Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : UNADIF MEDIAS
  • UNADIF MEDIAS
  • : Pour être informé de l'actualité UNADIF-FNDIR, de l'actualité des ADIF départementales. Pour être informé de l'actualité mémorielle, évènements, cérémonies, expositions, conférences, livres, films, pages d'Histoire ...
  • Contact

  

 

 

 

a2

 

  sur le BLOG MEDIAS

de l'Union Nationale

des Associations de Déportés,

Internés et Familles de Disparus

logo unadifndir grd taille 

et de la Fédération Nationale

des Déportés et Internés

de la Résistance

  

UNADIF - FNDIR

 Triangle rouge

compteur

 

 

__

 

Ici Londres ! Les français parlent aux français !

 

__

 

 

UNADIF est aussi sur

logo-facebook-circulaire.png

Derniers Articles Publies

  • Libération de Nancy et de Pont-à-Mousson
    L'INFO n° 1 139 UNADIF-FNDIR de la Meurthe-et-Moselle UNADIF-FNDIR 54 Samedi 16 septembre a eu lieu la commémoration du 73ème anniversaire de la libération de NANCY à la Petite-Malpierre sur le territoire de la commune de CHAMPIGNEULLES orchestrée par...
  • Concours de la Résistance et de la Déportation : une flamme qui ne doit pas s’éteindre
    L'INFO n° 1 138 UNADIF-FNDIR de la Meuse UNADIF-FNDIR 55 Concours de la Résistance et de la Déportation : une flamme qui ne doit pas s’éteindre Et qui ne s’éteindra pas, pour paraphraser le Général de Gaulle. Grâce au concours national de la résistance...
  • 73ème anniversaire de la Libération
    L'INFO n° 1 137 ADIF-FNDIR de l'Oise UNADIF-FNDIR 60 COMPIEGNE Vendredi 1er septembre 2017 Un hommage appuyé a été rendu aux Résistants FFI et FFL et aux Armées alliées, un étudiant-ingénieur de l'Université de Technologie de Compiègne a rédigé un magnifique...
  • Journée Tous Unis pour la Cité
    L'INFO n° 1 136 ADIF-FNDIR de l'Oise UNADIF-FNDIR 60 COMPIEGNE La 5ème édition de la journée TUC : Tous Unis pour la Cité aura lieu demain Mercredi 6 Septembre 2017 à Compiègne. Une journée sous le signe de l'engagement social et citoyen pour lycéens...
  • Cérémonie du Souvenir
    L'INFO n° 1 135 ADIF-FNDIR de l'Oise UNADIF-FNDIR 60 Forêt de Compiègne, La Faisanderie Samedi 26 août 20I7 Un immense merci à toutes les personnes présentes ayant répondu à l'invitation de notre association UNADIF-FNDIR de l'Oise ADIF de l'OISE et des...
  • Stèle du Dernier Train
    L'INFO n° 1 134 ADIF-FNDIR de l'Oise UNADIF-FNDIR 60 COMPIEGNE Dimanche 20 août 2017 Belle et émouvante cérémonie, où une nombreuse assistance était présente. Chaque année, les familles de Déportés de ce convoi, venues de toutes les régions de France,...
  • Germaine Latasse, Déportée-Résistante, fête ses 105 ans
    L'INFO n° 1 133 " Avant de débuter la trêve estivale pour les publications sur notre blog UNADIF MEDIAS , sur notre site www.unadif.fr et notre page facebook UNADIF , terminons par cet article consacré à la doyenne de nos associations. L'ensemble des...
  • ROUTE LECLERC 20I7
    L'INFO n° 1 132 L'association VIVE LA RESISTANCE présidée par notre ami Christophe Bayard nous informe du programme de la ROUTE LECLERC 20I7 « ROUTE LECLERC » 73ème anniversaire de la Libération du I0 au I9 août 20I7 L’association Vive la Résistance,...
  • Rosine Deréan, Déportée-Résistante
    L'INFO n° 1 131 ADIF-FNDIR de l'Indre-et-Loire UNADIF-FNDIR 37 Rosine Deréan fut une véritable star du cinéma des années 30. Déportée à Ravensbrück pour son engagement dans la Résistance, elle s’est retirée à Genillé. C'est un nom qui semble s'effacer...
  • Conseil représentatif des Déportés et Internés de la Résistance
    L'INFO n° 1 130 UNADIF - FNDIR Grenoble, samedi 1er juillet 2017. Conseil représentatif des Déportés et Internés de la Résistance Lors de l'Assemblée générale de nos associations, durant nos Congrès nationaux 2017, le Conseil d'administration de la FNDIR...

