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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 07:00

L'INFO n° 752

 

 

Pierre Ernault, l’un des 177 célèbres « bérets verts », du commando Kieffer, est décédé vendredi 13 février, à l’âge de 93 ans, à la maison de retraite Alexis-Julien à Ploudalmézeau (Finistère).

Pierre ERNAULT en septembre 2OI4 - Photo D.R. Ouest-France

Pierre ERNAULT en septembre 2OI4 - Photo D.R. Ouest-France

L'un des dix derniers

 

Pierre Ernault, du commando Kieffer, l’un des 177 célèbres « bérets verts », est décédé vendredi 13 février, à l’âge de 93 ans, à la maison de retraite Alexis-Julien à Ploudalmézeau, où il vivait avec son épouse, Yvonne. Il était originaire du Mans. Pierre Ernault était l’un des dix derniers membres de ce commando d’élite qui prit part au Débarquement, le 6 juin 1944, en Normandie. Pierre Ernault racontait ainsi son intense préparation physique et militaire, jusqu'au débarquement, sous le commandement du lieutenant de vaisseau Kieffer : « Marches forcées, traversées de rivières, études approfondies de l'art du camouflage, du combat de nuit et des armes, exercices de débarquement... De ce troupeau de sauvageons, débordant de fougue, de ces lascars venus de nulle part, Kieffer allait faire de nous, son commando, un magnifique outil de combat, solidaire, efficace, redoutable et heureux, confiait Pierre Ernault à Hervé Farrant, son ami historien de Ploudalmézeau qui a écrit sa biographie en ligne.

 

 

"Un mystérieux et étrange pacte nous liait à Kieffer"

 

"Nous étions conscients qu'un mystérieux et étrange pacte nous liait à Kieffer. Notre chef... De Kieffer nous redoutions ses coups de gueule, ses silences laconiques et ses exigences remarques d'éternel insatisfait. Nous devions être les meilleurs. Notre tenue, notre discipline et nos relations avec les civils et les autorités britanniques devaient être exemplaires. Kieffer avec sa répulsion de la médiocrité, dans son style propre, sans états d'âme et circonstances atténuantes, chassait du commando les indisciplinés, les incapables, les dilettantes. La porte était grande ouverte, le Pacha ne retenait personne... "

 

 

Officier de la Légion d’honneur en 2014

 

En septembre 2014, sous proposition de sa nièce, Marguerite Lamour, maire de Ploudalmézeau, il avait été promu officier de la Légion d’honneur. Une distinction remise par le contre-amiral Édouard Talarmin, en présence de sa famille, ses amis et des représentants des associations patriotiques, de l'amicale des fusiliers marins commandos et du capitaine de frégate Rullier, commandant du groupement des fusiliers marins de Brest.

 

 

 Les obsèques de Pierre Ernault ont été célébrées lundi 16 février à 14h30 en l'église de Ploudalmézeau.

 

 

 

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 07:00

L'INFO n° 751

 

 

 

Sept décennies après la fin de la Seconde Guerre mondiale, pourquoi Hitler et les nazis exercent-ils une telle fascination dans la culture occidentale ?
 
L'historien Richard J. Evans apporte des éléments de réponse dans un nouveau livre. 
Adolf Hitler, alors chancelier d'Allemagne, lors d'un rassemblement en 1938.  (Source AFP)

Adolf Hitler, alors chancelier d'Allemagne, lors d'un rassemblement en 1938. (Source AFP)

 

Pourquoi les nazis ont-ils une place si importante dans la mémoire collective ?

C'est la question que s'est posée l'historien britannique Richard J. Evans dans son dernier livre, The Third Reich in History and memory (Le IIIème Reich dans l'Histoire et la mémoire).

Qu'est-ce qui fascine nos sociétés occidentales dans le nazisme au point que ce sujet est omniprésent dans les références et la culture populaires ? C'est la question que s'est posé l'historien. 

 

 

Les nazis au cinéma

 

Dans un essai un peu plus court publié dans The Guardian, Richard J. Evans explore la manière dont la société moderne s'est emparée de ce phénomène. Et comment, 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale et la déroute du Troisième Reich, notre vision et notre compréhension de l'héritage du nazisme se sont peu à peu transformées.

 

Peu de périodes de l'Histoire sont autant représentées dans la culture populaire que la période du nazisme, et les horreurs qui en ont découlé, constate l'historien en citant les grands réalisateurs de cinéma, qui ne cessent de produire des films sur le sujet, de La liste de Schindler de Spielberg à Inglorious Basterds de Tarantino en passant par Le pianiste de Polanski. 

