Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : UNADIF MEDIAS
  • : Pour être informé de l'actualité UNADIF-FNDIR, de l'actualité des UNADIF départementales. Pour être informé de l'actualité mémorielle, évènements, cérémonies, expositions, conférences, livres, films, pages d'Histoire ...
  • Contact

  

 

 

 

a2

 

  sur le BLOG MEDIAS

de l'Union Nationale

des Associations de Déportés,

Internés et Familles de Disparus

logo unadifndir grd taille 

et de la Fédération Nationale

des Déportés et Internés

de la Résistance

  

UNADIF - FNDIR

 Triangle rouge

compteur

 

 

__

 

Ici Londres ! Les français parlent aux français !

 

__

 

 

UNADIF est aussi sur

logo-facebook-circulaire.png

Derniers Articles Publies

  • Le livre des 9 000 déportés de France à Mittelbau-Dora
    L'INFO n° 1 311 Le projet initié en 1998 par notre ami André Sellier, Déporté-Résistant, Historien, Président de l'UNADIF-FNDIR de la Somme, voit le jour cette année, le " livre des 9 000 déportés de France à Mittelbau-Dora " c'est un mémorial de papier...
  • Entretenir la mémoire des résistants et des victimes du nazisme
    L'INFO n° 1 310 UNADIF - FNDIR de la Manche UNADIF-FNDIR 50 Il se bat pour entretenir la mémoire des résistants et des victimes du nazisme Dans le Val-de-Saire, Yves Sassignol est marqué par l'histoire de son grand-père, résistant, qui fut déporté suite...
  • Comment devient-on le général de Gaulle ?
    L'INFO n° 1 309 UNADIF - FNDIR des Deux-Sèvres UNADIF-FNDIR 79 Nicole Sibileau, Présidente UNADIF-FNDIR des Deux-Sèvres vous convie à une Conférence de Frédérique Neau-Dufour, Historienne : " Comment devient-on le général de Gaulle ? " Mardi 13 octobre...
  • Timbres UNADIF-FNDIR du 75ème anniversaire
    L'INFO n° 1 308 UNADIF - FNDIR L’UNADIF - FNDIR a toujours été liée historiquement à la Poste, et notamment par Eugène THOMAS, membre fondateur de la FNDIR, Président de l’UNADIF en 1959 et ancien Ministre des PTT, notamment sous le Général de Gaulle...
  • Nouveau Mur des Noms
    L'INFO n° 1 307 UNADIF - FNDIR de l'Oise UNADIF-FNDIR 60 COMPIEGNE, vendredi 14 février 2020 C’est un bel hommage qui a été rendu avec l’inauguration du nouveau Mur des Noms au Mémorial de l’Internement et de la Déportation du camp du Royal Lieu de Compiègne....
  • La Voix du rêve - Le film
    L'INFO n° 1 306 UNADIF - FNDIR La Voix du rêve - Le film Ce film-documentaire vient d'être validé, en février 2020, par le ministère de l'Education nationale et de la Jeunesse. Ce documentaire est consacré aux derniers témoignages des Déportés-Résistants...
  • Cérémonie-hommage à Nathalie Demeurisse
    L'INFO n° 1 305 UNADIF-FNDIR de l'Oise UNADIF-FNDIR 60 Soucy, samedi 15 février 2020 Hommage à Nathalie Demeurisse-Sokolowsky, porte-drapeau UNADIF-FNDIR, décédée brutalement à 54 ans, le 15 février 2019. Le Président Gérard Bocquery et des membres UNADIF-FNDIR...
  • Sortie républicaine et mémorielle
    L'INFO n° 1 304 UNADIF-FNDIR de la Meurthe-et-Moselle UNADIF-FNDIR 54 Paris, Palais-Bourbon A l'invitation de notre Député Laurent GARCIA, nous avons affrété un car afin de nous rendre, le mardi 4 février 2020, à l'Assemblée nationale pour une visite...
  • Journées nationales et cérémonies officielles
    L'INFO n° 1 303 UNADIF - FNDIR Pour répondre à de nombreuses demandes d'internautes, voici la liste des journées nationales et cérémonies officielles : JOURNEES NATIONALES & CEREMONIES OFFICIELLES Photo d'illustration D.R. 11 MARS La journée nationale...
  • 75ème anniversaire de la libération d'Auschwitz
    L'INFO n° 1 302 UNADIF - FNDIR de l'Oise UNADIF-FNDIR 60 COMPIEGNE , mémorial de l'internement et de la déportation du camp du Royal Lieu Lundi 27 janvier 2020 Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'holocauste et de la prévention...

S'abonner à notre revue

- Vous souhaitez vous abonner à notre revue trimestrielle "Le Déporté pour la Liberté"

- Vous souhaitez acquérir nos livres, notre CD ou autre

Liste et bon de commande

http://www.unadif.fr/histoire-et-temoignages/les-publications

Commander nos ouvrages

21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 06:00
Une mémoire philatélique des camps

L'INFO n° 624

 

Le nouveau livre UNADIF de Michel Claverie, membre du Conseil d'administration.


