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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 04:30

 

L'INFO n° 1 109

 

 

ADIF-FNDIR des Hauts-de-Seine       UNADIF-FNDIR 92

 

 

Chaque année, le Samedi précédant la Journée Nationale du Souvenir des Victimes et Héros de la Déportation, a lieu dans les Hauts-de-Seine une cérémonie départementale dont le protocole est assuré par l’ADIF-FNDIR 92.

 

 

Cette manifestation s’est déroulée en trois étapes :

 

1 ) Prélèvement de la Flamme de la Résistance, dépôt de gerbe et recueillement dans la Crypte au Monument de la France Combattante du Mont Valérien. A cette partie plus intime de la cérémonie avaient été invités des candidats au CNRD, des élus CMJ des communes du Département et de jeunes porte-drapeaux. 

 

2 ) Cérémonie officielle au monument des Martyrs de la Déportation et de la Résistance de Nanterre , en présence de plusieurs déportés, résistants ou anciens combattants 39/45, du Président du Conseil Départemental , du Préfet des Hauts de Seine , des autorités civiles et militaires , des associations  patriotiques et bien sûr des familles.

 

3 ) Un défilé et les remerciements aux porte-drapeaux dans la cour d’honneur du Conseil Départemental , suivi d’un cocktail.

 

 

 

Cette année ce sont plus de 300 personnes, dont 86 drapeaux et une quarantaine de jeunes qui ont participé à une cérémonie sobre et émouvante

 

Alain JOLY Président de l'UNADIF-FNDIR 92

 

 

 

 

 

 

Voir l'album-photos complet sur la page ADIF de l'OISE
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Voir l'album-photos complet sur la page ADIF de l'OISE

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L'UNADIF-FNDIR de l'Oise et son drapeau étaient présents, et renouvellent leurs sincères remerciements au Président Alain Joly pour son invitation.

 

Un album-photos complet de ces belles et émouvantes cérémonies est publié sur la page facebook ADIF de l'OISE (cliquez sur les liens)

 

Cérémonies à Nanterre, samedi 29 avril 20I7

Cérémonies à Nanterre (92)

 

 

Cérémonies à Compiègne, dimanche 30 avril 20I7

Cérémonies à Compiègne (60)

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Publié par Gérard BOCQUERY - dans actualité ADIF
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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 04:30

 

L'INFO n° 1 108

 

 

UNADIF - FNDIR

 

 

Journée du souvenir des déportés : "Nous n'avions qu'un seau avec de l'eau et un autre pour nos besoins"

 

 

Ce dimanche 30 avril 2017 est la journée mondiale du souvenir des victimes de la déportation. Parmi les 42.000 résistants envoyés dans des camps pendant la guerre, Jacqueline Fleury a survécu.

 

 

Chaque année, le monde entier honore, le dernier dimanche d'avril, la mémoire des millions de déportés de la deuxième guerre mondiale. Au mémorial de la Shoah à Paris, sous l'Arc de Triomphe et un peu partout en France, des commémorations sont prévues en mémoire des 75.000 Français déportés pour des raisons raciales et 42.000 pour des raisons de résistance.

Jacqueline Fleury est aujourd'hui vice-présidente d'une fédération d'anciens déportés (FNDIR) © Maxppp / HAMILTON / POOL

Jacqueline Fleury est aujourd'hui vice-présidente d'une fédération d'anciens déportés (FNDIR) © Maxppp / HAMILTON / POOL

 

Tortures et maladies

 

Parmi les survivants, figure Jacqueline Fleury, déportée avec notamment Geneviève de Gaulle et Germaine Tillion. Pendant la guerre, elle distribue des journaux clandestins et participe à un réseau de renseignement. A 17 ans, elle est arrêtée par la Gestapo, et envoyée en train, le 15 août 1944, vers le camp de concentration des femmes de Ravensbrück, près de la mer baltique.

"Nous sommes à peu près une centaine. On nous donne un grand seau avec de l'eau et un autre seau pour nos besoins. Nous sommes pour la plupart passées dans les mains de la Gestapo, et nous sommes encore très marquées par les sévices que nous avons subis", raconte-t-elle, se souvenant que "celle qui a peut-être été la plus marquée est une de mes camarades qui a été écartelée".

 

 

 

"Notre voyage a duré sept jours et sept nuits"

 

 

Jacqueline Fleury passe un mois et demi à Ravensbrück, puis un peu plus de sept mois dans trois camps de travail différents. Aujourd'hui nonagénaire, elle raconte une période infernale : "La vie au camp, c'est d'abord le réveil à quatre heures et demi du matin, autant qu'on ait pu dormir", se souvient-elle. "Très vite nous allons toutes être malades d'une maladie très avilissante qui s'appelle la dysenterie", une maladie du côlon très répandue dans les camps de concentration.

 

"Nous n'avions pas grand chose dans le ventre, car la nourriture était faite de soupes très liquides, qui ne suffisaient pas au travail épuisant qu'on nous faisait faire", explique Jacqueline Fleury. Elle est libérée le 9 mai 1945, et rapatriée trois semaines plus tard. Aujourd'hui, elle prend soin des survivantes des camps au sein de la Fédération nationale des déportés et internés de la Résistance, et contribue à entretenir la mémoire des défuntes. En France, 600 rescapés de la déportation sont encore en vie.

 

 

 

"Aucune pitié"

 

Le colonel Jean Thomas a lui aussi été arrêté par la Gestapo en 1943. Direction le camp d'Oranienbourg, au nord de Berlin. "Les SS à la tête des camps de concentration ne nous faisaient aucune pitié", raconte-t-il. "Ceux qui tentaient de s'évader étaient pendus, et ceux qui étaient accusés de sabotage recevaient 25 coups de schlague", décrit-il. "Quelques jours avant l'arrivée des troupes soviétiques à Berlin, ils ont encore pendu des gens".

