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1 décembre 2021 3 01 /12 /décembre /2021 05:00

 

L'INFO n° 1 385

 

 

Mardi 30 novembre 2021, Joséphine Baker entre au Panthéon
 
 
Hommage solennel de la Nation
 
 
Freda Josephine McDonald dite Joséphine Baker née le 3 juin 1906 à Saint Louis, Missouri, USA - Décédée le 12 avril 1975 à Paris XIIIe arr.
 
 
 
 
Joséphine Baker, la résistante
 
 
Joséphine Baker reçoit la Croix de la Légion d'Honneur des mains du général Martial Valin, en 1961.
 
Elle sera la première femme d'origine américaine à recevoir les honneurs militaires à ses funérailles en 1975.
 
Dès le début de la guerre, Joséphine Baker se montre une ardente patriote.
 
Devenue française par son mariage, en 1937, avec Jean Lion (de son vrai nom Levy), un industriel juif, elle décide d'entrer en résistance contre les nazis et refuse de chanter à Paris tant que les Allemands y seront. Elle a plus de 4 000 filleuls de guerre.
 
Chaque soir, elle assure la gestion à ses frais d'un centre d'accueil de réfugiés à la Gare du Nord. A l'aube elle regagne au Vésinet sa maison lointaine.
Avant de se coucher elle s'astreint encore à une longue prière. Elle dort quelques heures et dès qu'elle a pris son bain, elle s'assoit à une table dans sa chambre ; elle écrit à ses soldats. Puis elle s'occupe de la préparation des colis qu'elle leur destine et finance elle-même.
 
Elle effectue dès 1939 plusieurs tournées le long de la frontière nord-est pour motiver les troupes.
 
En septembre 1939, Daniel Marouani, frère de l'agent de Joséphine Baker, la présente à Jacques Abtey, officier du 2ème Bureau, le service de renseignement de l'Armée. Abtey, qui était chef du contre-espionnage militaire à Paris au moment de la déclaration de guerre, est alors chargé de recruter des « Honorables Correspondants » des personnalités bénévoles et dignes de confiance susceptibles de se rendre partout sans éveiller les soupçons afin de recueillir des renseignements sur l'activité des agents allemands. Jacques Abtey relate ainsi leur rencontre, à la villa Beau Chêne du Vésinet :
" Grande fut ma surprise lorsque je l'aperçus… nous avancions par l'allée du parc, lorsque nous entendîmes un joyeux « Hello ! » Puis ce fut l'apparition, au-dessus des buissons, d'un feutre ratatiné… Souriant de toutes ses dents, elle était là, une main dans la poche d'un vieux pantalon, l'autre tenant une vieille boite de conserve rouillée remplie d'escargots … Je fus, dès le commencement de notre conversation, saisi par l'étrange rayonnement de mon interlocutrice… Parlant sans rechercher d'effet, d'une voix douce, égale… je dus faire un effort afin de ne pas laisser paraître mon émotion quand elle me parlait de la France, son pays d'adoption : « C'est la France qui m'a fait ce que je suis, je lui garderai une reconnaissance éternelle. La France est douce, il fait bon y vivre pour nous autres gens de couleur, parce qu'il n'y existe pas de préjugés racistes. Ne suis-je pas devenue l'enfant chérie des Parisiens. Ils m'ont tout donné, en particulier leur cœur. Je leur ai donné le mien. Je suis prête, capitaine, à leur donner aujourd'hui ma vie. Vous pouvez disposer de moi comme vous l'entendez. »
 
 
Les Français Libres
 
Il est alors convenu que Joséphine Baker se servira de ses relations pour se faire inviter aussi souvent que possible dans les cocktails donnés dans les ambassades afin d'y recueillir des informations sur les troupes ennemies. Elle réussit ainsi à obtenir, lors de réceptions données dans les ambassades d'Italie et du Portugal, de précieux renseignements sur les mouvements des troupes allemandes et les intentions de Mussolini au début de la guerre.
 
Titulaire d'un brevet de pilote, elle rejoint, pour masquer son engagement dans le contre-espionnage, les Infirmières Pilotes Secouristes de l'Air (IPSA) et accueille des réfugiés de la Croix Rouge.
 
Début 1940, sur l'avis de Jacques Abtey, Joséphine Baker quitte Le Vésinet pour le château des Milandes en Dordogne où se formera autour d'elle un noyau de résistants.
 
Lorsque le général de Gaulle lance son appel du 18 juin 1940, elle accepte avec enthousiasme de servir de couverture à Jacques Abtey, qui a reçu pour mission de transmettre aux services de renseignement de la France Libre, les renseignements recueillis en zone occupée sur les positions allemandes.
 