La sortie officielle de cet ouvrage a eu lieu lors de nos congrès nationaux 2014 UNADIF-FNDIR en juin dernier.

 


En savoir plus...

Partager cet article

Repost0
20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 06:00

L'INFO n° 623

 

Du 2O au 28 septembre 2O14, Exposition au Musée Airborne à Sainte-Mère-Eglise (5O)

« Unités d’Elite Françaises pendant la Seconde Guerre Mondiale »



A l’occasion des journées du patrimoine et pendant la semaine suivante, le Musée Airborne présente une exposition inédite ayant pour thème Les Unités d’Elites Françaises pendant la Seconde Guerre Mondiale. Celle-ci présentera le 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes Français ainsi que le Commando Kieffer, elle sera composée de photos, d’objets ayant appartenu aux soldats, d’uniformes…

Le 1er RCP (Régiment des Chasseurs Parachutistes) surnommé « les rapaces » a un lien direct avec le Musée Airborne. En effet ce régiment a été formé par les Parachutistes Américains du 505ème Régiment de la 82ème Division Aéroportée. Leur entrainement au saut et au combat a été effectué en 1943 à Fez au Maroc.

Cette partie de l’exposition a été créée en collaboration avec le 1er RCP qui a prêté au Musée la grande majorité des pièces exposées. Ces objets ont eux-mêmes été donnés au Mémorial du 1er RCP, situé à Pamiers dans l’Ariège, par les premiers soldats du régiment et vétérans de la Seconde Guerre Mondiale.

Le Commando Kieffer était composé de 177 soldats Français, cette unité d’élite a participé au Débarquement en Normandie et est arrivée à Ouistreham en 1944. Les membres du Commando Kieffer ont été formés en Angleterre par des soldats Britanniques, ils étaient ainsi équipés de matériels anglais.

Issus de collections privées, les objets portant sur le Commando Kieffer n’ont jamais été exposé au public.


 

Unités d’Elite Françaises pendant la Seconde Guerre Mondiale

Partager cet article

Repost0
19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 04:00
Gueules Cassées, un nouveau visage

L'INFO n° 622

 

A l'occasion du Centenaire de la Grande Guerre, l’Union des Blessés de la Face et de la Tête (UBFT) et la Fondation des « Gueules Cassées » organisent un colloque inédit :
 

Gueules Cassées, un nouveau visage


Des médecins et historiens de haut niveau, français et internationaux, débattront de sujets d’actualité et de l’innovation scientifique lors de quatre sessions exceptionnelles :

• Histoire d’Hommes, Histoire d’Institutions


• Essor de la chirurgie maxillo-faciale


• Souffrance et psychologie du soldat et de l’ancien combattant


• Expertise et réparation

 

 

Lorsque l’on parle des « Gueules Cassées » tout un chacun pense aux blessés de la face de la Première Guerre mondiale. Pourtant toutes les guerres laissent derrière elles de nouvelles « gueules cassées » physiques et psychologiques. C’est pour ces défenseurs de la France et de ses idéaux que l’Union des Blessés de la Face et de la Tête et la Fondation des « Gueules Cassées » organisent un rendez-vous exceptionnel sous le haut patronage du Président de la République :

 

Le colloque « Gueules Cassées, un nouveau visage » les 17 et 18 octobre 2014 à l’Ecole Militaire de Paris

 

En 1921, trois hommes : Albert JUGON, Bienaimé JOURDAIN et le Colonel Yves PICOT fondent une association pour venir en aide à leurs camarades atrocement défigurés au cours de la Première Guerre mondiale.

Ils choisissent de s’appeler « Les Gueules Cassées », terme rude et provocant pour le grand public mais affectueux pour eux-mêmes. Ils se dotent d’une devise porteuse de promesse et d’espérance « Sourire quand même ».

Les « Gueules Cassées » apportent, dans un esprit de fraternité et d’entraide, une assistance morale et matérielle aux militaires blessés au combat, en OPEX (OPérations EXtérieures), policiers, gendarmes et pompiers blessés en service, victimes civiles d’attentats, atteints de blessures au visage ou à la tête.

Elle remplit également un rôle d’entretien de la Mémoire des sacrifices consentis pour le pays.

L’Association tire ses ressources de son actionnariat dans La Française des Jeux dont elle est le second actionnaire, après l’Etat.

En effet, les « Gueules Cassées » eurent l’idée géniale, dans les années 30, de créer les fameux dixièmes de la Loterie Nationale, puis furent en 1976 les promoteurs du LOTO en France.

Soucieux de pérenniser leur œuvre, les « Gueules Cassées » ont fondé en 2001 leur propre fondation : elle a pour but le soutien aux institutions de toute nature s’intéressant en priorité aux traumatismes de la face et de la tête et à leurs séquelles, mais également aux pathologies d’origine malformative et tumorale, aux maladies dégénératives affectant le fonctionnement cérébral.