 

 

 

"C'est une race de gens formés à tuer"

 

Jusqu'au bout de l'enfer, Jean Thomas est confronté à la violence et à la mort : à partir d'avril 1945 il est contraint de suivre les Allemands dans leur déroute. Il effectue 300km de marche, avec un souvenir qui restera à jamais gravé dans sa mémoire : "Je me souviens d'un garçon qui pour moi représente le pur héros de la résistance. Il n'a jamais voulu travailler pour les SS, il s'est ouvert les deux tibias", raconte-t-il.

 

"J'étais à côté de lui alors qu'il ne pouvait pas marcher. Au bout de quelque kilomètres, le SS nous a fait signe, à moi et au camarade qui l'aidait aussi à marcher, de partir. Et nous avons entendu la détonation", se rappelle-t-il. "Ceux qui ne pouvaient pas suivre ont été exécutés". A 94 ans aujourd'hui, Jean Thomas ne passe pas un jour sans repenser à ses camarades morts en détention.

 

 

 

 

 

Source : https://www.franceinter.fr/histoire/journee-du-souvenir-des-deportes-nous-n-avions-qu-un-seau-avec-de-l-eau-et-un-autre-pour-nos-besoins

 

 

 

NDR

Jacqueline Fleury, Déportée-Résistante, Vice-présidente nationale de la FNDIR, Grand Officier dans l'Ordre National de la Légion d'Honneur, Grand'Croix dans l'Ordre National du Mérite.

 

Gérard Bocquery Secrétaire général adjoint national de l'UNADIF-FNDIR

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Publié par Gérard BOCQUERY - dans UNADIF-FNDIR
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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 04:00

 

L'INFO n° 1 107

 

 

UNADIF - FNDIR

 

 

L’UNADIF-FNDIR exprime sa plus vive indignation à l’encontre de ceux qui ont mis en vente des panoplies de déportés sur internet. Cet acte ignominieux est une insulte envers les milliers d’enfants massacrés, transformés en cobayes humains dans les camps nazis ou gazés dès leur arrivée dans les usines de la mort. Les déportés survivants et leurs familles ont été blessés dans leur chair par un tel mépris de la souffrance humaine.
 
 
RueduCommerce a eu beau retirer cette annonce de son site internet, le mal est fait. Un tel degré d’inconscience lié à la recherche du profit à tout prix, une telle méconnaissance de l’histoire sont coupables de la part de ceux qui ont porté une atteinte grave à l’honneur et à la dignité des Déportés et de leurs familles. La mémoire des Déportés n’est pas à vendre !
 
 
Ce scandale prouve qu’il est plus que jamais indispensable d’enseigner l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale et celle de la monstruosité du régime nazi. La déportation n’est pas un jeu. Elle fut une des étapes les plus abominables de l’histoire de l’humanité. La réduire à des accessoires de carnaval est un véritable crime contre la mémoire. Les simples excuses émises par les responsables de cet acte inqualifiable ne suffisent pas. Il est nécessaire de
sévir afin que de tels faits ne puissent se reproduire.
 
 
Jean-Marie MULLER Président national de l’UNADIF

 

Communiqué : Un crime contre la mémoire
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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 04:30

 

L'INFO n° 1 106

 

 

UNADIF - FNDIR

 

 

 

Samedi 29 avril 2017

 

16 H 30 Messe de Requiem en l'Eglise Saint-Roch de Paris



Célébrée en souvenir des Déportés morts pour la France



Recueillement et dépôt de gerbes dans la Chapelle des Déportés.



Institué dès 1953 sur l’initiative des associations ANFROMPF-UNADIF-FNDIR, et plus particulièrement d’Irène de LIPKOWSKI et du Révérend Père Michel RIQUET, qui furent vice-présidents de la FNDIR, ce culte du souvenir a lieu chaque année, la veille de la Journée Nationale du Souvenir, au sein de l’Eglise Saint Roch, dans laquelle a été inauguré en 1953 la Chapelle des Déportés.
 

 

 

 

EGLISE SAINT-ROCH - 296, rue Saint-Honoré – 75001 PARIS

EGLISE SAINT-ROCH - 296, rue Saint-Honoré – 75001 PARIS

 

Dimanche 30 avril 2017 

Journée Nationale du Souvenir des Victimes et Héros de la Déportation



en présence des Autorités civiles, militaires et religieuses




15 H 45 Cérémonie et dépôt de gerbes au MEMORIAL DE LA SHOAH - Rue Geoffroy l’Asnier – 75004 Paris.



16 H 30 Cérémonie et dépôt de gerbes au MEMORIAL DES MARTYRS DE LA DEPORTATION - Île de la Cité - Square de l’Île-de-France – 75004 Paris.



18 H 30 Cérémonie de Ravivage de la Flamme du Souvenir et dépôt de gerbes sous l’Arc de Triomphe de l'Etoile - Place Charles de Gaulle – 75008 Paris.

Journée nationale du Souvenir des Victimes et Héros de la Déportation
Journée nationale du Souvenir des Victimes et Héros de la Déportation
Journée nationale du Souvenir des Victimes et Héros de la Déportation
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 04:30

 

L'INFO n° 1 105

 

 

RAPPEL Conférence ce soir à 19 heures

 

 

Les déportations de répression vers le Reich

 

 

Dès 1933, terroriser, réprimer, « rééduquer » la société allemande, sont des objectifs affichés du régime nazi.


