  voyage au Struthof.

 

 

A l’issue de la remise des prix du CNRD du Rhône, le MUADIR a remis le « Prix du Déporté »,  sous la forme d’une invitation au Struthof en 2016, à 10 lauréats.

 

 

Le président Pascal Charret et Michel Gonnet, chargé des voyages mémoriels, enfin, ont remis en fin d’année scolaire des exemplaires du livre « Jusqu’au Bout de la Résistance » aux élèves du collège Vendôme et du lycée Martinière-Monplaisir, deux établissements ayant réuni le plus grand nombre de lauréats au CNRD 2014-2015.

Michel Gonnet, les lycéens lyonnais (porte-drapeau et porteurs de la gerbe), Pascal Charret, président du MUADIR-ADIF-FNDIR 69 et Jean-Dominique Durand, maire-adjoint de Lyon

Michel Gonnet, les lycéens lyonnais (porte-drapeau et porteurs de la gerbe), Pascal Charret, président du MUADIR-ADIF-FNDIR 69 et Jean-Dominique Durand, maire-adjoint de Lyon

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 20:00

L'INFO n° 840

 

 

ADIF-FNDIR du Maine-et-Loire (49)

 

 

photo D.R. Ouest-France

photo D.R. Ouest-France

Grugé-l'Hôpital. Ils ont rendu hommage au général Leclerc, leur "héros"

 

Le général Leclerc, qui créa la 2e division blindée et participa à la libération de Paris, est passé par Grugé-l’Hôpital. Samedi 27 juin, le village lui a rendu hommage.

 

Militaires ou anciens combattants, ils s'étaient tous donné rendez-vous à Grugé-l'Hôpital, ce samedi 27 juin, pour commémorer le 75e anniversaire du 27 juin 1940. 

 

 

 

Un changement d'identité à Grugé-l'Hôpital

 

Ce jour-là, dans la commune de 320 habitants, le maire Édouard Delanöe et l’abbé Francis Brossier ont permis à Philippe de Hauteclocque de devenir Philippe Leclerc.

Il rejoignit alors à vélo les Forces françaises libres, le 25 juillet 1940. Puis créa la 2e DB (division blindée) en 1943 et participa notamment à la libération de Paris en août 1944.

 

Photo D.R. Ouest-France

Photo D.R. Ouest-France

Inauguration du char Sherman

 

Cette journée commémorative a aussi été l'occasion d'inaugurer, devant la mairie, un char Sherman de 34 tonnes, nommé Harstadt. 

 

Après six années de combat, l'association grugéenne du souvenir du général Leclerc a finalement obtenu ce véhicule blindé, qui rend hommage à la 2e DB, "aussi emblème du village", souligne Claude Berthet, le président. 

Photo D.R. Ouest-France

Photo D.R. Ouest-France

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 05:30

L'INFO n° 839

Deux voleurs interpellés à Auschwitz-Birkenau

 

 

 

Deux jeunes Britanniques ont été interpellés sur le site du musée de l'ancien camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau pour vol de plusieurs objets ayant appartenu aux déportés de ce plus grand camp de la mort installé pendant la Seconde guerre mondiale par l'Allemagne nazie dans le sud de la Pologne, a indiqué la police locale ce jour.

"Les deux Britanniques nés en 1998 et 1997 ont été remis lundi à la police par les gardiens du musée d'Auschwitz et se trouvent en détention provisoire", a indiqué Mariusz Ciarka, le porte-parole de la police de la région de Cracovie, dans le sud du pays. "Pour vols d'objets à valeur historique, ils risquent une peine allant d'un à dix ans de prison", a-t-il précisé. "Dans la journée, le procureur devrait décider des charges contre eux", a-t-il encore expliqué.

Selon Pawel Sawicki, un porte-parole du musée, "les deux hommes ont été interpellés à proximité des baraquements où se faisait le tri des affaires personnelles des déportés", appelé dans le jargon du camp "le Canada" en référence aux richesses de ce pays. "Des gardiens les ont aperçu fouiller dans la terre. Alertés, ils les ont interpellés et ont découvert qu'ils étaient en possession de bouts de verres armés, de boutons, d'une tondeuse à cheveux et de morceaux de métal", a précisé Sawicki. "C'est un terrain où on retrouve encore dans la terre des objets ayant appartenu aux victimes du camp", a ajouté Pawel Sawicki.