 

Le film de Steven Spielberg, sorti en 1993, marque d'ailleurs l'époque à laquelle "la mémoire de l'Holocauste est entrée dans la culture" des pays d'Europe et d'Amérique du nord, avec l'ouverture de musées et mémorials à la mémoire des victimes du nazisme et des camps de la mort.

"D'anciens prisonniers des camps ont aussi commencé à publier leurs mémoires après des décennies de silence", note l'historien.

L'arrivée dans les professions médicales et légales d'une génération d'Allemands qui n'avaient pas de lien avec le IIIème Reich a facilité la prise de recul, la mise à jour et la critique de l'implication des scientifiques dans les expériences menées par les nazis sur les juifs et autres populations enfermées dans les camps de concentration, note Richard J. Evans. 

 

 

L'incarnation du mal

 

Mais selon lui, le début de la prise de conscience collective remonte aux années 1960. C'est à cette période notamment que les Allemands ont commencé à se demander comment et pourquoi les nazis avaient pu accéder au pouvoir trente ans plus tôt. Aujourd'hui, les raisons pour lesquelles le nazisme "fascine" sont diverses.  

Richard J. Evans estime notamment qu'Adolph Hitler fait figure de despote, comme rarement un leader politique dans l'histoire. Sans pour autant créer une hiérarchie des bourreaux, il explique que, contrairement à d'autres figures historiques ayant conduit à des génocides comme Pol Pot ou Staline, Hitler, lui, fascine car il est "l'incarnation du mal": "il est le seul à avoir délibérément exterminé des millions de personnes à cause de leur race et a utilisé des chambres à gaz spécialement construites pour cela".

 

 

 

Source : L'Express


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Pourquoi sommes-nous toujours obsédés par les nazis ?
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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 08:00

L'INFO n° 750

 

 

Témoignage de Rachel Jedinak, enfant caché durant l'occupation allemande en France

 


Jeudi 26 février 2015 de 14 à 16 heures, 141 élèves de CM2 de l'agglomération caennaise (Ecole Henri Sellier de Colombelles et l’école Pasteur de Gilberville, les écoles La Pigacière, Michel Tégore et les Viking à Caen) rencontreront au Mémorial de Caen, Rachel Jedinak, enfant caché durant l’occupation allemande.

 

Cette rencontre s'inscrit dans le cadre du parcours culturel et pédagogique organisé avec le théâtre de Caen autour de l'Opéra Brundibar. Cette œuvre pour voix d'enfants, célèbre pour avoir été jouée à de nombreuses reprises par les enfants juifs internés avec leurs familles dans le camp de Theresienstadt, sera présentée en mai prochain au théâtre de Caen.

 


Rachel Psankiewicz est née à Paris en 1934.  Ses parents ont fui la Pologne dans les années 20 pour venir s'installer en France.

 

En 1939, son père s’engage dans l’armée (volontaires étrangers) ; en mai 1941, il est arrêté ; il est détenu 13 mois à Beaune-la-Rolande, puis déporté à Auschwitz le 27 juin 1942, par le convoi n° 5, sans retour.

 

Lors de la rafle du Vel d'Hiv, Rachel est arrêtée avec sa mère et sa sœur et conduite à la Bellevilloise. Sa mère leur ordonne de fuir par une issue de secours. Une gifle l'incite à obéir. Sur le moment, je n’ai pas compris que c’était un déchirement et un acte d’amour pour elle.

 

En février 1943, elle est arrêtée à nouveau avec sa sœur et sa grand-mère ; elles sont conduites au commissariat de la rue Gambetta. « Fichez le camp » ordonne la grand-mère aux deux filles.

 
Elle séjourne un temps dans un foyer de l'UGIF, puis elle est placée dans une famille près de Tours. A la Libération, elle cherchera en vain ses parents à l'Hôtel Lutétia. (source : Clioweb)

 

 

 

 

Contacts presse : Sophie Bruneau de la Salle – Linda Siline

02 31 06 06 47 - presse@memorial-caen.fr

 
Rachel Jedinak, enfant caché
Rachel Jedinak, enfant caché
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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 07:00

L'INFO n° 749

 

 

Le général de corps d’Armée Jean COMBETTE s’adresse aux Jeunes de France.

Photo D.R. - Le général Jean Combette

Photo D.R. - Le général Jean Combette

" J'avais dix-huit ans en 1944.