Conseillée par un comité scientifique composé d’éminents médecins, elle accorde des bourses d’étude et des aides financières à des équipes de chercheurs, et offre des équipements à des établissements spécialisés dans la traumatologie crânio-maxillo-faciale. La Fondation des « Gueules Cassées » est d’un apport important pour ce type de recherche auquel peu d’autres mécènes s’intéressent. Elle a, à ce titre, reçu la Médaille d’Or de l’Académie nationale de Médecine 2012.

Depuis sa création, la Fondation des « Gueules Cassées » a soutenu 257 projets de recherche pour un montant de mécénat supérieur à 7 M€.

 

 

Site internet UNADIF http://www.unadif.fr/eventlist/details/173-les-gueules-cassees

 

Site internet externe  www.gueules-cassees-2014.org

Partager cet article

Repost0
18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 06:00

L'INFO n° 621

 

Roland THOMAS, Déporté-Résistant, ancien maquisard de Grandrupt, promu Officier dans l'Ordre national de la Légion d’Honneur

 

En mars 1943 après l’instauration du Service du Travail Obligatoire (STO), Roland THOMAS, refuse de partir travailler pour les Chemins de fer allemands, il quitte les Chemins de fer mais devient un réfractaire au STO donc un clandestin.

Il a 22 ans, son ancien patron,  boucher à Darney, va lui trouver un refuge et du travail chez son beau-frère, boucher à Monthureux-sur-Saône.

C’est donc dans ces conditions et selon ces circonstances que Roland THOMAS sera enrôlé dans le groupe de résistance qui deviendra le maquis de Grandrupt.

C’est le 27 août 1944 que Roland rejoint le maquis pour la réception d’un parachutage d’armement. « Le maquis, alors armé, devient un véritable centre de préparation au combat car les hommes doivent devenir rapidement des soldats, en mesure d’assurer la défense de points d’infrastructure majeurs dans la progression des Alliés ».

Hélas, le 3 septembre, deux agents de liaison sont arrêtés, au retour d’une mission, par la gestapo. Pour échapper à une éventuelle attaque ennemie, les chefs du maquis décident un regroupement puis une évacuation prévue le 6 septembre.

Mais le 6 septembre, les parachutistes anglais du 2ème SAS infiltrés derrière les lignes ennemies, demandent une assistance en vue d’assurer la réception d’un parachutage. Les Chefs du maquis, estimant ne pouvoir refuser l’aide demandée, décident de différer au lendemain l’évacuation du maquis. Le parachutage est réussi. Mais vers 4 heures du matin, le maquis est encerclé puis attaqué.

La défense est des plus vaillante mais l’ennemi lance un ultimatum : se rendre et être considéré comme prisonniers de guerre ou être responsables de terribles représailles sur les villages de Grandrupt et Vioménil, villages rasés et  habitants actuellement otages sacrifiés. Pour éviter ces terribles représailles les chefs décident de faire déposer les armes.

En ce début d’après-midi du 7 septembre ce sont 223 maquisards qui s’alignent face aux mitrailleuses allemandes. Les parachutistes anglais et environ 160 maquisards ont réussi à forcer les lignes allemandes et à s’échapper.

Pour Roland THOMAS et ses 222 camarades, la promesse d’être considéré comme prisonniers de guerre ne sera pas tenue et c’est vers un destin insoupçonné et vers une péripétie inimaginable qu’ils vont être emportés.

Après La Vierge, Schirmeck, Guagueneau et Rastadt, camps de regroupement successifs, le 6 octobre 1944, Roland THOMAS avec environ 1 200 autres déportés et otages provenant de Senones, Charmes, Rechaincourt, du maquis de Grandrupt et des civils italiens sont invités à monter dans un train de voyageurs car, selon le chef du camp, ils vont être libérés.

En fait de libération, après 3 jours d’un voyage interminable vers l’inconnu, ces voyageurs débarquent, dans un camp devenu célèbre depuis : Dachau ! 

C’est ici que ces 1 200 malheureux vont faire connaissance avec le système concentrationnaire nazi. L’exposition permanente aux intempéries, les brimades de toutes sortes, les mauvais traitements, une sous-alimentation systématique, l’usure des organismes par la pénibilité et la durée du travail, les maladies infectieuses, laissent peu de chance de survie aux déportés.

Roland THOMAS, toujours en vie, est libéré par les Américains le 3 mai 1945.

Roland et 43 autres rescapés décident d’assurer eux-mêmes leur rapatriement avec un camion du chantier. Ils sont arrêtés par les Américains le 8 mai 1945 à Kehl et sont convoyés à Strasbourg, après, pour toute formalité, une désinfection.  

C’est finalement le 9 mai que Roland THOMAS retrouve ses parents à la Chapelle-aux-Bois. Il ne pèse plus que 37 kg. Deux années de soins seront nécessaires à atténuer les séquelles des mauvais traitements subis avant une reprise du travail.

Sur les 223 maquisards faits prisonniers, 116 périront dans les camps d’extermination nazis.

Ce sont les noms de ces 116 victimes de la barbarie nazie et des 4 maquisards morts au combat qui sont gravés à jamais sur le Mémorial de Grandrupt.