Le musée constate régulièrement des vols de toutes sortes d'objets, comme des bouts de fils de fer barbelés, par les visiteurs qui veulent les emporter en souvenir de leur visite au camp. Il s'agit d'un véritable fléau. Le musée est visité chaque année par plus d'un million de personnes du monde entier. Le vol le plus audacieux fut celui de l'inscription métallique originale "Arbeit macht frei" de l'entrée de ce camp en décembre 2009. L'instigateur de ce vol, un ancien leader néonazi suédois de 34 ans Anders Högström, fut condamné à 2 ans et 8 mois de prison. Désormais c'est une copie qui se trouve à l'entrée du camp, l'original retrouvé en morceaux a été ressoudé et se trouve au musée.

Un million de Juifs ont trouvé la mort à Auschwitz-Birkenau, camp créé par l'Allemagne nazie en Pologne occupée, ainsi que 70.000 à 75.000 Polonais non juifs, 21.000 Tziganes, 15.000 prisonniers de guerre soviétiques et 10.000 à 15.000 autres prisonniers, dont des résistants, selon les données du musée du camp.

 

 

 

Source : Le Figaro avec AFP

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 15:00

L'INFO n° 838

 

 

ADIF-FNDIR de l'Oise (6O)

 

Beauvais, préfecture de l'Oise

Mardi 23 juin 2OI5 : Installation du Conseil départemental de l'ONAC-VG de l'Oise.

 

Conseil départemental présidé par Monsieur Emmanuel BERTHIER, préfet de l'Oise.

 

Sur proposition du président de l'ADIF-FNDIR de l'Oise, Gérard BOCQUERY, le vice-président, Jacques BERGEZ, Déporté-Résistant, membre du Conseil départemental de l'ONAC-VG durant la période 2011-2015, a été reconduit à cette fonction pour 4 ans (2015-2019). Monsieur BERGEZ est également membre du Conseil d'administration national de la FNDIR et juge-assesseur au Tribunal régional des pensions d'Amiens.

 

Sur proposition également du président Gérard BOCQUERY, la secrétaire générale de l'ADIF-FNDIR de l'Oise, Madame Claude du GRANRUT, fille de Déportés-Résistants, entre également dans le Conseil départemental pour la même période (2015-2019). Madame du GRANRUT est également membre du Conseil d'administration national de l'UNADIF et présidente nationale de la SFAADIR.

 

Le président et l'ensemble des membres de l'ADIF-FNDIR de l'Oise renouvellent leurs plus sincères félicitations à ses deux membres, Claude du GRANRUT et Jacques BERGEZ.

Claude du Granrut et Jacques Bergez (photos D.R.)
Claude du Granrut et Jacques Bergez (photos D.R.)

Claude du Granrut et Jacques Bergez (photos D.R.)

Préfecture de l'Oise, Beauvais

Préfecture de l'Oise, Beauvais

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 10:00

L'INFO n° 837

 

 

Pierre Rolinet, Déporté-Résistant, Président de l'Amicale française du camp de concentration de Natzweiler- Struthof, également membre des Conseils d'administration de la FNDIR - UNADIF, sera le prochain grand témoin notre revue UNADIF-FNDIR "LE DEPORTE POUR LA LIBERTE"

Pierre Rolinet, grand témoin du prochain n° du "Déporté pour la liberté"

Pierre Rolinet, Déporté-Résistant, préside l’Amicale du camp du Struthof, il est également membre de la FNDIR et, à ce double titre, témoigne depuis des années sur la déportation, notamment auprès des jeunes.

 

À 93 ans, Pierre Rolinet retourne très souvent au Struthof. Le camp où, en 1944, il a passé des mois terribles avant d’être expédié à Dachau est devenu en quelque sorte sa « salle de classe ». Le tableau y est très noir, chargé de souvenirs douloureux, mais cela lui permet de mieux ouvrir l’esprit, de ceux qu’il accompagne, aux dangers qui pèsent sur la démocratie.