Au service de cette idéologie totalitaire, les camps de concentration constituent d’emblée un des rouages essentiels du IIIème Reich.

Ils forment un système concentrationnaire dont le conflit mondial multiplie le nombre des détenus.

Les victimes de la répression nazie sont principalement des résistants, des politiques, des réfractaires au travail et des raflés de représailles, désormais déportés de toute l’Europe occupée.

Dans le cadre du génocide, les Juifs, sont eux envoyés vers des centres d’extermination, pour être majoritairement assassinés dès leur arrivée.

La déportation est l’outil principal de la répression allemande en France occupée. Il est celui qui fait le plus de victimes : près de 70 000… Parmi elles, 42 compagnons de la Libération dont trois femmes.


Thomas Fontaine évoquera notamment les conditions dans lesquelles ces compagnons ont été déportés.

 

Thomas Fontaine, enseignant-chercheur, spécialiste de l'histoire des déportations
Thomas Fontaine, enseignant-chercheur, spécialiste de l'histoire des déportations

Thomas Fontaine, enseignant-chercheur, spécialiste de l'histoire des déportations

 

L'intervenant

Enseignant-chercheur, Thomas Fontaine est spécialiste de l'histoire des déportations.

Sa thèse, soutenue en 2013 s’intitule « Déporter. Politiques de déportation et répression en France occupée ».

Il a coordonné le Livre-Mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation en 2004, et il est l'auteur de plusieurs livres sur le camp allemand du fort de Romainville.

Il a participé à la réalisation de la nouvelle exposition du musée de l'Ordre et il est depuis fin 2016 le directeur du Musée de la Résistance nationale.

 




Entrée libre dans la limite des places disponibles

réservation obligatoire



par téléphone : 01 47 05 35 15

ou par courriel : secretaire.musee@ordredelaliberation.fr

 



Lieu de la conférence :

Musée de l'Ordre de la Libération

Hôtel national des Invalides
51 bis, boulevard de la Tour Maubourg
75007 Paris

 

 

 

Les prochaines conférences au Musée de l'Ordre...


http://www.unadif.fr/eventlist/details/311-conferences-au-musee-de-lordre-de-la-liberation

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Publié par Gérard BOCQUERY - dans actualité colloque
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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 10:30

 

L'INFO n° 1 104

 

 

ADIF-FNDIR de l'Aisne   UNADIF-FNDIR 02

ADIF-FNDIR de la Seine Maritime   UNADIF-FNDIR 76

 

 

Jean-Jacques BEHAGUE est décédé lundi 10 avril 2017 dans sa 94ème année à Houppeville.

 

 

Jean-Jacques Béhague, Déporté-Résistant

Jean-Jacques Béhague, Déporté-Résistant

 

Issu d’un modeste milieu ouvrier, « gamin du familo », personne de caractère forgé dès l’enfance par la discipline Godin de Guise (02), il a très tôt été lucide du monde qui l’entourait. Après des études très prometteuses, il entre à l’Ecole Normale ; ce parcours sera interrompu par la guerre. Conséquence de l’esprit militaire de son père entré en Résistance, il décide de s’engager à l’âge de 20 ans.

 

 

Lors de la cérémonie religieuse du 21 avril 2017, Mireille Legrand, Présidente Honoraire de l’ADIF-FNDIR de l’Aisne,  a retracé  sa vie et lui a rendu hommage :

 

«  Je suis déléguée pour vous rendre un hommage à vous Membre de notre Association. Vous aviez tenu à adhérer dans l'Aisne, car vous êtes né à Guise et étiez un Résistant de Guise de l'O.R.A. (Organisation de la Résistance Armée)

 

Le 8 octobre 1943 alors que vous tentiez de rejoindre, en Angleterre, l'armée du Général de Gaulle, vous êtes arrêté à la frontière espagnole et dirigé vers différents endroits, puis vers le camp de Compiègne-Royallieu le 1er décembre 1943.

 

Le 16 janvier 1944, vous êtes déporté au camp de concentration de Buchenwald par  un train où, avec vos compagnons, vous êtes entassés à 100 dans des wagons de marchandises de 16 m2.

Dès votre arrivée à Buchenwald, vous n’êtes plus Jean-Jacques BEHAGUE, mais le matricule 41 117, numéro que vous avez intérêt à dire en allemand, sous peine de sévices, voire de pendaison…

Puis vous êtes transféré au camp de Rottleberode et de là, le 4 avril 1945, c'est le départ sur la "Route de la Mort" où ceux qui sont à bout de souffle sont froidement exécutés.

Sur cette route vous êtes enfin libérés le 3 mai 1945 par les russes. Vous réussissez à rentrer chez vous le 25 mai 1945 ; vous avez 21 ans 1/2 et ne pesez plus que 40kg.

 

Vous avez tenu à offrir, à notre ADIF-FNDIR de l'Aisne, vos témoignages écrits pour les insérer sur le site www.adif-aisne.fr, et le site internet national www.unadif.fr, afin de faire connaître  les horribles traitements infligés à des êtres humains dans l’enfer concentrationnaire nazi -traitements qu’on n’infligerait pas à des animaux. Nous n'oublierons pas, pour que " Plus jamais ça".

 

Monsieur Jean-Jacques BEHAGUE vous avez hautement mérité d’entrer dans l’Ordre national des  Chevaliers de la Légion d’Honneur, de recevoir la Médaille militaire, la Croix de Guerre 1939-1945 avec palme, la Croix du Combattant volontaire de la Résistance et la Médaille de la Déportation pour Faits de Résistance.