 

Roland THOMAS est très impliqué par le devoir de mémoire. Il est en effet, un membre très actif, du Comité départemental des Vosges du Concours scolaire de la Résistance et de la Déportation depuis de très nombreuses années et participe, à ce titre, à des conférences et des débats sur le vécu de Déporté-Résistant, dans les établissements scolaires vosgiens et même lorrains.

Etats de services de Déporté-Résistant et implication dans le devoir de mémoire, voilà pourquoi Roland THOMAS, vient d’être distingué par une promotion dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur du 8 mai 2014, au titre des Anciens Combattants Déportés-Résistants.

 

Roland THOMAS est Chevalier dans l'Ordre national de la Légion d’Honneur depuis 1963,

il est également titulaire :

- de la  Médaille militaire avec attribution de la Croix de guerre 1939-1945 avec Palme depuis 1959,

- de la Croix du Combattant volontaire avec agrafe 1939-1945,

- de la Croix du Combattant volontaire de la Résistance,

- de la Croix du Combattant,

- du titre de Reconnaissance de la Nation,

- de la Médaille de la Déportation pour faits de Résistance.

 

Par ailleurs, Monsieur Roland THOMAS a effectué une carrière d’Agent de l’Education nationale qui lui a valu d’être fait Chevalier dans l'Ordre des Palmes académiques par le Premier Ministre.

 

Les insignes d’Officier dans l'Ordre national de la Légion d’Honneur lui ont été remises par le Colonel honoraire de l’Armée de l’Air, Pierre OLIVIER, au cours d’une cérémonie, célébrée devant le Mémorial dédié aux maquisards de Grandrupt et en présence de nombreuses personnalités, de nombreux Anciens Combattants et de leurs Porte-Drapeaux et de nombreux amis.

Cette cérémonie s'est déroulée le 27 août 2014, soit 70 ans, jour pour jour, après la mobilisation générale du maquis.

 

 

Information communiquée par Jacques HUTIN, Président de l'ADIF-FNDIR des Vosges

Roland Thomas, Déporté de la Résistance

Roland Thomas, Déporté de la Résistance

Partager cet article

Repost0
16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 05:00

L'INFO n° 620

 

RAPPEL

 

Ne tardez surtout pas à retenir votre place !

 

L'avant-première a lieu dans huit jours, le mercredi 24 septembre à 14h30 à la mairie de Paris

 

En savoir plus...

 

Site internet UNADIF http://www.unadif.fr/eventlist/details/171-les-heritiers

 

Blog UNADIF MEDIAS  http://commission-internet-unadif.over-blog.org/2014/09/les-heritiers.html

 

Les Héritiers

Partager cet article

Repost0
14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 04:00

L'INFO n° 619

 

Humour macabre ou sens pratique ? Nul ne connaît la raison pour laquelle les Allemands ont décidé de regrouper la Milice au Struthof.


À la mi-septembre 1944, le camp est presque entièrement vidé. Les déportés ont été transférés vers d’autres camps, notamment Dachau au début du mois, après le massacre de 106 membres du réseau Alliance et 35 du groupe mobile Alsace Vosges. (Voir L'INFO n° 6O9)

Quelques dizaines de déportés, plusieurs centaines même, selon Jacques Delperrie de Bayac dans son Histoire de la Milice , sont restés dans le camp. Ils ont été chargés de remettre les baraques en état. Ils ignorent les raisons de cette tâche.

 



« Vendus, pourris, salauds ! »

Ces survivants le comprennent quand ils assistent à l’arrivée des colonnes de miliciens les 10 et 11 septembre. Ceux-ci n’en sont pas à une provocation près. Conscients d’être en Alsace, zone annexée au Reich, ils ont voulu faire de leur montée au Struthof une opération de propagande. Les véhicules d’une colonne arborent des drapeaux tricolores. Mais la population alsacienne a rapidement saisi à qui elle avait affaire et manifesté son mécontentement. Un milicien confesse : « Quand ils ont compris que nous étions avec les Allemands, les gens nous criaient : « Vendus, pourris, salauds ! »

Le déporté François Kozlik raconte dans son livre, Le Mont des horreurs, avoir été choqué par « cette cohue bigarrée ». Il a assisté à l’arrivée « des files ininterrompues d’automobiles [qui grimpaient] le long de la route montagneuse. Ce n’étaient toutes que de belles voitures privées, chargées d’une masse énorme de bagages, de manteaux de fourrures, d’appareils de TSF… » Le témoin parle aussi de camions ou de bus qui ont rejoint le lendemain et les jours suivants les premiers arrivants.

Les collabos sont plutôt surpris en découvrant les prisonniers restés sur place et le décor de miradors, de barbelés et de baraques dans lequel ils doivent attendre leur départ pour l’Allemagne… L’un d’eux demande à un des SS chargés de la surveillance des derniers déportés qui sont ces hommes aux tenues rayées. La réponse est laconique : « Des pédérastes. » Un autre gardien explique que ce sont des « voleurs ».