S'abonner à notre revue

- Vous souhaitez vous abonner à notre revue trimestrielle "Le Déporté pour la Liberté"

- Vous souhaitez acquérir nos livres, notre CD ou autre

Liste et bon de commande

http://www.unadif.fr/histoire-et-temoignages/les-publications

Commander nos ouvrages

24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 09:30

L'INFO n° 652

 

ADIF - FNDIR de la Somme (80)

 

À l’heure de commémorer le 70ème anniversaire de la Libération, l'association Villers-Bretonneux Mémoire pense à Charles Brassart, qui su ramener le calme dans la ville alors que les réglements de comptes pouvaient pleuvoir.

Selon Yves Taté, président de l’association Villers-Bretonneux Mémoire, la libération de la ville a été scrupuleusement retracée par Irénée Jubré
* qui dirigea le groupe de résistants et les témoignages d’acteurs que furent Walter Gysemans, Marcel Goret et Pierre Poteau mais un personnage important fut injustement ignoré dans la prolongation de cet évènement, c’est Charles Brassart.


Ce patron d’une bonneterie familiale, apprécié de tous, résistant et gaulliste de la première heure fut élu président du comité de libération de Villers le 2 septembre 1944 après des heures de débats, d’affrontements entre les résistants authentiques et ceux qui le devenaient depuis le 31 août.

Le 31 août 1944, Villers-Bretonneux, comme d’autres localités de la région, pavoisait aux couleurs des libérateurs anglais. « Ce que l’on sait moins, c’est que ce sont les résistants locaux qui ont engagé le processus de libération ce matin-là avec une certaine inconscience, certes mais avec une farouche résolution puisée dans l’ombre pendant les semaines qui précédèrent cet évènement » explique Yves Taté président de l’association Villers-Bretonneux Mémoire.



Destruction de convois allemands

En quelques heures ce jour-là les FFI, Forces Françaises de l’Intérieur, ne vont pas « repousser l’ennemi » comme le prétend la plaque fixée sur le monument de la Résistance, mais culbuter, anéantir plusieurs éléments de postes allemands.

Le combat mené principalement au carrefour Pollet sur la route d’Amiens devait permettre la destruction de plusieurs convois allemands et faciliter l’arrivée de la 50e division britannique qui devait franchir la Somme sans encombre.

Ce fut d’abord en début de matinée une colonne hippomobile allemande (en réalité des Ukrainiens) qui tentait d’échapper aux Lightning P38 américains qui tournaient au-dessus des convois et lâchaient leurs bombes, qui fut capturée avec 50 hommes, cinq officiers et 40 chevaux et mulets.

Puis vers 8 heures des éléments motorisés de Waffen SS résistèrent pendant deux heures aux assauts menés par les groupes de résistants installés à la ferme Leguillier, au château Delacour et rue des Tavernes. Le bilan fut de cinq morts et quatre blessés dans le camp français, neuf et onze côté allemand, 300 prisonniers, matériel d’armement et véhicules saisis. « Après l’arrivée des forces britanniques, Charles Brassart eut la lourde tâche de ramener le calme, d’éviter les représailles et les règlements de compte, notamment la tonte des femmes » poursuit Yves Taté.

Il lui fallait vite assurer la sécurité des biens et des hommes, récupérer les armes, assurer la garde et le transfert des prisonniers, procéder à l’inhumation des morts des deux camps et répondre à beaucoup d’autres urgences. Cet homme respectable et respecté s’engagea avec détermination et courage dans cette entreprise naviguant entre déchirement des passions et méchanceté. Miné par les efforts et le déchaînement de la bêtise, il tomba malade et mourut quelques mois plus tard le 18 avril 1945 à 61 ans.

« Soixante-dix ans après, au moment où nos concitoyens se souviennent d’un évènement marquant le retour à la liberté, il serait louable de rendre à Charles Brassart, l’hommage qui lui est dû » affirme le président de Villers-Bretonneux Mémoire.

 


*L’ouvrage d’Irénée Jubré est en vente à la librairie Deludon, rue de la République à Villers-Bretonneux.

 

Portrait de Charles Brassart (D.R.)

Portrait de Charles Brassart (D.R.)