« La vigilance s’impose quand on songe à la façon dont a émergé l’hitlérisme, comment le nazisme a conquis l’Allemagne, une nation civilisée. Cela peut arriver partout dans le monde, même si en France, notre caractère peut rendre la chose difficile à réaliser. Mon camarade Edmond Michelet, devenu plus tard ministre du général de Gaulle, me disait souvent : « Vive la pagaille française ! » « Je conseille aux jeunes de s’engager dans leur vie, mais évidemment pas pour n’importe quelle cause. Je l’ai fait tout au long de la mienne ».

 

Témoin extraordinaire, Pierre Rolinet a tenté de compter de manière tout à fait approximative, le nombre des jeunes et adultes auxquels il s’adresse depuis des années. « Je pense que j’ai parlé de mon expérience à quelque 10 000 personnes » confesse-t-il dans un sourire.

 

« Malgré les bonnes volontés, les témoins vont disparaître. Quand je vois comme le témoin est considéré, écouté, respecté, je ne peux m’empêcher de penser que cette transmission de l’histoire sera délicate. Il y a les livres, le cinéma, les reportages, mais ça ne vaut pas la présence d’un témoin. J’ai pourtant confiance dans tous les gens de bonne volonté. De ce point de vue, je salue la création au Struthof du Centre européen du résistant déporté. »

Photo D.R. De gauche à droite : Max Marlot, vice-président de l'Amicale du Struthof ; Pierre Rolinet, président de l'Amicale du Struthof ; Jean-Marie Muller, président national de l'UNADIF également président du Comité international du Struthof

Photo D.R. De gauche à droite : Max Marlot, vice-président de l'Amicale du Struthof ; Pierre Rolinet, président de l'Amicale du Struthof ; Jean-Marie Muller, président national de l'UNADIF également président du Comité international du Struthof

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 05:00

L'INFO n° 836

 

 

Commémoration dans toutes les communes de France du 75ème anniversaire de L'APPEL HISTORIQUE DU GENERAL DE GAULLE à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l'ennemi.

Il y a 75 ans, L'APPEL

Le 18 juin 1940 sur les ondes de la BBC, le Général de Gaulle appelait les Français à refuser la défaite et à poursuivre le combat avec lui, au sein des Forces Françaises Libres.

 

Entouré de volontaires qui l'avaient rejoint en Grande-Bretagne, il jetait les bases d'une alternative au régime de Vichy et à sa politique de collaboration avec l'Allemagne nazie : LA FRANCE LIBRE.

 

Durant quatre ans, sans jamais faillir, l'homme du 18 juin délivra la France de son propre abandon et incarna, à travers tous les territoires français et à travers le monde, l'âme de la Résistance et le maintien de la France au combat.

 

Le 8 mai 1945, l'Appel du 18 juin révélait enfin sa portée et sa signification historique : la France retrouvait son rang en recevant aux côtés des Alliés la capitulation de l'Allemagne nazie.

Il y a 75 ans, L'APPEL
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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 07:00

L'INFO n° 835

 

 

Les congrès nationaux 2OI5 FNDIR-UNADIF ont lieu cette année dans la magnifique ville de Strasbourg du jeudi 18 au dimanche 21 juin.

La petite France
La petite France

La petite France

Congrès exceptionnels commémorant le 7Oème anniversaire de la libération des camps de concentration et le 7Oème anniversaire de la création de la FNDIR

La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg
La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg
La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg
La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg

La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg

Un programme très riche durant ces quatre jours de congrès

 

En savoir +

Programme des congrès 2OI5

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 07:00

L'INFO n° 834

 

Très bon anniversaire Anise Postel-Vinay ! (93 ans aujourd'hui - ndlr)

 

 

ANISE POSTEL-VINAY

« AMIE, ENTENDS-TU »

 

PORTRAIT

 

Emprisonnée à Ravensbrück avec Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle, la résistante publie ses mémoires de camps.