Jacques Auvray, milicien normand de fraîche date, rappelle que pour ses camarades et lui, à l’époque, « les camps de concentration sont encore dans la brume des légendes forgées par la propagande alliée ». Il se rend compte pourtant que « celui-ci est bien réel. L’aspect est sinistre. Ce n’est déjà pas aimable qu’on affecte à l’hébergement d’alliés de l’Allemagne cet horrible ensemble de barbelés et de miradors ; le comble est de constater qu’il est encore partiellement occupé par des détenus. » Lui aussi tente, en vain, de savoir qui sont ces hommes ! « La réponse officielle allemande est qu’il s’agit de détenus de droit commun, et la surveillance ne permet pas d’aller demander ce qu’il en est aux intéressés. »

 

 


Les « grands coups de gueule » de Darnand

Les déportés ont été évacués vers la carrière proche pour laisser la place aux nouveaux venus et pour réduire les possibilités de contact. Toutefois, certains prisonniers peuvent observer ce qui se passe dans le camp, quelques centaines de mètres plus bas. « Quelques femmes se trouvaient parmi eux et traversaient fumant et riant ce lieu de l’horreur », raconte François Kozlik. Des scènes de beuverie sont aussi observées de loin par les survivants de l’opération « Nuit et Brouillard ».

Chez les miliciens, la discipline s’est sérieusement relâchée, même si une place de rassemblement, surmontée d’un drapeau tricolore, tente de donner une allure de caserne à ce lieu chargé d’horreur. Jacques Auvray est même choqué par le laisser-aller qui règne autour de lui.

Finalement, Joseph Darnand, le grand patron de la Milice, arrive au Struthof. « À grands coups de gueule » , il rétablit la discipline. Il était grand temps : uniformes débraillés, armes inutilisables à force de crasse, galons de fantaisie éclos au long du repli, tout donnait à ce rassemblement l’allure d’une bande en fuite. Delperrie de Bayac confirme ce coup de balai. Les mauvais éléments sont expédiés en salle de police, les promotions fantaisistes cassées. Le chef Darnand n’a pas envie d’arriver en Allemagne à la tête d’une cohorte composée d’hommes aux allures de bandits de grand chemin.

Le 21 septembre, la Milice abandonne le Struthof. Les Allemands ont enfin autorisé le passage de leurs alliés français sur la rive droite du Rhin. Les miliciens descendent « au pas cadencé » jusqu’à la gare de Schirmeck, en chantant leurs hymnes et ceux des SS. Ils laissent derrière eux le Struthof d’où seront évacués peu après les derniers déportés.



Source texte : Raymond COURAUD - L'ALSACE.fr - O9 septembre 2O14

Le camp de concentration de Natzweiler-Struthof - Photos D.R. Fork57.free.fr
Le camp de concentration de Natzweiler-Struthof - Photos D.R. Fork57.free.fr
Le camp de concentration de Natzweiler-Struthof - Photos D.R. Fork57.free.fr

Le camp de concentration de Natzweiler-Struthof - Photos D.R. Fork57.free.fr

Partager cet article

Repost0
13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 04:00

L'INFO n° 618

 

L’Allemagne a inauguré le 2 septembre 2014 à Berlin un monument consacré aux victimes des crimes d’euthanasie commis par le régime hitlérien. Le programme d’euthanasie de ce dernier, qui entendait supprimer «des vies indignes d’être vécues», a fait plusieurs centaines de milliers de victimes : handicapés, malades mentaux… Des massacres qui ont précédé et testé la «solution finale».

Le 1er septembre 1939, Adolf Hitler signe un décret autorisant le lancement du programme T4 (abréviation renvoyant à l’adresse de l’organisation qui s’en occupe, installée au Tiergartenstrasse 4 à Berlin). L’opération est évidemment classée secret d’Etat. T4 étant un euphémisme, habituel chez les nazis, pour masquer la réalité d’un programme d’euthanasie, en clair l’extermination systématique des handicapés physiques et mentaux, enfants et adultes placés dans des institutions. Une opération en lien avec l’orientation idéologique d’un régime qui entend favoriser la «pureté» de la «race aryenne» par la «suppression de vies indignes d’être vécues» (expression citée par Léon Poliakov, Le Bréviaire de la haine, Calmann-Lévy, 1951).



Campagne de stérilisation massive

Dès juin 1933, moins de six mois après l’installation du pouvoir national-socialiste avait été publiée une loi «sur la prévention des maladies héréditaires chez les enfants». Un texte qui indique clairement la position eugénique (sélection des êtres humains) du nouveau pouvoir, dont on trouve des échos ailleurs en Europe dans la première moitié du XXe siècle. Objectif, selon les mots d’Hitler lui-même : améliorer «la race et la santé du peuple, jusqu’à la création de l’homme nouveau».

Dans la foulée de ce texte a été organisée une vaste action de stérilisation massive de personnes souffrant de troubles mentaux, des handicapés physiques, «voire des sourds ou des aveugles héréditaires» (selon le site atlantico.fr). Selon des estimations publiées par le journal allemand Focus, entre 360.000 et 400.000 personnes auraient ainsi été stérilisées de force. 6 000 seraient mortes des suites de complications pendant l’intervention elle-même.