Jacques Abtey voyagera sous la fausse identité de Jacques Hebert comme « artiste » qui « accompagne Madame Joséphine Baker » selon la mention portée sur son visa. Les renseignements sont transcrits en langage chiffré et à l'encre sympathique sur les partitions musicales.
 
Le passeport au nom de Jacques Hebert avec lequel le commandant Abtey s'est rendu en Espagne, au Portugal et en Afrique du Nord.
 
Soupçonnée par les Allemands de cacher des armes, Joséphine fait preuve d'un grand sang-froid lorsque ceux-ci demandent à perquisitionner sa propriété des Milandes, alors qu'elle y héberge des résistants : « Je pense que Monsieur l'officier ne peut être sérieux. Il est vrai que j'ai des grands-parents Peaux-Rouges mais il y a bien longtemps qu'ils ont enterré la hache de guerre, et s'il y a une danse que je n'ai jamais dansé, c'est bien la danse de guerre. »
 
En 1941, Joséphine Baker et Jacques Abtey sont tous deux envoyés en Afrique du Nord en mission pour la France Libre.
 
Alors que Jacques Hébert ne parvient pas à obtenir de visa, Joséphine Baker part seule en Espagne donner des représentations et revient avec des notes d'informations qu'elle épingle dans son soutien-gorge. Elle évoque cette anecdote avec malice :
 
« C'est très pratique d'être Joséphine Baker. Dès que je suis annoncée dans une ville, les invitations pleuvent à l'hôtel. A Séville, à Madrid, à Barcelone, le scénario est le même. J'affectionne les ambassades et les consulats qui fourmillent de gens intéressants. Je note soigneusement en rentrant… Ces papiers seraient sans doute compromettants si on les trouvait. Mais qui oserait fouiller Joséphine Baker jusqu'à la peau ? Ils sont bien mis à l'abri, attachés par une épingle de nourrice. D'ailleurs mes passages de douane s'effectuent toujours dans la décontraction… Les douaniers me font de grands sourires et me réclament effectivement des papiers… mais ce sont des autographes ! »
 
 
En juin 1941, Joséphine Baker tombe gravement malade. Son hospitalisation qui durera 19 mois ne met pas un terme à son activité de renseignement, bien au contraire puisque sa chambre devient un centre d'échanges d'informations secrètes. Elle s'emploie également à convaincre tous les officiels américains qu'elle rencontre de soutenir le général de Gaulle et la France Libre.
 
Lors du débarquement des Américains en Afrique du Nord, le 11 novembre 1942, elle quitte sa chambre d'hôpital pour vivre l'événement tant attendu.
 
A peine rétablie, Joséphine Baker part soutenir le moral des troupes et organise des spectacles en remettant à l'armée française l'intégralité de ses cachets. Entre 1943 et 1944, elle mettra à la disposition des œuvres sociales de l'armée de l'air plus de 10 millions de francs.
 
Voyant l'effet que produisent les concerts de Joséphine sur le moral des troupes, un officier américain lui propose de signer un contrat pour la durée de la guerre, ce qu'elle refuse en soulignant qu'elle est un soldat de la France Libre et qu'elle chante bénévolement pour l'armée française. Elle se met à la disposition du Haut Commandement des troupes pour donner des spectacles partout où on lui demande d'aller, finançant elle-même ses tournées. Elle n'a bientôt plus un sou mais ne se plaint jamais, convaincue de se battre pour une cause juste.
 
Elle parcourt des dizaines de milliers de kilomètres en jeep à travers les déserts pour donner des spectacles dans les camps isolés de l'armée et dans les villes d'Alger, Agadir, Fez, Tunis, Benghazi, Alexandrie, Le Caire, Jérusalem, Haïfa, Damas et Beyrouth, partageant le quotidien des soldats avec ses risques et ses contraintes, au prix de sa santé.
 
Lors de son passage à Alger en 1943, le général de Gaulle, reconnaissant, lui offre une petite Croix de Lorraine en or qu'elle vend par la suite aux enchères pour la somme de 350.000 francs au profit exclusif de la Résistance.
 
Après avoir combattu l'occupation allemande en travaillant pour la Résistance, Joséphine Baker est, le 23 mai 1944, officiellement engagée pour la durée de la guerre à Alger, dans l'armée de l'air, et devient sous-lieutenant, rédactrice première classe, échelon officier de propagande. Elle débarque à Marseille en octobre.
 
De nouveau hospitalisée en 1946, elle reçoit alitée, en présence de Madame de Boissieu, fille du Général de Gaulle, la médaille de la Résistance française avec rosette des mains du Colonel de Boissoudy.
 