Source : Denis Demarcy - Courrier picard - 8 septembre 2014

Repost 0
Publié par Gérard BOCQUERY - dans actualité ADIF
commenter cet article
23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 10:30

L'INFO n° 651

 

Dans le cadre des "Jeudis de l'Histoire" Ivan Denys présentera son ouvrage lycéen résistant (Ed. Signes et balises) le 13 novembre 2014 à 17 heures au Mémorial du général Leclerc - Musée Jean Moulin à Paris.

 

 

Ivan Denys est né en 1926, Médaillé de la Résistance française, agrégé de Lettres classiques.

Son livre « lycéen résistant » est un témoignage, celui d’un jeune lycéen, entré très jeune dans la Résistance, il a 14 ans en 1940. Dans cet ouvrage, l’auteur ne cherche à aucun moment à exagérer son rôle. Il se compose de quatre chapitres : une évocation de son enfance jusqu’à la drôle de guerre et l’exode, un récit de la manifestation du 11 novembre 1940 telle qu’elle fut vécue par ce jeune lycéen de 14 ans, le récit de ses activités dans la Résistance, celui de sa participation à la libération de Paris et une évocation de l’immédiat après-guerre.

lycéen résistant
Repost 0
Publié par Gérard BOCQUERY - dans actualité lecture
commenter cet article
22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 05:00

L'INFO n° 650

 

 

UNADIF - ADIF de l'OISE (6O)



Samedi 18 octobre, l'ADIF-FNDIR de l'Oise et son Drapeau étaient présents sous l'Arc de Triomphe de l'Etoile à Paris.

L'ADIF-FNDIR de l'Oise a participé au dépôt de gerbes et au ravivage de la Flamme, sur la Tombe du Soldat inconnu, mort pour la France avec une délégation des associations patriotiques de l'agglomération de la région de Compiègne, des enfants et des représentants de la Ville de Compiègne. Pierre Despret, président de l'association Devoir de Mémoire (D2M) de l'Université de Technologie de Compiègne (UTC), dont l'ADIF-FNDIR de l'Oise est partenaire, était également présent.

 

Après avoir remonté l'avenue des Champs-Elysées, fermée à la circulation pour cet évènement, la délégation compiégnoise a déposé plusieurs gerbes, avant de raviver la Flamme, en présence d'un détachement du 2ème Régiment étranger de cavalerie (2e REC) et de musiciens de la Garde républicaine.



https://www.facebook.com/pages/ADIF-de-lOISE/252990701498372

 

Gérard BOCQUERY, président de l'ADIF-FNDIR de l'Oise
secrétaire général adjoint national de l'UNADIF

COMPTE-RENDU EN IMAGES

Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
Repost 0
Publié par Gérard BOCQUERY - dans actualité ADIF
commenter cet article
21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 05:00

L'INFO n° 649

 

Héros de la Première Guerre mondiale, le soldat de 2ème classe, Albert Roche est décoré de la Croix de la Légion d'honneur et présenté comme le premier soldat de France par le général Ferdinand Foch.

Novembre 1918 : la guerre, enfin, est terminée. Oubliées les craintes, les souffrances et les restrictions, terminé le régime allemand ; après 47 ans, l'Alsace redevient française. Le cœur est à la fête et ils sont des milliers à défiler dans les rues de Strasbourg, à chanter La Marseillaise et à acclamer le général Foch au pied de l'hôtel de ville.

Coiffé de son képi, le général apparaît au balcon de l’hôtel de ville, ce 27 novembre 1918. La foule en délire scande son nom : « Foch ! Foch ! Vive Foch ! » Le général salue la foule, retourne à l'intérieur, puis revient en compagnie d'un modeste soldat de deuxième classe.

[Albert Roche et le général Foch. Strasbourg, le 27 novembre 1918 (D.R.)]

[Albert Roche et le général Foch. Strasbourg, le 27 novembre 1918 (D.R.)]

D'un geste, Foch exige le silence et présente l'individu épinglé de la Croix de la Légion d'honneur : « Alsaciens, je vous présente votre libérateur Albert Roche, le premier soldat de France ! »



Mais qui est ce jeune homme ? Qu'a-t-il fait pour mériter tant d'honneur, et ce titre enviable de «premier soldat de France»?



L’Armée ne veut pas d'Albert Roche

Né le 5 mars 1895 à Réauville, dans l'arrondissement de Montélimar, Albert Séverin Roche est issu d'une famille nombreuse de cultivateurs. En 1913, il a 18 ans lorsqu'il se présente au conseil de révision. Mais la déception est à la hauteur de la réponse : jugé trop chétif, il est refusé.