En juillet 1939, le régime nazi franchit un pas supplémentaire dans son entreprise eugénique en décidant le programme d’euthanasie T4. Lequel est suivi par le chef de la chancellerie personnelle du Führer et son médecin particulier. «Plusieurs psychiatres allemands de renom» apportent au T4 «un soutien actif et enthousiaste», observe Léon Poliakov, pionnier de l’histoire de la Shoah.

Des commissions de médecins «sélectionnent» alors des enfants et des adultes «anormaux» en se fondant souvent sur les dossiers des patients. Sont choisis «ceux qui ne peuvent plus travailler et qui ne présentent plus d’utilité pour la société», selon une terminologie rapportée par Focus. Les victimes «furent rapidement transférées d’un établissement à l’autre, afin de rendre plus difficiles les recherches de proches inquiets», raconte Le Monde Diplomatique.

 



Premiers gazages

Dans le cadre du programme T4, six installations de gazage, présentées comme des sanatoriums, sont mises en place. «On annonçait aux victimes qu'elles allaient faire l'objet d'une évaluation physique et qu'elles allaient prendre une douche désinfectante. Au lieu de cela, elles étaient tuées dans des chambres à gaz avec du monoxyde de carbone pur», rapporte le site de l’United States Holocaust Memorial Museum (USHMM). Par la suite, les corps sont incinérés. Des urnes sont ensuite envoyées aux familles avec un certificat de décès donnant une cause et une date fictives.

Résultat : de janvier 1940 à août 1941, quelque 70.000 personnes furent assassinées dans le cadre de T4, selon les chiffres de l’administration hitlérienne (cités par Poliakov) elle-même. «Le nombre de victimes correspondait à peu près (…) à l’objectif fixé par les organisateurs en 1939 : un patient d’hôpital psychiatrique sur dix devaient être ‘‘saisi par l’action’’, soit au total 65.000 à 70.000 personnes. Et les statisticiens calculèrent même les économies ainsi réalisées en matière de logements, de vêtements et d’alimentation – jusqu’en 1951 ! Sans compter le personnel ‘‘libéré’’ pour d’autres tâches, les places disponibles pour des malades curables, les asiles transformés en hôpitaux…», selon Le Monde Diplomatique. Bel exemple de cynisme nazi.

 



Protestations

Mais les décès étant nombreux, l’affaire finit par s’ébruiter. «En été 1941, l’évêque de Limbourg (ouest) avertissait le ministère de la Justice que ‘‘les enfants quand ils se disputent, se disent : ‘Tu es fou, on t’enverra aux ‘fours de Hadamar’ !» (un des six centres d’euthanasie), rapporte Léon Poliakov dans Le Bréviaire de la haine… Il faut voir que «les familles touchées par les avis de décès, agitées de soupçons, les communiquaient à leur entourage. Les transports collectifs de malades (…) ne pouvaient rester inaperçus, et soulevaient l’émotion populaire», constate l’historien.

Un élément qui vient ainsi contredire une enquête officielle d’avril 1941 (citée par Le Monde Diplomatique). Si l’on en croit cette dernière, l’opinion semblait en phase avec ses dirigeants : «80%» des proches de malades mentaux assassinés «sont d’accord, 10% protestent et 10% sont indifférents».

Chose inouïe dans la société allemande de l’époque, on va assister à des mouvements de protestation spontanés. Ainsi, un rapport, en date de février 1941, émanant d’un responsable local (et cité par Léon Poliakov), signale que lors du transfert, à Erlangen (sud-est), de 57 pensionnaires d’un asile, «des spectateurs s’amassèrent en grand nombre, le chargement s’étant effectué dans la rue et non pas dans la cour de l’asile».

«Des scènes sauvages se seraient (alors) produites, car une partie des pensionnaires n’est pas montée volontairement, et les infirmiers ont dû faire usage de force», poursuit le document. Lequel précise qu’au cours de cet évènement, «des gens se sont laissés entraîner à des critiques de l’Etat national-socialiste». Et d’ajouter que «même des membres du parti se sont laissés aller jusqu’à pleurer avec les autres assistants»…

Cette émotion populaire facilite la «prise de position intraitable adoptée par les Eglises catholique et protestante», relève Léon Poliakov. Le 19 juillet 1940, le pasteur protestant Theophil Wurm écrit ainsi un courrier au ministre de l’Intérieur, Wilhelm Frick. Et le 3 août 1941, l’évêque catholique de Münster, Clemens August von Galen, dénonce publiquement en chaire les assassinats, rappelant la parole de l’Evangile : «Tu ne tueras point».

Quelques semaines plus tard, Hitler ordonne la fin du programme. Face «à une opposition spontanée et à des résistances délibérées, il se sentit contraint à faire machine arrière», estime Léon Poliakov. Même si le problème est éminemment complexe, voilà qui pose quelques questions sur l’attitude ultérieure du peuple allemand face à la Shoah…

 



Meurtres jusqu’à la fin de la guerre

L’ordre du Führer ne signe pas pour autant la fin des actions d’euthanasie. Dès août 1942, les assassinats reprennent. Et ce jusqu’aux tous derniers jours de la guerre. Mais cette fois, ils seront menés de manière plus discrète. Le mode opératoire a changé : les victimes sont tuées «par injection mortelle ou surdose de drogue administrée dans un certain nombre de cliniques à travers l’Allemagne et l’Autriche» (site du USHMM), donc de manière plus décentralisée. Dans le même temps, ces institutions affament systématiquement leurs pensionnaires. En tout, entre 1939 et 1945, entre 250.000 et 300.000 personnes auraient ainsi été assassinées, estiment les historiens.