Nous, Membres de l’ADIF, vous disons au revoir, et adressons, à vos Enfants, à vos Petits-Enfants et à toute votre Famille, nos condoléances émues. »

 

 

Durant sa vie d’enseignant puis de directeur d’établissement il n’eut de cesse de parler de son parcours. Bien des jeunes, sont venus le voir ou lui ont écrit pour dire à quel point son témoignage les avait marqués et qu’à présent ils se faisaient un devoir de transmettre la mémoire du passé. Tous les ans, inlassablement, le jour des déportés ou du 8 mai, il faisait un discours au monument aux morts d’Houppeville nourri de l’actualité afin de délivrer un message de mise en garde face au monde belliqueux. Il s’était investi pour sauvegarder la liberté dont nous profitons tous.

 

Jean-Jacques Béhague était également Officier dans l'Ordre des Palmes académiques.

 

 

http://www.unadif.fr/02-aisne/jean-jacques-behague

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Publié par Gérard BOCQUERY - dans nécrologie
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 18:00

 

L'INFO n° 1 103

 

 

UNADIF-FNDIR

 

 

À l’heure où les propos sur l’histoire de certains candidats ont prêté à polémique, l’UNADIF-FNDIR (Union nationale des associations de déportés, internés et familles de disparus-Fédération nationale des déportés et internés de la Résistance), pilotée par l’Alsacien Jean-Marie Muller, a posé sept questions aux onze candidats à la présidentielle sur le devoir de mémoire.

Six d’entre eux – sur les onze – ont pris le temps d’y répondre : Marine Le Pen, François Fillon, Emmanuel Macron, Benoît Hamon, François Asselineau et Nicolas Dupont-Aignan.

Ces candidats se sont, dans leur ensemble, prononcés clairement en faveur du maintien d’un ministre ou d’un secrétaire d’État à la Mémoire. Ils sont unanimes à manifester de l’intérêt pour les commémorations des grandes dates de la Seconde Guerre mondiale et pour les monuments liés à la Résistance ou à la Déportation, de même qu’à rendre hommage au travail des associations porteuses de cette mémoire.


Les réponses divergent un peu plus concernant l’abstention de la France lors du vote d’une motion de l’ONU appelant à lutter contre « la glorification du nazisme ». Nicolas Dupont-Aignan et François Asselineau feront voter cette motion par la France s’ils sont élus, Emmanuel Macron et François Fillon insistent sur le rôle de pointe que la France doit tenir en la matière dans les instances internationales. Quant à Benoît Hamon et Marine Le Pen, ils évoquent, contre le nazisme, les nécessaires « combat » pour le premier et « condamnation » pour la seconde.

 


Différences de tonalité


Les différences de tonalités les plus grandes apparaissent dans les réponses à la première question posée, sur le rôle de l’État – et de l’Éducation nationale – dans la défense de la mémoire. François Fillon propose que « l’enseignement de l’histoire à l’école élémentaire se concentre sur les grandes dates et les grands personnages ». Même souci d’enracinement chez Marine Le Pen, qui souhaite « renforcer l’unité de la nation par la promotion du roman national qui doit être enseigné aux futurs citoyens ».
Le volontarisme de Nicolas Dupont-Aignan apparaît comme plus défensif – « Il est plus que jamais nécessaire de rappeler à notre jeunesse ce que signifient les notions de sacrifice » – , rejoint en cela par François Asselineau – « Il faut rappeler que la barbarie ne peut plus exister ».
Moins théorique, Benoît Hamon aimerait encourager « des projets pédagogiques, notamment ceux qui conduisent nos jeunes à se rendre sur les lieux de mémoire ». Il est rejoint en cela par Emmanuel Macron, selon qui « les enseignants doivent impérativement placer au centre de leur enseignement la Résistance et la Déportation, et les acteurs associatifs doivent épauler les enseignants pour le versant mémoriel ».

photo droits réservés Journal L'Alsace

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 10:00

 

L'INFO n° 1 102

 

 

ADIF-FNDIR de Dordogne   UNADIF 24

 

 

Dimanche 2 avril 2017, l’Union nationale des associations de déportés, internés et familles de disparus et la Fédération nationale des déportés et internés de la Résistance (UNADIF-FNDIR) a tenu son assemblée générale à la salle culturelle, en présence du maire Michel Campagnaud et de Mireille Bordes, fille de déporté, représentant le président du Conseil départemental Germinal Peiro, heureuse de participer à cette réunion.

Les membres du Bureau de l’UNADIF-FNDIR 24. (Photo D.R. Ginette Rime)

Les membres du Bureau de l’UNADIF-FNDIR 24. (Photo D.R. Ginette Rime)

 

La présidente Annie Sartori-Lafaye a présenté le rapport moral en concluant : « Notre vigilance, un rappel constant des valeurs de la Résistance, notre refus de relativiser ces nobles idéaux est un devoir dans lequel nous nous sommes engagés. Tournées vers l’avenir, l’UNADIF-FNDIR, ses témoins survivants, leurs relais de Mémoire, continuent inlassablement à porter les valeurs de la Résistance et à les transmettre aux jeunes générations. »

 

Après deux ans de travaux, une assemblée extraordinaire se tiendra à Paris, en mai, pour approuver les statuts de la fusion des deux associations, la création d’un réseau identifié des lieux de la mémoire en partenariat avec la présidence de la République et le ministère des Anciens Combattants.

 

 

Un concours national de la Résistance et de la Déportation est organisé avec l’éducation nationale dont la correction des épreuves avait lieu hier.

 

L’association tient chaque année son assemblée générale dans une commune différente, et, à Villamblard, Maxime Sarlat, déporté du 16 décembre 1943 au 25 mai 1945, a été honoré par sa famille présente. Une de ses filles, Anne, a retracé son parcours et celui de son épouse Eléonore.