À la déclaration de la guerre, en août 1914, il décide toutefois de s'engager. Malgré le refus de son père, qui préfère l'avoir à ses côtés pour les travaux des champs. Mais le jeune homme veut servir son pays et « faire la guerre » aux Boches. Il quitte donc le village de nuit, direction le camp d'Alban : là, parait-il, ils acceptent les volontaires. De fait, on l'accepte. Mais seconde déception : mal aimé et mal noté, le jeune homme ne connaît de la guerre que les quatre murs du camp d'instruction. Roche enrage. Il se sauve. On le rattrape et c'est la prison. Rien ne laisse alors présager l'avenir militaire radieux qu'on lui connaît à l'issue de la guerre.

 



Albert Roche, le chasseur aux 9 blessures et aux 1180 prisonniers

En prison, le « déserteur » réclame sa mutation au front. Finalement, n'est-ce pas le sort réservé aux mauvais soldats : les envoyer au front se faire tuer ? L'officier accepte et Roche obtient enfin ce qu’il voulait, en octobre 1914, il est affecté au 30ème bataillon de Chasseurs à pied, puis, en juillet 1915, il rejoint le 27e bataillon engagé sur l'Aisne. Là, Roche va faire la guerre à sa manière.

Envoyé dans le camp ennemi avec deux camarades pour détruire un nid de mitrailleuses, le jeune Roche laisse tomber une poignée de grenades dans le tuyau de cheminée du poêle avec lequel les Allemands se chauffent. L'explosion fait plusieurs morts, et les blessés se rendent facilement, croyant être attaqués par un bataillon entier. Roche revient avec huit prisonniers et les mitrailleuses allemandes. Un acte audacieux qui impose vite le respect au sein du bataillon : Roche n'est plus le « mal-aimé ».

À lui tout seul, Roche défend une tranchée de Sudel, en Alsace : toute sa section a été fauchée, tous ses camarades sont morts. Il met alors en batterie leurs « Lebels » sur toute la ligne en passant d'un fusil à l'autre ; il charge, tire, recharge, tire encore. La ruse réussit, les Allemands imaginant la tranchée solidement tenue, ils se replient.

Quelques mois plus tard, un nouvel acte de bravoure et d'audace : capturé avec son lieutenant blessé, Albert Roche saute sur l'officier qui l'interroge, le braque avec son propre revolver et tient en joue les autres gardiens allemands. Ce jour-là, il revient avec son lieutenant sur le dos, Albert Roche a fait 42 prisonniers.

À coups de feu, d'audace et de bluff, « celui-dont-on-ne-voulait-pas » aura fait quelques 1180 prisonniers durant la Grande Guerre.

 



Albert Roche envoyé au peloton d'exécution pour abandon de poste

Au Chemin des Dames, le capitaine du bataillon est grièvement blessé entre les lignes. N'écoutant que son courage, Roche vole à son secours et rampe près de six heures pour le retrouver, et quatre heures encore pour le ramener. Il le confie aux brancardiers : le capitaine a perdu connaissance, et Roche, épuisé, s'endort dans un trou de guetteur.
Réveillé par une patrouille commandée par un lieutenant français, il est immédiatement arrêté pour « abandon de poste : exécution dans les 24 heures ». Roche ne peut s'expliquer, il n'a aucun témoin, et en période de mutineries les procès vont vite, trop vite. Conduit dans une tranchée pour y être fusillé, une estafette envoyée par le capitaine sauvé, qui est sorti du coma, vient au secours du valeureux soldat. De plus, son capitaine le propose pour la Médaille militaire.
De là, la légende d'Albert Roche est née et fait le tour de France.

 



Albert Roche, un combattant décoré

Au cours des combats, Albert Roche est blessé à neuf reprises. À chaque fois, il refuse d’être envoyé à l’arrière pour y être soigné. Un jour il s’opère lui-même pour s’extraire une balle.

Chevalier puis Officier de la Légion d’honneur, Médaille militaire, Croix de guerre avec douze citations dont quatre à l’ordre de l’Armée, Croix du combattant volontaire, Albert Roche finit la guerre couvert de décorations.

Albert Roche avait sa part d’ombre, mais il connut aussi de rares moments dans la lumière. En 1920, il fait partie des onze braves qui désignent le Soldat Inconnu et il est un des huit combattants qui portent le cercueil jusqu’à l’Arc de Triomphe. En 1925, il fait partie aussi de la maigre délégation française invitée à la table du roi Georges V d’Angleterre lors des obsèques du maréchal Lord French.