 

A Ravensbrück, la nuit, les bébés pleuraient. Ils étaient enfermés dans une pièce, avec interdiction pour les mères d’aller les voir. Ils mouraient vite, au bout de deux ou trois semaines, emportés par les maladies et la malnutrition. L’horreur ordinaire. Dans les forêts du Brandebourg, au nord de Berlin, plus de 130 000 femmes, et parfois leurs enfants, ont été déportées pendant la Deuxième Guerre mondiale.

 

Anise-Postel Vinay, l’une d’elle, y a survécu. Elle a partagé le châlit, les planches de bois de son lit, avec Germaine Tillion dans ce camp de concentration. Elle s’est liée, aussi, avec Geneviève de Gaulle, la nièce du général. Ces deux résistantes entrent au Panthéon mercredi 27 mai. «Cela ne me paraissait pas très important au départ, raconte Anise Postel-Vinay, Germaine était si bien dans son petit cimetière.» Puis elle a compris l’importance de la mémoire face à «l’oubli innocent de beaucoup de Français», mais aussi face aux négationnistes. L’importance, également, de mettre en avant les actes de bravoure des résistantes, parfois oubliés. A 92 ans, elle ne sort plus beaucoup de chez elle, une grande tour dans le XIIIe arrondissement où elle habite depuis plus de quarante-cinq ans. Diminuée physiquement, elle reste très vive d’esprit. Dans un témoignage écrit avec la journaliste Laure Adler, elle raconte la résistance, la prison et les camps.

 

Accessible, fort et émouvant, le récit donne une multitude de détails sur les pérégrinations d’une jeune fille dont la vie bascule en juin 1940. Dans son fauteuil confortable, élégamment vêtue, elle n’a de cesse de minimiser son action : «Une histoire anonyme parmi des millions d’autres.» « Anise Postel-Vinay a mis des mois avant d’accepter de venir parler dans mon émission puis de témoigner plus longuement, raconte Laure Adler. J’ai été très impressionnée par son immense modestie.» Et pourtant !

 

Son engagement ne fut, malheureusement, pas si courant. En juin 1940, la jeune femme a 18 ans. Née Girard [aucun lien de parenté avec l’auteur de l’article, ndlr], elle est originaire d’une famille du Jura. Son père s’installe à Paris dans les années 1920 comme oto-rhino. Quatre frères et sœurs, une éducation «catholique», «républicaine», un peu «puritaine» mais aussi ouverte sur le monde avec la fréquentation d’une école Montessori. «La liberté, c’était un des grands principes de ma mère», écrit-elle.

 

A Ravensbrück, il fallait arracher chaque instant de petite liberté, survivre au manque de sommeil, de nourriture, de vêtements, de soins, ces privations perpétuelles faites pour que les détenues «finissent par disparaître par elles-mêmes». Chaque matin, on comptait les morts de la nuit, parfois sa propre camarade de lit.

 

Lorsqu’Anise Postel-Vinay parle du camp de concentration, sa voix, d’ordinaire assurée, devient plus trouble. Elle lève la tête, regarde les oiseaux voler au-dessus de Paris, ses yeux d’un vert bleu rieur se voilent d’un gris laiteux. Elle se souvient de tout, on ne peut pas oublier.

 

Au lycée, elle entre chez les Eclaireuses de France, un mouvement de scoutisme laïque, puis elle décide de commencer à étudier l’allemand à l’université. Elle aime la poésie et musique d’Outre-Rhin. Elle sourit: «Je ne me doutais pas que cela serait si utile à Ravensbrück.» Très tôt, sa famille humaniste est anti-Pétain. Elle ne comprend pas la soumission de celui-ci à Hitler. Anise Postel-Vinay souhaite rejoindre l’Angleterre. C’est l’une de ses premières grandes déceptions : aucune de ses amies, même chez les scouts, n’accepte de partir avec elle.

 

Soixante-quinze ans après, elle en est encore attristée. «Dans tous les aspects de la vie, la lâcheté est ce qu’il y a de plus courant», regrette-t-elle. Libérée, à la fin de la guerre, elle n’a jamais pu renouer contact avec ses anciennes copines, «on ne parlait plus la même langue».