 

Une gerbe a été déposée au monument aux morts par l’un de ses arrière-petits-fils, en présence de Marie-Rose Veyssière, présidente de la Communauté de communes Isle et Crempse en Périgord et des participants à l’assemblée.

 

 

Ginette Rime pour le journal Sud-Ouest

 

 

http://www.unadif.fr/24-dordogne/dimanche-2-avril-2017-assemblee-generale-annuelle

 

 

Source : http://www.sudouest.fr/2017/04/06/en-souvenir-d-un-deporte-3341918-2202.php

 

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 10:30

 

L'INFO n° 1 101

 

 

ADIF-FNDIR du Nord-Pas-de-Calais   UNADIF 59-62

 

 

 

La nièce de «Tante Yvonne» et du Général de Gaulle s’est éteinte

 

 

Elle s’était faite encore plus discrète, depuis quelques mois, mais avait toujours préféré consacrer sa vie aux autres, dans les coulisses. Claude Legrand-Vendroux, fille d’un industriel calaisien dont le nom reste associé à un célèbre paquet de biscuits, soeur du maire de Calais que fût Jacques Vendroux, nièce d’Yvonne Vendroux et donc nièce par alliance du général de Gaulle, Claude Legrand-Vendroux s’est éteinte, dimanche à l’âge de 94 ans. Alors que ses obsèques sont célébrées aujourd’hui, ses proches, enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants rendent hommage à une femme « forte ».

 

« Pas un caractère mais une femme de caractère, précise l’une de ses filles, Christine Maerten. Maman était définitivement une femme altruiste. »

 

 

 

« Elle avait des valeurs, des valeurs tournées vers les autres »

 


Infirmière de formation, Claude Vendroux avait exercé au front, durant la guerre, puis dans des hôpitaux militaires. Mais son nom reste avant tout associé à celui du général de Gaulle, lorsque sa tante Yvonne, sœur de son père Jacques, épouse à Calais un certain Charles de Gaulle. Elle-même aura deux frères, dont Jacques-Philippe qui est le père du journaliste Jacques Vendroux.

 

Dans un livre, Claude Legrand-Vendroux avait évoqué ses rencontres avec l’homme droit qu’était le général de Gaulle. Une droiture qu’elle avait faite sienne.

 

 

 

Une incroyable destinée familiale

 

« Notre mère a été aussi une femme d’engagement, dans ses valeurs chrétiennes et ses valeurs du gaullisme. » On se souvient de son action pour que la stèle de Charles de Gaulle et d’Yvonne Vendroux soit érigée à Calais nord. Elle était aussi très présente autour des acteurs de la rénovation de l’église Notre-Dame, rêvant que cette église soit un jour réhabilitée. Des combats menés sans faille malgré des drames personnels qui ont été de véritables tragédies: la perte très jeune de son mari, à 52 ans et la disparation de deux enfants, en 1982 puis en 2004.
« Malgré tout cela, maman continuait de se battre pour les autres, elle a été par exemple la présidente de la Croix-Rouge, ici-même à Calais durant plusieurs années. » Son courage et son abnégation était reconnus à leur juste valeur même si « madame Legrand » comme l’appelaient facilement ceux qui la connaissaient, préférait toujours l’action et l’efficacité à la médiatisation et aux feux de la rampe.

 

« Ce qu’elle laissera dans nos cœurs et dans nos mémoires ? L’image de la gaîté, conclut sa fille, la voix nouée par l’émotion. Et puis aussi, le souvenir d’une mère et d’une grand-mère formidable. Malgré ces épreuves qu’elle a traversées. » Elle laisse derrière elle trois enfants, une fille vivant à Calais, la seconde installée à Saint-Omer et le fils à Paris. Derrière eux, neuf petits-enfants et vingt arrière-petits-enfants qui tous marchent dans les traces de « madame Legrand »

 

 

Claude Legrand-Vendroux avait 94 ans
Claude Legrand-Vendroux avait 94 ans

Claude Legrand-Vendroux avait 94 ans

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Publié par Gérard BOCQUERY - dans nécrologie
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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 04:00

 

L'INFO n° 1 100

 

 

Au lendemain de la commémoration du 70ème anniversaire de la libération des camps de la mort et de la victoire sur la barbarie nazie, nombre de citoyens quelle que soit leur opinion personnelle,  nombre d’observateurs de la vie publique et des modes d’engagement d’aujourd’hui, d’associations mémorielles, s’interrogent sur la place et le rôle de la Mémoire dans l’Avenir de la Nation. 

 

C’est pourquoi, à quelques semaines de l’élection du futur président de la République et du renouvellement de l’Assemblée nationale, les associations UNADIF et FNDIR ont interrogé, par la voie d’un questionnaire unique, les candidats à l’élection présidentielle sur le thème de la Mémoire de la Résistance et de la Déportation, et les moyens politiques, institutionnels, financiers de la rendre active, cultivée et pérenne.

 

Est-il concevable, soixante dix ans après la fin du second conflit mondial, que sur une résolution de l’ONU en 2014 intitulée « lutte contre la glorification du nazisme » , la France et divers pays européens aient jugé bon de s’abstenir pour préserver d’autres intérêts diplomatiques ? Est-il acceptable qu’on puisse sacrifier un vote qui réclamait l’unanimité des pays membres de l’Union Européenne ?

 

Plusieurs candidats ont exprimé, avec force et vigueur, leur volonté de voir rejetée toute forme de glorification du nazisme, et de tout faire pour entrainer les autres pays européens dans cette voie.

 

Cette prise de position volontariste n’est pas surprenante de la part d’une classe politique qui, à chaque attentat ou profanation, est unanime à condamner ces crimes et à défendre la liberté et les idéaux de notre Patrie ?