 

Les temps étaient sombres, l'ombre du nazisme planait sur la France, la guerre était partout, le chant des partisans résonnait déjà au fond de nos coeurs, mais chaque jour apportait son lot de peines et de morts.

 

Et pourtant, nous croyions en l'avenir, nos regards se tournaient vers des jours meilleurs. Nous croyions en la victoire et nous nous engagions pour la mériter.

 

Vous avez dix-huit ans en 2015.

 

Les temps ont changé. Il vous appartient maintenant de relever les défis de votre époque et de vous associer aux forces vives de la Nation pour construire votre avenir.

 

Le général de Gaulle écrivait dans ses mémoires d'espoir :

" La France vient du fond des âges, elle vit, les siècles l'appellent mais elle demeure elle-même au long des temps. Ainsi le temps, les siècles, l'histoire ne modifient en rien l'être ou la personne nationale qui revêt un caractère constant, qui fait dépendre de leur père les Français de chaque époque en les engageants pour leurs descendants ! ".

 

A votre tour, soyez des acteurs de l'histoire de notre temps en étant des citoyens actifs et responsables, non pas en faisant la guerre, mais en vivant pleinement votre quotidien.

 

Rendez hommage à vos anciens qui ont combattu pour votre liberté et à l'instar de ces jeunes athlètes des championnats d'Europe, luttez pour arriver premier et faire honneur à votre pays.

 

Vous avez chacun un métier, une tâche à accomplir, une mission. Le jeune résistant que j'étais, étais ce que vous êtes et croyait au destin de son pays.

 

Il ne m'appartient pas, alors que le temps des adieux est arrivé, c'est le lot commun, de vous donner une leçon.

 

Vivez avec le souci de vous retrouver dans la cohorte des citoyens actifs, heureux d'être ce que vous êtes et de participer au destin de notre France.

 

Nous vous faisons confiance et un soir, donnons-nous rendez-vous sous l'Arc de Triomphe pour rendre hommage à tous ceux qui, quel que soit leur combat ou leur origine, sont morts pour notre Liberté et pour signer, en communion avec toute la Nation, en ravivant cette Flamme allumée en 1923 par nos anciens de 1914-1918, un message d'espérance pour un monde de Paix et de Fraternité. "

Le général Combette s'adresse aux jeunes

Le général de corps d'Armée Jean Combette est titulaire de nombreuses décorations, il est notamment, Grand'Croix dans les Ordres nationaux de la Légion d'honneur et du Mérite et médaillé de la Résistance française avec rosette.

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 07:00

L'INFO n° 748

 

 

 

Lt-Colonel Loïc Le Bastard

Lt-Colonel Loïc Le Bastard

Une messe sera célébrée le jeudi 19 février 2015 à 10h30 en mémoire du Lieutenant-Colonel Loïc Le Bastard, ancien secrétaire général de l’Ordre de la Libération, membre de l'ADIF-FNDIR du Morbihan, décédé le 9 janvier dernier dans sa 77ème année.

 

 

 

 

 

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 07:00

L'INFO n° 747

 

 

ADIF-FNDIR du Calvados (14)

Jacques Hébert - Photo Jean-Yves Desfoux - Ouest France

Jacques Hébert - Photo Jean-Yves Desfoux - Ouest France

 

Compagnon de la libération. Jacques Hébert raconte sa vie

 

L'ancien député-maire gaulliste de Cherbourg vient de publier ses mémoires.

Il y a près de 75 ans, l'étudiant en médecine est parti rejoindre de Gaulle en Angleterre.

 

Sur 1 038 Compagnons de la Libération, ils ne sont plus que 17 encore vivants. Parmi eux, Jacques Hébert, député de la Manche de 1962 à 1973 et maire de Cherbourg de 1959 à 1977. Il voulait être botaniste, il fut médecin. Il était antimilitariste et batailla, soldat exemplaire. Il était de centre-gauche, il fut élu député gaulliste. La vie de Jacques Hébert, 94 ans aujourd'hui, est un chef-d'oeuvre de contraires et d'aventures. Des aventures qu'il raconte avec bonheur.

 

 

 

Les frères Hébert

 

Vivant désormais dans une maison de retraite à Thury-Harcourt, après avoir longtemps habité à Caen, Jacques Hébert vient de publier ses mémoires. « Déjà, mon arrière-petit-fils Romain m'interroge. Ce petit ouvrage n'est pas de l'histoire, mais des histoires. Puissent-elles faire rire, et surtout plaisir. Ce sera ma dernière joie. » Avec son frère Bernard, Jacques Hébert, étudiant en médecine, rejoint de Gaulle en juin 1940 à Londres.