 



Albert Roche, un héros oublié

 

Après la guerre, Albert Roche rentre dans sa région, à Réauville où il épouse une fille de Colonzelle, village voisin du sien et travaille comme cartonnier.

Albert Roche a participé aux cérémonies les plus grandioses, côtoyé les plus grands, accompagné la dépouille du Soldat inconnu à Paris et mangé à la table du roi d'Angleterre.

Il décédera le 15 avril 1939, à l'âge de 44 ans, fauché par une voiture alors qu'il descend du car qui le ramène de la cartonnerie. Comme l'écrit l'historien Pierre Miquel dans La Grande Guerre au jour le jour, aux Éditions Pluriel : « Cet homme avait traversé quatre ans de guerre, il avait été neuf fois blessé, il avait mille fois frôlé la mort, il avait bien failli être injustement fusillé comme mutin. Il avait échappé à tous les dangers, à tous les accidents. Il se fait tuer vingt ans plus tard, en rentrant chez lui, à la descente de l'autocar ».


 

Albert Roche,  Légion d’honneur, Médaille militaire, Croix de guerre avec douze citations (D.R.)

Albert Roche, Légion d’honneur, Médaille militaire, Croix de guerre avec douze citations (D.R.)

Aujourd'hui, son nom n'est pas de ceux que l'on enseigne ou que l'on retrouve dans les livres d'histoire et les dictionnaires. Victime du temps qui lui préfère les grands – ceux qui ont modelé le siècle – seul un buste au parvis de sa demeure natale évoque celui qui fut – et restera – le « premier soldat de France ».

 

 

Source texte : encyclopédie wikipédia - Georges Bourquard, ledauphine.com - Maurice Bourdon, suite101.fr

Le buste d'Albert Roche visible dans son village natal (D.R.)

Le buste d'Albert Roche visible dans son village natal (D.R.)

Repost 0
Publié par Gérard BOCQUERY - dans Histoire
commenter cet article
20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 04:30

L'INFO n° 648

 

 

Monsieur Joseph ZIMET, Directeur général de la Mission du Centenaire, Monsieur Marc MÉZARD, Directeur de l'École Normale Supérieure, Monsieur Julien LARERE-GENEVOIX, Président de l'association "Je me souviens de Ceux de 14", Monsieur Jean-Luc MICHAUX, Président de Native Production ont le plaisir de vous convier à l'avant-première de la série-évènement :

"CEUX DE 14"

 

Lundi 20 octobre 2014 à 19h30

amphi Jules Ferry de l'Ecole Normale Supérieure (ENS), en présence du réalisateur Monsieur Olivier SCHATZKY.

 

 La séance sera suivie d'un coktail.

 

CEUX DE 14 : une production Native, adaptée du roman de Maurice GENEVOIX, avec la participation de France 3, du Conseil général de la Meuse, de la Région Lorraine, de la Fondation Carac, de la DMPA, de TV5 Monde et du CNC

 

 Places limitées. Réservation obligatoire avant le 17 octobre : 01 80 05 29 03

 

Ecole Normale Supérieure

29, rue d'Ulm

75005 Paris

 

© Ceux de 14

© Ceux de 14

Repost 0
Publié par Gérard BOCQUERY - dans actualité télévisuelle
commenter cet article
19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 05:30

L'INFO n° 647


 


Pendant la Grande Guerre, le mot « résistant » ne fut jamais employé en tant que substantif, contrairement à ce qui se passa pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour désigner les personnes qui, entre 1914 et 1918, s’opposent à l’occupation allemande, c’est le terme ancien d’« espion » qui est utilisé.



Ce sont des renseignements précis sur le dispositif allemand que recherchent prioritairement les Alliés. Ils s’attachent, pour cela, à recruter dans les régions occupées, des agents susceptibles de recueillir et de transmettre des informations fiables. C’est à Folkestone qu’est installé le Bureau interallié de renseignements sous la conduite d’un officier britannique, le Major Cecil Aylmer-Cameron. Il dispose des données fournies par les 2e Bureaux français et belge. Il faut attendre cependant mars 1918, lorsque le général Foch est nommé Généralissime de toutes les armées alliées, pour que le Bureau de Folkestone devienne l’organisme coordinateur unique de tous les services de renseignement alliés. Pour assurer les liaisons entre les territoires occupés et les secteurs sous contrôle allié, les réseaux utilisent essentiellement des pigeons-voyageurs. L’interception de certains d’entre eux provoquera le démantèlement de plusieurs organisations. Le Bureau de Folkestone supervise deux antennes hors du Royaume-Uni : l’une est à Rotterdam, dans les Pays-Bas neutres, l’autre à Montreuil-sur-Mer, à l’arrière du front.