 

Alors formulons l’espoir que dans un proche avenir, nos futurs dirigeants traduisent dans les faits, et pas seulement au motif d’un programme électoral, la nécessité de lutter contre la glorification du nazisme, et plus largement d’encourager toutes les formes de citoyenneté en faveur d’une société de concorde et de paix.

 

Dans le cas contraire, ces mêmes dirigeants porteraient la lourde responsabilité de ne pas avoir soutenu la Mémoire de celles et ceux qui ont combattu pour le seul combat qui vaille, La LIBERTE !

 

Jean-Marie MULLER  Président de l’UNADIF, Vice-président de la FNDIR

 

 

 

 

 

Le futur président de la République et la politique de mémoire

 

Alors que les derniers acteurs de la Résistance et de la Déportation disparaissent, la question de la transmission de la Mémoire se fait de plus en plus cruciale.

L’UNADIF  et la FNDIR ont interrogé les candidats à la présidentielle sur leur programme mémoriel, leur avis quant au maintien d’un secrétaire d’Etat en charge de ce dossier ou le rôle de l’Education nationale dans la transmission de cette partie de l’Histoire de France.

 

Chaque attentat, chaque profanation inspirent des phrases solennelles à nos dirigeants qui mettent en avant la défense de la liberté et des grands idéaux de notre patrie. La référence à la Résistance et au sacrifice de celles et ceux qui y participèrent revient souvent dans les discours. Il nous est apparu utile, sinon essentiel d’interroger les candidats à l’élection présidentielle sur leur perception de la Mémoire de la Seconde Guerre mondiale et sur les moyens qu’ils entendaient mettre en oeuvre pour perpétuer le souvenir de cette période.

 

Sachant pertinemment que dans cette campagne des thèmes comme l’économie, la sécurité ou l’environnement étaient prioritaires, nous avons soumis sept questions à chaque candidat espérant qu’ils pourraient répondre aux attentes des survivants de la Résistance et de la Déportation ou de leurs familles.

 

Quelques-uns nous ont répondu. Les autres, pour des raisons que nous ignorons, n’ont pas donné suite à notre demande et ce malgré plusieurs relances.

 

Nous avons jugé bon de publier les réponses reçues. Elles permettent de se faire une idée de l’état d’esprit de leurs auteurs. A l’inverse nous ne nous pouvons ni ne voulons en aucun cas imaginer qu’une absence de réponse puisse passer pour du désintérêt à l’égard de nos préoccupations.

 

Il nous faudra donc juger sur pièce, au lendemain de l’élection présidentielle et de façon plus définitive, une fois la nouvelle vague des députés installée à l’Assemblée nationale. A ce moment-là seulement, nous pourrons connaître les choix de la majorité au pouvoir en matière de Mémoire.

 

 

 

Les six candidats ayant répondu à notre questionnaire

Les six candidats ayant répondu à notre questionnaire

 

Sept questions, pour une politique de mémoire, posées aux candidats à l’élection présidentielle :

 

1/ Quelle est votre conception de la Mémoire de la Résistance et de la Déportation durant la Seconde Guerre mondiale et comment voulez-vous la perpétuer ?

 

2/ Quel est le rôle de l’Etat et en particulier de l’Education nationale dans la transmission de la Mémoire de la Résistance et de la Déportation ?

 

3/ Maintiendrez-vous toujours un ministère en charge de la Mémoire ?

 

4/ Poursuivrez-vous les commémorations liées à la Seconde Guerre mondiale et en particulier la Journée Nationale du Souvenir des Victimes et Héros de la Déportation (dernier dimanche d’avril), le 8 mai et le 18 juin ?

  

5/ Quelles seront les modalités contractuelles de partenariat avec les associations patriotiques reconnues d’utilité publique pour assurer la pérennité du Devoir de Mémoire ?

 

6/ Quelle est votre politique patrimoniale des Lieux symboliques de Mémoire de la Seconde Guerre mondiale ?

 

7/ Le Conseil de l’ONU a proposé, en novembre 2014, une résolution intitulée « lutte contre la glorification du nazisme ». La France a cru bon de s’abstenir ainsi que d’autres pays européens. Quelle est votre position à l’égard de cette abstention de la France dont on aurait pu attendre une décision plus tranchée à l’encontre de toute forme de glorification du nazisme ? Quels seraient vos moyens d’action ?

 

 

 

« Renforcer l’unité de la nation »

Il est évident que l’Etat a un rôle essentiel à jouer dans la défense de la Mémoire, principalement à travers l’Education nationale.

 

Ainsi, Marine Le Pen se propose de « renforcer l’unité de la nation par la promotion du roman nationale ». Aux yeux de la présidente du FN, « la Résistance appartient pleinement à ce roman national qui doit être enseigné aux futurs citoyens ».

François Fillon, qui défend « une histoire aux racines millénaires » affiche son « plus grand respect pour les combattants de l’ombre et pour tous ceux qui ont souffert dans leur chair afin de redonner vie à notre liberté collective ». A leur égard, le candidat exige « respect et gratitude ».

Emmanuel Macron souligne que « la Résistance et la Déportation résistante sont l’une des pages les plus lumineuses et importantes de l’histoire contemporaine de notre pays et qu’il est essentiel de sauvegarder et transmettre cette histoire ».