 

Les trajectoires des deux frères, deux Caennais, épouseront toutes les grandes dates de la France libre. Ils embarquent pour l'Angleterre à Saint-Jean-de-Luz à bord du Batory, où se trouve également, François Jacob, futur prix Nobel de médecine. Londres, expédition de Dakar, campagne de Syrie, combats de l'Afrique du Nord... Jacques Hébert vit tout cela intensément avant de débarquer à Utah Beach le 1er août 1944 et de se retrouver au coeur de la libération de Paris, le 25 août.

 

« Mon engagement, écrit-il, fut le résultat de la conjonction en moi du refus total de l'inadmissible défaite de 1940, de la volonté de résister à l'ennemi et de l'amour de la France. Nos hommes avaient une âme de feu dans un corps de fer. Nous n'avons pas été des héros, seulement des hommes libres. »

 

Fin de la guerre. Le lieutenant Hébert dépose les armes, reprend ses études de médecine. « Je fus interrogé en embryologie par un jeune prof qui me dit : je vous mets 14. Avant d'ajouter : « Vous en avez mis du temps à passer en seconde année. » Le futur docteur a une excuse en béton : « J'avais une guerre à faire, monsieur ». Et à gagner.

 

Plus tard, ce seront des élections législatives et municipales que le Dr Hébert gagnera à Cherbourg. « Parlementaires de la Manche, nous prenions le train à 0h15 à Saint-Lazare et n'arrivions à Cherbourg que vers 6h30 du matin. Petit-déjeuner à la maison et rendez-vous dès 8h30 à la mairie... » Une autre époque.

 

 

« Jacques Hébert... des hommes libres » par Jacques Hébert,  242 pages, Éditions Cahiers du temps, 18€.

 

 

Source : Jean-Jacques Lerosier – Ouest-France

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 07:00

L'INFO n° 746

 

 

ADIF-FNDIR de LA SOMME (8O)

André Sellier, Déporté-Résistant

André Sellier, Déporté-Résistant

 

Très triste nouvelle, d'apprendre le décès de Monsieur André Sellier, président de l'ADIF-FNDIR de la Somme (80), dont les écrits sur la déportation sont des Références dépassant nos frontières.

Personnage important dès la création de l'ANDIR, puis de la FNDIR en 1945 puis de l'UNADIF en 1950, André était très attaché au respect de la Vérité historique.

Son parcours avait fait de lui un acteur – la Résistance, la déportation –, un citoyen engagé – diplomate –, un homme de réflexion – historien.

 

Né à Amiens en 1920, professeur d’Histoire, premier au nouveau concours de recrutement (CAPES), André s’était engagé dans la Résistance en juin 1943 au sein du mouvement Libération-Nord. Il fut déporté à Buchenwald en janvier 1944 puis, transféré au sinistre tunnel de Dora. Évacué par une marche de la mort vers Ravensbrück en avril 1945, il fut libéré le 2 mai à Karow.

 

Après son retour de déportation, il passe le concours de l’ENA, il est Major de la promotion Jean Moulin en 1947, il entame une brillante carrière diplomatique.

 

À la retraite, il revient à ses activités d’historien en publiant avec son fils Jean un Atlas des peuples d’Europe centrale (La Découverte, 1991) puis un volumineux ouvrage Histoire du camp de Dora (La Découverte, 1998). Deux livres qui font toujours référence aujourd’hui.

 

André Sellier est décédé dimanche 1er février 2015 à son domicile de Salouel dans La Somme, dans sa 95ème année. Il a été inhumé vendredi 6 février dans le village de Salouel.

 

André était Officier dans l'Ordre national de la Légion d'Honneur, titulaire de la Croix de guerre 1939-1945, de la Médaille de la Déportation pour faits de Résistance.

 

 

L'UNADIF et la FNDIR renouvellent leurs plus sincères condoléances attristées à ses enfants, petits-enfants et à toute sa famille, ses amis et aux membres de l'ADIF-FNDIR de la Somme.

 

 

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 06:00

L'INFO n° 745

 

 

 

L'enfer réglementé , Le régime de détention dans les camps de concentration

 

Nicolas Bertrand

 

L'enfer réglementé

 

Depuis la libération des camps de l'Allemagne nazie, de nombreuses théories tentent d'expliquer comment des êtres humains participèrent à l'enfer concentrationnaire. Or un aspect majeur de la détention était jusqu'à présent négligé : l'existence et l'application d'un ensemble cohérent de règlements, arrêtés, circulaires encadrant minutieusement le quotidien des détenus.