Par rapport aux actions de l’époque 39-41, l’éventail des victimes s’est élargi notamment aux patients en gériatrie. On observe d’ailleurs qu’au printemps 1944, les autorités nazies demandent des rapports sur «l’état de l’opinion concernant une question très spéciale : la rumeur (courant) d’un bout à l’autre de l’Allemagne à propos de la mise à mort prématurée des personnes âgées», raconte Le Monde Diplomatique. Une manière de sonder le pouls de l’opinion, et de «mesurer les frontières du faisable». En clair, il s’agit de voir si l’euthanasie des personnes âgées serait acceptée par les Allemands, permettant ainsi de franchir une nouvelle étape en matière d’euthanasie.

Quoiqu’il en soit, ces différentes actions ont permis de tester la mise en œuvre de la «solution finale». Les spécialistes qui intervinrent dans le cadre de T4 utilisèrent leur «expérience» dans les camps d’extermination. «La technique d’une extermination efficace et discrète (…) a été mise au point, au stade du laboratoire, par des médecins et des savants allemands, avant d’être appliquée en grand et au stade industriel par la SS de Himmler», observe Léon Poliakov. Et de poursuivre : «Les malades mentaux d’Allemagne ont (ainsi) fait office de banc d’essai pour les Juifs d’Europe».

 

"L'autorisation" d'Hitler datée du 1er septembre 1939 lance le programme T4

"L'autorisation" d'Hitler datée du 1er septembre 1939 lance le programme T4

Source texte : Laurent Ribadeau Dumas 02 septembre 2014 - France Télévisions - FranceTVinfo - Géopolis

Source image : Wikipedia "L'autorisation" d'Hitler datée du 1er septembre 1939 lance le programme T4

Partager cet article

Repost0
11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 13:00

L'INFO n° 617

 

Une cérémonie militaire est organisée en son honneur, vendredi 12 septembre, à la pointe de Pen Hir (Camaret), en fin de matinée.

 

Etienne Schlumberger est né le 20 mars 1915 à Paris (8ème arr.). Son père, ingénieur, était capitaine d'aviation et fut tué en 1915.

Après ses études secondaires au lycée Janson de Sailly, il est reçu à l'Ecole centrale mais prépare de nouveau Polytechnique à Louis-Le-Grand et y est reçu en 1936. Il sorti 37ème de sa promotion en 1938 et choisit le Génie maritime.

Après un embarquement pour la dernière croisière avant la guerre du navire école Jeanne d'Arc, il entre à l'Ecole du Génie maritime. A sa sortie de l'Ecole, il est affecté à l'arsenal de Cherbourg à la section réparation des sous-marins, de février à juin 1940.

A l'arrivée des Allemands, le 19 juin 1940, ayant pu mettre les quatre sous-marins dont il avait la charge en état de flotter, il organise leur remorquage vers l'Angleterre puis, s'étant emparé d'une vedette des constructions navales, il rejoint, en mer, le sous-marin Ondine.

Il rallie la France libre au début de juillet 1940 et fait partie du petit groupe de ceux qui, sans grand succès, tentent de convaincre les marins français internés près de Liverpool de reprendre le combat.

Ayant demandé à embarquer, il est affecté enseigne de vaisseau de 1ère classe sur l'aviso Commandant Duboc. Il prend part à l'opération de Dakar en qualité d'officier adjoint au commandant Thierry d'Argenlieu, chef de mission des parlementaires dont la vedette est prise sous le feu des mitrailleuses de terre. Il se porte sans hésiter de l'avant à l'arrière de la vedette donnant à tous un exemple de sang-froid et de valeur militaire.

Puis il revient sur le Duboc lors de la tentative infructueuse de débarquement à Rufisque où le navire est pris à partie depuis la côte, avec trois tués à bord.

Après que le Duboc ait conduit le Général de Gaulle à Douala au Cameroun, Etienne Schlumberger est détaché auprès du commandant Thierry d'Argenlieu pour les opérations de ralliement du Gabon à la France libre, à bord de l'aviso colonial Savorgnan de Brazza ; ce dernier devant Libreville au début novembre 1940, subit le feu de l'aviso de Vichy Bougainville. Au cours du combat qui suit, le Bougainville est touché et abandonné par son équipage.

Il est alors promu au grade de lieutenant de vaisseau et retourne sur le Commandant Duboc comme officier en second. Début 1941, le Commandant Duboc prend part à la prise de l'Erythrée sur les Italiens puis revient en Angleterre en participant à des convois dans l'Atlantique dont certains sont très meurtriers.