Pour Benoît Hamon, « ce travail de mémoire de la Résistance et de la Déportation est d’autant plus crucial, qu’aujourd’hui ne cesse de se développer le négationnisme, notamment par le biais d’internet ». Le candidat du Parti socialiste met en avant un « engagement collectif » pour perpétuer l’esprit de résistance, notamment par « l’enseignement de l’histoire ». L’ancien ministre veut également encourager la recherche et réaliser « des projets pédagogiques, notamment ceux qui conduisent nos jeunes à se rendre sur les lieux de mémoire ». Pour Benoît Hamon, « l’Etat a un rôle majeur dans la transmission de la mémoire, en premier lieu, l’Education nationale ». C’est à ses yeux « l’une des clés pour bâtir une République bienveillante et humaine ».

Le candidat de l’Union populaire républicaine, François Asselineau, s’il constate que « la perception de la Seconde Guerre mondiale tend à se déformer au sein de l’Education nationale », estime qu’il « faut rappeler aux écoliers le rôle joué par la Résistance française dans la libération de la France ». Dès lors, « le rôle de l’Etat est d’une importance capitale » car « il faut rappeler que la barbarie ne peut plus exister ».

Nicolas Dupont-Aignan juge que « la perpétuation de la mémoire des héros et victimes de la Seconde Guerre mondiale » est « d’autant plus primordiale que les sociétés occidentales et a fortiori leur jeunesse… sont en perte de repères ». Selon le leader de « Debout le France », « il est plus que jamais nécessaire de rappeler à notre jeunesse ce que signifient les notions de sacrifice pour des causes justes qui nous transcendent », comme « l’indépendance de la nation et la dignité humaine ». Ce candidat fait référence  au Concours national de la Résistance et de la Déportation qu’il se propose de renforcer afin de lutter contre sa « perte de vitesse ». Dans ce contexte, ajoute-t-il, « l’Education nationale a un rôle fondamental à jouer, notamment grâce à de « nouveaux outils pour faciliter la recherche et l’accès aux documents historiques ». Nicolas Dupont-Aignant propose donc de créer « une plateforme publique unique de diffusion des contenus culturels, regroupant l’audiovisuel public, la BnF, les grands musées etc. » 

Pour François Fillon, « le rôle de l’Etat et en particulier de l’Education nationale est primordial ». Le candidat des Républicains propose que « l’enseignement de l’Histoire à l’école élémentaire se concentre sur les grandes dates et les grands personnages », alors que les programmes d’Histoire du collège « seront retravaillés sous l’autorité de membres de l’Académie française ». Pour l’ancien Premier ministre, « particulièrement attaché au Concours national de la Résistance et de la Déportation », il s’agit d’un exemple à valoriser… « Ainsi la douloureuse, mais néanmoins glorieuse expérience de leurs aînés saura inspirer les paroles et les actes des jeunes Français ».

De son côté, Emmanuel Macron estime que la transmission de l’histoire de cette période « nécessite deux types d’acteurs : les enseignants qui doivent impérativement placer au centre de leur enseignement la Résistance et la Déportation et les acteurs associatifs qui doivent épauler les enseignants pour le versant mémoriel, CNRD, voyages scolaires etc… » Le candidat ajoute que « le ministère de l’Education doit jouer un rôle central dans la coordination de ces acteurs »

 

La Mémoire et la politique de l’Etat

Une majorité de candidats qui ont répondu à notre questionnaire se prononce clairement en faveur d’un ministre ou secrétaire d’Etat à la Mémoire.

 

Le candidat socialiste Benoît Hamon pense qu’il est « important qu’un ministère ou un secrétariat d’Etat soit clairement identifié » dans ce travail de « perpétuation de la Mémoire ».

Marine Le Pen le rejoint, précisant que « l’existence d’un secrétariat d’Etat dédié à cette mission sera la traduction concrète » de ses engagements en matière de défense de l’Histoire de France.

François Asselineau s’engage à maintenir un secrétariat d’Etat en charge des Anciens combattants  et de la Mémoire, tout comme Nicolas Dupont-Aignan.

François Fillon, qui évoque son idée de « gouvernement resserré » avance que « la Mémoire, l’Histoire de France, ne sont pas essence des notions qui concernent plusieurs départements ministériels » dont la Défense et l’Education nationale.

Selon Emmanuel Macron, « le secrétariat d’Etat aux Anciens combattants a été novateur dans le domaine de la politique de mémoire à partir des années 1981… Il est très important que les anciens combattants puissent avoir un interlocuteur spécifique dans l’appareil d’Etat ».

 

La célébration des grands évènements

Les commémorations des grandes dates de la Seconde Guerre mondiale provoquent le même intérêt chez ceux qui nous ont répondu.

 

Pour Benoît Hamon, ce sont « des temps forts qui peuvent contribuer à la sensibilisation à des thématiques citoyennes » et « elles doivent bien évidemment être poursuivies, en particulier celles du 8 mai et du 18 juin ».

Emmanuel Macron s’engage à être « très vigilant afin que les journées commémoratives les plus enracinées et les plus importantes soient préservées, en particulier celles de la Journée Nationale du Souvenir et le 8 mai ».

Marine Le Pen partage cet avis. Elle y ajoute le « dernier dimanche d’avril, parce que nous ne devons jamais oublier les souffrances endurées par ceux qui ont relevé le Flambeau ».

François Fillon s’engage « à maintenir toutes les cérémonies commémoratives officielles » et à favoriser au niveau départemental « toutes les initiatives de nos valeureux anciens et de tous ceux qui perpétuent leur mémoire ».

François Asselineau, candidat de l’Union populaire républicaine, défend le maintien de ces dates notamment la journée de la Déportation et le 18 juin, précisant que « supprimer le 8 mai serait une offense aux centaines de milliers de morts tombés contre le nazisme ».