Les autorités militaires manifesteront cependant beaucoup de réticence à reconnaître son action, rejetant à deux reprises, en 1947 et en 1949 la proposition de sa nomination comme chevalier de la Légion d'Honneur. Il faudra l'intervention du général Billotte, chef d'état-major particulier du Général de Gaulle, du général Bouscat, chef d'état major général de l'armée de l'air et d'Alla Dumesnil-Gillet, supérieure hiérarchique de Joséphine Baker en Afrique du Nord, qui rédigent des rapports sur ses états de service pendant la guerre, pour que Joséphine Baker obtienne enfin la reconnaissance officielle qu'elle mérite pour son engagement patriotique.
 
Par décret du 9 décembre 1957 [JO du 14/12/1957], elle est faite chevalier de la Légion d'Honneur et reçoit la Croix de guerre avec palme. Le texte du décret est édifiant :
" Dès 1939, se met en rapport avec les services du contre espionnage, fournissant de précieux renseignements, notamment sur l'éventualité de l'entrée en guerre de l'Italie, sur la politique du Japon et sur certains agents allemands à Paris. En octobre 1940, se met en rapport avec un officier du 2e Bureau. D'un courage et d'un sang-froid remarquables, transporte des messages secrets et continue à fournir des renseignements très utiles aux services alliés de l'intelligence service. Mobilisée pour la Croix Rouge, se dépense sans compter.
Quitte Paris pour la Dordogne, soupçonnée par les allemands de cacher des armes, une perquisition est opérée dans sa propriété, fait preuve d'un courage et d'un sang-froid remarquables. Afin de faciliter le départ d'agents de renseignements pour l'Angleterre, monte une troupe artistique composée uniquement de gens désireux de rallier les F.F.L. ; passe en Espagne, soi-disant à destination du Brésil. A Lisbonne, reçoit un télégramme de Londres lui demandant d'organiser en France un nouveau service de renseignements. Rejoignant Marseille, mise en rapport avec un agent de renseignements est obligée de reprendre son activité artistique. Voulant quitter le sol de France part au Maroc en 1941, collabore avec les mouvements de résistance Française.
Invitée dans les Ambassades et les Consulats lors d'une tournée en Espagne, recueille de précieux renseignements. Dès le débarquement allié en Afrique du Nord, à peine remise d'une longue maladie, s'engage dans les Formations Féminines des F.A.F.L. - Envoyée au Moyen-Orient, met son talent, son énergie au service des Combattants Français et alliés. Suit le corps Expéditionnaire Français en Italie. Belle figure de la femme française au service de la Résistance".
 
 
Les médailles lui sont remises solennellement le 19 août 1961 dans le parc de son château des Milandes, par le général Martial Valin (1898–1980) commandant en chef des Forces aériennes françaises libres de juillet 1941 à juin 1944, puis chef d'état-major général de l'armée de l'air française d'octobre 1944 à février 1946 et enfin inspecteur général de l’armée de l’air jusqu'en 1957.
 
Joséphine Baker fut décorée de la Croix de Chevalier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur, de la Croix de Guerre 1939-1945 avec palme, de la Médaille de la Résistance française avec rosette, de la Médaille commémorative des services volontaires dans la France Libre et de la Médaille commémorative française de la Guerre 1939-1945.
 
Elle sera la première femme d'origine américaine à recevoir les honneurs militaires à ses funérailles en 1975.
 
 
Et si Joséphine Baker entrait au Panthéon ? L'idée a été émise par l'écrivain Régis Debray dans une tribune du Monde en date du 16 décembre 2013. Cette « panthéonisation » de Joséphine Baker aurait le mérite d'éclairer un pan méconnu de son histoire, de rappeler au public qu'elle n'a pas été seulement une danseuse de music-hall devenue célèbre grâce à ses danses endiablées et ses pitreries. Son passé de résistante, sur lequel elle a toujours été discrète, ainsi que son combat contre le racisme méritent de rester dans nos mémoires.
Sous-Lieutenant Joséphine Baker décorée de la Croix de Chevalier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur, Croix de Guerre 1939-1945 avec palme, Médaille de la Résistance française avec rosette, Médaille commémorative des services volontaires dans la France Libre, Médaille commémorative française de la Guerre 1939-1945.
Sous-Lieutenant Joséphine Baker décorée de la Croix de Chevalier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur, Croix de Guerre 1939-1945 avec palme, Médaille de la Résistance française avec rosette, Médaille commémorative des services volontaires dans la France Libre, Médaille commémorative française de la Guerre 1939-1945.
Sous-Lieutenant Joséphine Baker décorée de la Croix de Chevalier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur, Croix de Guerre 1939-1945 avec palme, Médaille de la Résistance française avec rosette, Médaille commémorative des services volontaires dans la France Libre, Médaille commémorative française de la Guerre 1939-1945.