Le 9 février 1942, il embarque comme officier en second sur le sous-marin Junon - qui est justement l'un de ceux dont il avait la garde à Cherbourg - basé en Ecosse. Il effectue de nombreuses patrouilles dans les fjords de Norvège et des opérations spéciales dont des débarquements d'agents et de commandos. Il est nommé commandant de la Junon en mars 1943 et amène le bâtiment en Afrique du nord début 1944.

La Junon est désarmée en août 1944 à Oran et l'équipage retourne en Angleterre pour armer le sous-marin Morse cédé par les Anglais.

En janvier 1945, il est appelé à l'Etat-major de l'amiral Nord, l'amiral Thierry d'Argenlieu et est promu capitaine de corvette en avril 1945. Il suit l'amiral Thierry d'Argenlieu en Indochine lorsque ce dernier y est nommé Haut-commissaire et devient chef du Bureau fédéral de Documentation.

En juin 1947 le commandant Schlumberger est nommé directeur des Etudes à l'Ecole navale puis exerce différentes fonctions tant à terre qu'en mer, en particulier le commandement du D.E. Sénégalais, puis, promu capitaine de frégate en octobre 1949, il commande le C.T. Kléber.

Il quitte la Marine en mars 1953 comme capitaine de frégate puis capitaine de vaisseau de réserve.

 

Il entre alors à la société Maritime Shell pour s'occuper d'abord des pétroliers. A cette occasion il participe au développement des transporteurs de gaz liquéfiés puis, pour Shell française, crée et dirige la Société française de stockages géologiques (Geostock).

 

Il prend sa retraite en avril 1975 et en profite pour faire le tour du monde à la voile.

 

Membre du Conseil de l'Ordre de la Libération depuis 1997, Etienne Schlumberger est décédé le 9 septembre 2014 à Crozon dans le Finistère.

 


• Grand Officier dans l'Ordre national de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945
• Croix de Guerre 1939-1945 ( 2 citations )
• Médaille de la Résistance française avec rosette
• Médaille Coloniale avec agrafe "Erythrée"
• Distinguished Service Cross (GB)
• Ordre de Dannebrog (Danemark)
• Ordre du Nicham Iftikar (Tunisie)
• Ordre du Christ (Portugal)
 

Publication :

L'Honneur et les rebelles de la Marine française (1940-1944), Maisonneuve et Larose, Paris 2004
Réédité sous le titre
Les Combats et l’Honneur des Forces navales françaises libres 1940-1944, Le cherche midi, Paris 2007

 

Source texte : Ordre de la Libération

Photo droits réservés AFP

Photo droits réservés AFP

Note du Rédacteur : Après le décès du capitaine de vaisseau Etienne Schlumberger, le 9 septembre 2014, nous comptons 18 Compagnons de la Libération vivants.

La Croix de la Libération

La Croix de la Libération

Partager cet article

Repost0
11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 05:00

L'INFO n° 616

 

La double fin du camp de Natzweiler,

une exposition itinérante franco-allemande, à partir du 13 septembre et jusqu'au 1er septembre 2O15.

 

25 novembre 1944. Des soldats américains découvrent le premier camp de concentration sur le front ouest : Natzweiler-Struthof.

A l’intérieur de l’enceinte barbelée, le silence est complet.

Plus aucun déporté.

Tous ont été évacués par les nazis.

Pour ces hommes à bout de forces, la libération n’est pas pour tout de suite.

 

En savoir plus...

site internet UNADIF  http://www.unadif.fr/actualites/exposition-bientot-la-liberte-nous-reviendra

Bientôt la liberté nous reviendra
Bientôt la liberté nous reviendra

Partager cet article

Repost0
10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 05:00

L'INFO n° 615

 

Ciné Histoire présente en avant-première

LES HERITIERS

un film de Marie-Castille Mention-Schaar avec Ariane Ascaride, Ahmed Drame, Amine Lansari.


Cette projection exceptionnelle, soutenue par la Fondation de la Résistance et l'Association des Professeurs d'Histoire Géographie (APHG) est essentiellement destinée aux enseignants.

C'est l'histoire vraie d'une enseignante d'histoire-géographie qui décide de faire passer le Concours National de la Résistance et de la Déportation (CNRD) à sa classe de Seconde la plus faible et la plus difficile.

Tourné au lycée Léon Blum de Créteil, le film montre comment cette expérience transforme les élèves. Ils découvrent, dans le travail commun et les recherches historiques, des trésors d'humanité. Le co-scénariste du film a été élève de cette classe. Comme lui, de nombreux candidats ont été marqués par ce concours.

Créé il y a plus de cinquante ans par des associations d'anciens résistants et déportés (CNCVR, FNDIR-UNADIF et l'Association Réseau du Souvenir), le Concours National de la Résistance et de la Déportation a comme objectif d'utiliser des méthodes pédagogiques innovantes pour permettre aux élèves d'appréhender l'histoire de la Résistance et de la Déportation.


En savoir plus
...

Site internet UNADIF http://www.unadif.fr/eventlist/details/171-les-heritiers
 

photos extraites du film tous droits réservés
photos extraites du film tous droits réservés

photos extraites du film tous droits réservés

Partager cet article

Repost0