Le leader de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan est d’accord avec ses concurrents, ajoutant que « le rapprochement franco-allemand et la construction européenne ne doivent pas se faire au prix de l’oubli de notre Histoire nationale… »

 

« Réanimer le Haut Conseil de la mémoire combattante »

Nous avons également demandé aux candidats de s’exprimer sur le rôle des associations porteuses de cette Mémoire et de préciser quelles pourraient être leurs relations avec le futur président et le gouvernement.

 

Emmanuel Macron assure qu’il « sera à l’écoute de ce monde associatif qui est l’acteur majeur des politiques mémorielles ». Le candidat s’engage à « examiner avec attention les modalités de partenariat » entre l’Etat et les différents types d’associations qui transmettent la Mémoire.

A ce propos François Fillon veut prendre exemple sur « nos voisins belges, britanniques ou allemands » qui ont mis en place des « communions inter-générations ». Il se propose également de nous « associer plus étroitement encore à toutes les formes de mémoire susceptibles de toucher plus largement la jeunesse de France ».

La candidate du Front national, se propose de « réanimer le Haut Conseil de la Mémoire combattante,  créé par Jacques Chirac ». Marine Le Pen veut que « toutes les associations qui ont pour objet de mieux faire connaître l’Histoire de notre pays et l’abnégation de ceux qui l’ont servi, souvent jusqu’au sacrifice suprême, doivent pouvoir travailler avec le secrétariat d’Etat à la Mémoire nationale ». 

Benoît Hamon « souhaite poursuivre le partenariat engagé ces dernières années » entre l’Etat et les associations.

Nicolas Dupont-Aignan voudrait « accroître le rôle de ces associations » et se déclare en faveur « d’une veille d’authenticité ou de véracité historique en étroite collaboration avec le Conseil supérieur de l’Education nationale et les corps d’inspection générale dans l’élaboration des programmes scolaires ». En outre, ce candidat voudrait assurer le suivi de cette politique par « une commission de contrôle des manuels scolaires auprès des éditeurs, où siègeraient professeurs et associations reconnues d’utilité publique ».

 

 

L’avenir des lieux de Mémoire

Les sites liés à la Résistance ou à la Déportation, comme d’autres lieux de la Seconde Guerre mondiale, revêtent une importance particulière aux yeux des Français. Les candidats à la présidence de la République nous ont fait part de leur intérêt à leur sujet.

 

Benoît Hamon estime que « les lieux de mémoire sont indispensables au combat contre la haine ». Le candidat socialiste se déclare « attaché à ce que ces lieux soient nous seulement préservés, mais qu’ils permettent d’appuyer l’enseignement, l’éducation en encourageant par exemple les déplacements pédagogiques ».

François Fillon estime que « l’entretien de ces lieux de mémoire est une obligation morale pour la France (et) qu’il va de soi qu’une politique patrimoniale digne de notre pays doit être mise en place ». Le candidat souhaite développer le partenariat Etat-collectivités territoriales pour entretenir ces sites. Selon lui, « les associations sont d’une grande aide dans l’ancrage de la Mémoire dans nos territoires ».

Pour Nicolas Dupont-Aignan, « ces lieux symboliques de Mémoire pourront se voir attribuer un statut juridique propre » qui serait fixé aux sites qui ne sont pas classés « monuments historiques ».

Marine Le Pen, estime qu’il serait du ressort du Haut Conseil de la Mémoire Combattante d’assurer une politique de « la promotion de notre patrimoine historique qui sera inscrite dans la constitution ».

De manière moins précise, François Asselineau annonce des mesures « de classement aux monuments historiques ».

Emmanuel Macron reconnaît que les lieux symboliques de la mémoire de la Deuxième Guerre mondiale « connaissent pour un grand nombre d’entre eux, des problèmes de devenir ». Il s’engage à les recenser et à mener une étude exhaustive, en promettant qu’aucun « lieu mémoriel de la Résistance et de la Déportation ne doit disparaître ou être laissé à l’abandon ».

 

 

La condamnation du nazisme à l’ONU

Notre dernière question portait sur l’abstention de la France lors du vote d’une motion de l’ONU appelant à lutter contre « la glorification du nazisme ».

 

Nicolas Dupont-Aignan, s’il est élu, s’engage à ce que la France vote en faveur de ce texte et entraîne d’autres pays dans son sillage.

Benoît Hamon, tout en rappelant les ambiguïtés de ce texte, réitère l’engagement de notre pays dans le combat « contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie ou encore le néonazisme ».

François Asselineau entend bien faire ratifier cette résolution et ne « pas tolérer la moindre complaisance qui pourrait interférer au devoir de mémoire ». Le candidat de « En marche » assure qu’il fera le nécessaire « afin de coordonner les positions de notre pays dans les différents organismes » internationaux, car « la France doit être à la pointe de la transmission des valeurs de la résistance et de la lutte contre le révisionnisme et la diffusion des idéologies nazies ».

Marine Le Pen est formelle : « Nous devons avoir à l’égard du nazisme une attitude ferme de condamnation sans tergiversation pour quelle que raison que ce soit ».

François Fillon « condamne sans la moindre réserve la glorification du nazisme, du néonazisme et toutes les autres formes de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d’intolérance ». A propos du vote onusien, il affirme que s’il est élu, « la France retrouvera son rang et sa voix à l’ONU et dans toutes les instances internationales et européennes afin que la glorification du nazisme et de toute forme d’extrémisme et de totalitarisme soit rejetée sans ambiguïté ». Le candidat compte également faire adhérer nos partenaires européens à cette démarche.

 

 

 

Raymond COURAUD

 

 

 

L'UNADIF et la FNDIR ont interrogé les candidats à la présidentielle

 

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Publié par Gérard BOCQUERY - dans UNADIF-FNDIR
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