 

Le présent ouvrage met à jour ce matériel jusque-là resté invisible, ou mal interprété. Grâce à l'étude de très nombreuses procédures issues des archives allemandes et des emprunts à la littérature de témoignage, l'ouvrage parvient à montrer les conséquences des règles et procédures applicables à la correspondance, à la répression disciplinaire ou au travail forcé. Le quotidien du détenu n'était pas caractérisé par l'arbitraire, mais se déroulait conformément à des règles bien spécifiques, comme l'avait suggéré Hannah Arendt.
 


En ce 70ème anniversaire de la libération des camps, ce livre essentiel porte un regard neuf sur la vie concentrationnaire.

 

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 06:00

L'INFO n° 744

La baraque des prêtres

La baraque des prêtres

Dachau, 1938-1945

Guillaume Zeller

 

 

De 1938 à 1945, 2 720 prêtres, religieux et séminaristes sont déportés dans le camp de concentration de Dachau, près de Munich.

Regroupés dans des « blocks » spécifiques – qui conserveront pour l’histoire le nom de « baraques des prêtres », 1 034 d’entre eux y laisseront la vie. Polonais, Belges, Allemands, Français, Italiens, Tchèques, Yougoslaves : derrière les barbelés de Dachau, l’ « universalité de l’Église » est palpable.

Ces hommes qui, dans une Europe encore christianisée, jouissaient d’un statut respectable, parfois éminent, se retrouvent projetés dans une détresse absolue. La faim, le froid, les maladies, le travail harassant, les coups des SS et des kapos, les expériences médicales ou les transports d’invalides ont raison de ces hommes de tous les âges. Quelques-uns sombreront dans le désespoir et s’effondreront, d’autres – la grande majorité d’entre eux – ne fléchiront pas, peut-être soutenus par leur foi. Partageant le sort commun des déportés, les prêtres de Dachau s’efforcent de maintenir intacte leur vie spirituelle et sacerdotale. Une chapelle, la seule autorisée dans tout le système concentrationnaire, leur apporte un secours considérable.


Cette expérience unique dans l’histoire de l’Église éclaire d’un jour nouveau les rapports entre le nazisme et le christianisme.

Près de 70 ans après sa libération, le camp de concentration de Dachau demeure le plus grand cimetière de prêtres catholiques du monde.
 
 
 
 
 
Journaliste, Guillaume ZELLER est directeur de la rédaction de Direct 8. Il fut notamment chargé d’enquêtes au service historique de l’Armée de Terre.
 
 
 
FIGARO HISTOIRE, du 30 janvier 2015, La page de Jean Sevillia.
... Journaliste et historien, Guillaume Zeller raconte le drame particulier de ces hommes de Dieu pris dans la tragédie de la déportation. Par rapport aux autres prisonniers, ils disposaient d'un lieu de consolation : une chapelle, mais dont l'accès était aléatoire. Pour le reste, faim, froid, et maladie étaient leur lot quotidien, et ils n'échappaient pas à l'ordre SS : punitions, brimades, torture pour les récalcitrants...56 ecclésiastiques morts dans ce camp, dont 47 Polonais, ont été béatifiés par l'Eglise catholique, mais de nombreux cas sont encore à l'étude. Dachau fut le théatre d'atroces dérélections, mais aussi d'élévations spirituelles qu'évoque avec émotion cet ouvrage poignant."
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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 06:00

L'INFO n° 743

 

 

 

La mode sous l'Occupation

La mode sous l'Occupation

Débrouillardise et coquetterie dans la France en guerre, 1940-1945

 


En 1940, les Français commencent à manquer de marchandises aussi usuelles que le fil à coudre.
Pour se vêtir, chacun doit faire preuve d’ingénio­sité et tirer parti de tout ce qui est récupérable.
La haute couture, quant à elle, se maintient et se montre brillante, tandis que de nouvelles venues fréquentent ses collections : les épouses de dignitaires allemand, les femmes de collaborateurs et de profiteurs du marché noir…

 

S’ap­puyant sur de nouvelles archives et sur les travaux les plus récents, Dominique VEILLON, historienne, directrice de recherche honoraire au CNRS, éclaire d’un jour inédit la vie sous l’Occupation.

 

 

Dominique Veillon présentera son ouvrage, après-demain, jeudi 12 février à partir de 14h30 au musée Leclerc - musée Jean Moulin

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