C’est à Saint-Omer, où se trouve, jusqu’en 1916, le quartier-général britannique du général French, que les services de renseignement contactent, pour la première fois, une jeune femme, originaire du Nord, Louise de Bettignies. Elle diffuse, depuis le début de l’Occupation, des messages de Lillois, soumis au joug allemand, à leurs compatriotes demeurés libres. Louise de Bettignies est née à Saint-Amand-les-Eaux en 1880, dans une famille aristocratique mais dépourvue de fortune. Après ses études au lycée de Valenciennes, elle devient préceptrice dans de grandes familles, dans plusieurs pays européens. C’est une jeune femme moderne, qui parle couramment l’anglais, l’allemand, l’italien et se débrouille en russe, en tchèque et en espagnol. Dans les premiers mois de la guerre, après l’arrivée des Allemands à Lille où elle résidait, elle s’est réfugiée à Saint-Omer, et a travaillé à soigner les blessés. Initialement abordée par le 2e Bureau français, elle préfère s’engager au sein de l’Intelligence Service. Elle suit une formation approfondie en Angleterre, au cours de laquelle on lui apprend l’emploi des codes, la manière de dresser des plans, les méthodes pour collecter et transmettre les informations. Elle prend dès lors le pseudonyme d’Alice Dubois.



Louise de Bettignies est infiltrée en Belgique et reçoit un emploi de couverture dans une société néerlandaise, la Compagnie des Céréales de Flessingue. Sa mission essentielle est d’identifier les mouvements de troupes allemandes dans la région lilloise, plaque tournante principale de l’armée allemande dans cette partie du front ouest. Au printemps 1915, le réseau « Alice » regroupe 80 personnes, des hommes et des femmes, de toutes conditions sociales. Ils surveillent les trains, repèrent les emplacements des batteries de canons, des dépôts de munitions, les résidences des états-majors, assurent le passage de soldats alliés vers les Pays-Bas. Le réseau bénéficie des compétences d’un belge de Mouscron, De Geyter, propriétaire d’un laboratoire de chimie industrielle, qui réalise les faux papiers. Des « courriers » assurent la transmission des renseignements, au plus vite, vers la Hollande. Le réseau Alice compte bientôt 80 personnes dans la région de Lille-Roubaix-Tourcoing, le plus souvent des employés des chemins de fer ou des postes, des voituriers, toutes personnes amenées à se déplacer ou alors des personnes habituées au secret professionnel ou confessionnel, comme des médecins ou des prêtres. Elle s’associe au printemps 1915, à Marie-Léonie Vanhoutte qui se fait appeler « Charlotte Lameron ». A l’été 1915, elles étendent leur service au secteur de Cambrai-Valenciennes-Saint-Quentin.



Les Allemands ont d’emblée pris des mesures répressives brutales pour empêcher le développement des activités d’espionnage. Il y aura, sur l’ensemble de la guerre, 21 condamnations à mort dans le Nord et de multiples peines de prison et de travaux forcés.



Parmi les principales victimes se trouve un jeune étudiant, Léon Trulin, qui avait organisé un petit réseau de renseignement, « Léon 143 », rattaché au réseau Alice. Il est fusillé le 8 novembre 1915 dans les fossés de la citadelle de Lille, à l’âge de 18 ans. Né à Ath, en Belgique, le 2 juin 1897, Léon Trulin s’est établi, avec sa famille, à La Madeleine-lez-Lille, en 1902. Dans les premières semaines de la Grande Guerre, après l’invasion allemande, il se rend en Angleterre pour s’engager dans l’armée belge, mais est refusé en raison de son jeune âge. Il se tourne vers les Britanniques. Ceux-ci lui proposent de retourner en territoire occupé pour créer une organisation de renseignement. Celle-ci se développe dans les premiers mois de l’année 1915. Trulin est aidé par d’autres jeunes gens : Raymond Derain (18 ans), Marcel Gotti (15 ans), André Herman (18 ans), Marcel Lemaire (17 ans) et Lucien Deswaf (18 ans). Il assure lui-même la transmission des documents vers la Hollande. Il est arrêté dans la nuit du 3 au 4 octobre 1915, près d’Anvers : dans son portefeuille, plusieurs rapports, des photographies et des plans d’installations militaires allemandes. Il est condamné à mort pour « espionnage ». En septembre 1919, Léon Trulin sera attributaire, à titre posthume, de la Croix de guerre britannique et sera fait, le 30 janvier 1920, Chevalier dans l’Ordre de l’Empire Britannique.