 

Grâce à sa mère, elle finit par entrer dans un réseau de l’Intelligence Service. Les Anglais lui demandent des renseignements militaires. Elle a 19 ans, elle n’y connaît rien, mais elle prend son courage à deux mains et sa bicyclette et va à Vincennes compter les chars. Ou elle relève les positions des bunkers de défense antiaérienne de la Wehrmacht dans la petite couronne parisienne. Malheureusement, elle finit par être arrêtée par la Gestapo, le 15 août 1942. Son frère et son père le seront aussi, à d’autres moments. Ils survivront. Pas sa sœur : à la libération de Paris, elle est abattue par des soldats nazis en fuite.

 

Anise Postel-Vinay est enfermée à Fresnes et à la Santé. Ils ne se connaissent pas encore, mais son futur mari, André, est embastillé aux mêmes endroits. Leurs familles se rencontrent et sympathisent dans la queue des colis. «Ils reviendront et nous les marierons», plaisante sa future belle-sœur. «Bien sûr nous avons eu tout de même le choix», sourit la résistante. D’une dizaine d’années plus âgé, il est nommé directeur général de la Caisse centrale de coopération économique après la guerre. Il est brièvement, trois mois, secrétaire d’Etat chargé des Travailleurs immigrés en 1974, sous Giscard, avant de démissionner devant la faiblesse des moyens alloués aux logements sociaux. Si la politique les tentait, André et elle, gaullistes de toujours, n’ont jamais été membres d’un parti.

 

A Ravensbrück, la solidarité est totale. Il y a quelques moments d’espoir extraordinaires. Comme ces dizaines de Polonaises qui devaient être exécutées et qui seront cachées pendant des mois par leurs codétenues. Germaine Tillion est une «femme merveilleuse de bonté, de simplicité, de drôlerie. Un courage total». Plus âgée, Kouri, de son surnom, lui remonte en permanence le moral. Elles resteront intimement liées pour le restant de leur vie. Une impression étrange surgit lorsqu’on lit son récit. On sait, ce n’est pas une surprise et pourtant, c’est comme si on redécouvrait la nature du mal. Dans la discussion, Anise Postel-Vinay alterne les moments de pessimisme et d’optimisme.

 

Elle trouve qu’en ce moment, «cela va mal», mais espère que ce n’est qu’un passage, croit en des cycles immuables de vaches maigres et grasses. Puis, elle s’attriste des migrants qui tapissent le fond de la Méditerranée. Lève les yeux, regarde le ciel bleu : «A Ravensbrück, si on avait su à quel point la cruauté et les guerres se multiplieraient après notre retour, je ne sais pas si on aurait tenu.» Femme au foyer après la guerre, elle a eu quatre enfants, a désormais onze arrière-petits-enfants, et a consacré une bonne partie de son temps à des associations d’anciens déportés.

 

En 1945, leurs récits n’intéressent personne. Seuls quelques journalistes sont présents aux procès des bourreaux de Ravensbrück. Devant une horreur trop grande, le déni est toujours très fort. Le lendemain de notre rencontre, on l’accompagne à une conférence à la mairie du Ve arrondissement sur Pierre Brossolette, qui entre lui aussi au Panthéon le 27. A la sortie, elle lit tout haut les mots gravés au frontispice du temple républicain : «Aux grands hommes, la patrie reconnaissante.»

 

Elle s’arrête un instant, puis ajoute : «Il faut ajouter "aux grandes femmes" maintenant.»

 

 

ANISE POSTEL-VINAY EN 5 DATES


12 juin 1922 Naissance à Paris.
15 août 1942 Arrêtée par la Gestapo.
Avril 1945 Libérée de Ravensbrück.
Juin 1946 Épouse André Postel-Vinay.
Mai 2015 Publie "Vivre" aux éditions Grasset.

 

 

Source : Quentin GIRARD - Libération

Photo : Anise POSTEL-VINAY (D.R. Sabine MIRLESSE) - Et la couverture du livre VIVRE
Photo : Anise POSTEL-VINAY (D.R. Sabine MIRLESSE) - Et la couverture du livre VIVRE

Photo : Anise POSTEL-VINAY (D.R. Sabine MIRLESSE) - Et la couverture du livre VIVRE

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Publié par Gérard BOCQUERY - dans actualité lecture
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