Louise de Bettignies, qui franchissait chaque semaine la frontière belgo-hollandaise pour transmettre ses rapports au service anglais, fait l’objet d’une recherche intensive par le contre-espionnage allemand. Elle tombe dans une souricière, le 20 octobre 1915, à Froyennes, près de Tournai. Détenue à la prison Saint-Gilles de Bruxelles, elle est, le 19 mars 1916, condamnée à mort. Or, cette peine est prononcée alors qu’une puissante campagne internationale est en cours pour protester contre les exécutions, à Bruxelles, de l’infirmière britannique Edith Cavell et de la résistante belge Gabrielle Petit. Louise de Bettignies est graciée par le gouverneur Bissing et voit sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité. Le 21 avril 1916, elle est emprisonnée à la forteresse de Sieburg. Cependant, sa notoriété et son prestige sont déjà considérables en France et en Grande-Bretagne. La veille de son arrivée à Sieburg, elle a été citée à l’ordre de l’armée française par le général Joffre.



Victime de mauvaises conditions de détention – elle a été mise au cachot pour avoir incité ses co-détenues à refuser de travailler pour les Allemands –, Louise de Bettignies meurt à l’hôpital Sainte-Marie de Cologne le 27 septembre 1918, des suites d’une pleurésie mal soignée. Son corps sera transféré à Lille en mars 1920 où des funérailles solennelles seront organisées. Louise de Bettignies est inhumée à Saint-Amand-les-Eaux, sa ville natale. La croix de bois que les Allemands mirent sur sa tombe, à Cologne, est, depuis 1994, présentée dans une vitrine dans la basilique de Notre-Dame-de-Lorette.

 



Plusieurs monuments évoquent, à Lille, la mémoire des « Résistants » de la Grande Guerre :
- la statue de Louise de Bettignies, Boulevard Carnot,
- la statue de Léon Trulin, située au début de la rue qui porte son nom, à deux pas de l’Opéra,
- le Monument des fusillés lillois montrant l’exécution des membres du « Comité Jacquet », à l’entrée de l’Esplanade.



Yves LE MANER,
Directeur de La Coupole, Centre d'Histoire et de Mémoire du Nord–Pas-de-Calais

 

 

Source : site internet externet : http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/

Portrait de Louise de Bettignies. Source : archives départementales du Nord

Portrait de Louise de Bettignies. Source : archives départementales du Nord

Résistance : le réseau Alice, Louise de Bettignies
Repost 0
Publié par Gérard BOCQUERY - dans Histoire
commenter cet article
18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 05:30

L'INFO n° 646

Conférence du Service historique de la Défense à Toulon

 

Dans le cadre du 70ème anniversaire du débarquement en Provence, le Service historique de la Défense (SHD) organise des conférences à Toulon (Var), jusqu'en décembre 2014.

 

La prochaine conférence aura lieu jeudi 23 octobre à 17 heures, et aura pour thème :

 

La reconstruction de l’arsenal de Toulon après la Libération.
Par Bernard Cros, ingénieur des travaux maritimes, auteur d’ouvrages sur l’Arsenal, membre de l’académie du Var.

En savoir plus...

Repost 0
Publié par Gérard BOCQUERY - dans actualité colloque
commenter cet article
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 04:30

L'INFO n° 645

La FNAM a un nouveau président

L'amiral Henri Lacaille a été élu président fédéral de la Fédération nationale André Maginot, le 19 septembre 2014. Il succède ainsi à Monsieur Maurice Gambert.

La FNAM a un nouveau président

La Fédération nationale André Maginot des anciens combattants et victimes de guerre a été créée en 1888, à Marseille, par des anciens combattants de la guerre 1870-1871 et des expéditions coloniales.

 

La FNAM vient de fêter ses 126 ans d’existence, la Fédération compte près de 300 000 adhérents regroupés en 257 associations.

En savoir plus...

Repost 0
Publié par Gérard BOCQUERY - dans UNADIF-FNDIR
commenter cet article
16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 04:30

L'INFO n° 644

 

Les prochaines "Rencontres et Dédicaces", autour du "Livre-Résistant", organisées par l'association des amis de la Fondation de la Résistance (MER) se dérouleront, le samedi 6 décembre prochain, à partir de 14 heures dans les Salons de la Fondation de la Résistance.

 

Auront lieu, notamment, les présentations et dédicaces par leurs auteurs :

 

- du nouveau livre UNADIF "Une mémoire philatélique des camps" du docteur Michel CLAVERIE, administrateur de l'UNADIF.

 

- du nouveau livre "Une famille du refus mais toujours l'espérance, recueils et récits 1914-1918 et 1939-1945" de Jacqueline FLEURY-MARIE, 1ère vice-présidente de la FNDIR.

 

 

Fondation de la Résistance

30, boulevard des Invalides

75007 Paris

 

Une mémoire philatélique des camps du docteur Michel Claverie

Une mémoire philatélique des camps du docteur Michel Claverie

Une famille du refus mais toujours l'espérance de Jacqueline Fleury-Marié

Une famille du refus mais toujours l'espérance de Jacqueline Fleury-Marié

Rencontres et Dédicaces
Rencontres et Dédicaces
Repost 0
Publié par Gérard BOCQUERY - dans UNADIF-FNDIR
commenter cet article
15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 04:00

L'INFO n° 643

 

 

Sortie le 15 octobre 2014

 

Ouvrage collectif sous la direction d'Evelyne Morin-Rotureau

 

Une coédition du Ministère de la Défense (SGA/DMPA) avec les éditions Autrement.

 

 

En France, en 1939, les femmes ne sont pas citoyennes, les espérances d'émancipation entrevues au sortir du premier conflit mondial sont retombées rapidement, ne débouchant ni sur des actes politiques concrets, ni sur un changement des mentalités.


Dans les premiers mois de la guerre, 800 000 d'entre elles se retrouvent brusquement seules, chefs de famille, la débâcle de juin 1940 ayant fait plus d'un million et demi de prisonniers.


Pour certaines, il s'agira alors de nourrir, vêtir, chauffer leurs familles, au quotidien, subissant l'Occupation, ses privations et ses violences, subissant aussi Vichy, qui prône les mères au foyer et fait de la procréation un enjeu national.


Pour d'autres, refusant la collaboration, viendra le temps de s'engager dans la Résistance : agents de liaison, cantinières, combattantes les armes à la main... 10 000 d'entre elles connurent la déportation, comme nombre de femmes juives françaises à partir de 1942.


Ce livre n'écarte aucun aspect de la vie des femmes. Il aborde les violences sexuelles subies sous l'Occupation et à la Libération, le châtiment des tondues, l'émergence de la figure de la femme dans le cinéma des années 1940, les poétesses et écrivaines d'alors, les premières revendications féministes et la récompense du droit de vote en 1945.


Emaillé de portraits de grandes femmes de l'époque, comme Rose Valland (répertoriant les œuvres d'art pillées par les nazis pour mieux les récupérer après la guerre) ou Lucie Aubrac, ce livre propose une relecture de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, à travers le prisme du « deuxième sexe ».

 

Évelyne Morin-Rotureau a dirigé cet ouvrage. Historienne de formation, elle a été chargée de mission aux Droits des femmes et à l'égalité pour le département de la Sarthe. Par des colloques, des émissions de radio, des expositions, elle cherche à vulgariser l'histoire des femmes auprès d'un large public. Elle a dirigé chez Autrement la série Combats de femmes : 1939-1945 (2002), 1789-1799 (2003) et 1914-1918 (2004) et le beau livre Françaises en guerre. 1914-1918.

 

Cet ouvrage réunit les contributions des meilleurs spécialistes :

Christine Bard, Dominique Veillon, Yvonne Kniebiehler, Annette Wierviorka, Insa Meinen, Élodie Jauneau, Sylvie Chaperon, Luc Capdevila, Corinne Bouchoux et Geneviève Sellier.

 

Avec le soutien de la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives (DMPA).

 

 

Auteur : Ouvrage collectif

Editeur : Autrement / Ministère de la Défense (SGA/DMPA)

ISBN : 978-2-7467-3895-9

EAN : 9782746738959

Prix : 30 €

 

 

Source : Ministère de la Défense (SGA/DMPA)

1939-1945. Les Françaises au coeur de la guerre
Repost 0
Publié par Gérard BOCQUERY - dans actualité lecture
commenter cet article