Sous-Lieutenant Joséphine Baker décorée de la Croix de Chevalier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur, Croix de Guerre 1939-1945 avec palme, Médaille de la Résistance française avec rosette, Médaille commémorative des services volontaires dans la France Libre, Médaille commémorative française de la Guerre 1939-1945.

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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 04:30

 

L'INFO n° 1 363

 

 

George Blind, le résistant qui va sourire à son peloton d’exécution et à la mort

 



George Blind est un sapeurs-pompiers qui s'engagea dans la Résistance dès la défaite française de juin 1940, d'abord seul puis au sein d'un réseau. Arrêté par l'occupant allemand, il va subir un simulacre d’exécution devant la citadelle de Belfort. Pourtant, il va sourire aux Allemands et à la mort. Mais il ne mourra pas ce jour-là, mais quelques semaines plus tard à Auschwitz. Un héros qui va devenir célèbre avec cette photographie, véritable symbole de son courage.



Georges Blind naît à Belfort le 17 novembre 1904. Entré au corps des sapeurs-pompiers de Belfort le 10 janvier 1929, il est nommé 1ère classe le 6 mars 1932, caporal le 15 décembre 1938, puis caporal infirmier le 14 avril 1940. A ce titre, il occupe principalement son service à « la sanitaire », le véhicule de secours aux asphyxiés et blessés.



Le caporal Blind est promis à une belle carrière si les circonstances n'en décidaient autrement. Depuis le 18 juin 1940, les troupes allemandes occupent Belfort. Quelques mois plus tard, les premiers signes d'une opposition à l'occupant apparaissent, embryon de la Résistance. En août 1940, Georges Blind fait partie du groupe de Belfortains qui met à l'abri la statue d'Edith Cavell, une infirmière britannique fusillée par les Allemands pour avoir permis l'évasion de centaines de soldats alliés de la Belgique alors sous occupation allemande pendant la Première Guerre mondiale.



Puis, Georges Blind devient membre du « groupe Ferrand ». Les témoignages d'après-guerre font mention qu'avec l'ambulance, les sapeurs-pompiers effectuent nombre de transports de responsables de la Résistance, personnes recherchées, armes, renseignements, journaux clandestins. Georges Blind participe activement. En dehors de son métier, il aide bénévolement le Secours Populaire dans ses œuvres de bienfaisance.



Le 14 octobre 1944, Georges Blind est à son domicile, rue de la Marseillaise, et se prépare à partir pour prendre son service de nuit au poste central lorsque la Feldgendarmerie vient l'arrêter. A 20h, il pénètre dans la cellule 34 de la caserne Friedrich. C'est entre les 15 et 23 octobre qu'il devient le héros de la photographie, simulacre d'exécution, qui fait le tour du monde dès 1945. Il ne sait pas, il ne saura jamais qu'il vient d'entrer dans l'Histoire ...



Cette photographie est présente dans de nombreux ouvrages car devenue un symbole de la Résistance au nazisme en France et à l'étranger. Sans doute pour le sourire et peut-être parce que personne ne connaissait la date elle fut prise. Mais surtout pour le courage de cet hommage, qui va se moquer de l'occupant, des hommes qui occupent son pays. Comme l'air de dire "Vous aurez mon corps, mais jamais mon âme, jamais l'amour pour ma Patrie".



Georges Blind quitte la caserne Friedrich le 24 octobre 1944 pour être déporté au camp de concentration de Dachau, où il arrive le 29 octobre, après être passé par le camp de sûreté de Schirmeck-La Broque. Le 24 novembre 1944, 1014 déportés du camp de Dachau sont sélectionnés et partent au camp d’Auschwitz. Parmi eux, 863 Français dont Georges Blind. Ce convoi est aujourd’hui connu sous le nom de « convoi des Vosgiens». Ils arrivent à Auschwitz le 26 novembre au soir. Douche, tatouage du matricule sur l'avant-bras gauche. Ils sont ensuite enfermés dans une baraque.


Dans l'après-midi suivant, une autre sélection est faite par les SS. Georges Blind ainsi que 79 autres « Vosgiens » partent pour Blechammer où ils parviennent au camp « Judenlager » la nuit du 29 au 30 novembre. Georges Blind présente à son arrivée au camp les symptômes d'une maladie contagieuse et avec neuf autres camarades, il va être assassiné par injection dès leur arrivée à la baraque sanitaire, probablement dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 1944.


Nommé sergent FFI à titre posthume, Georges Blind a été décoré de la Médaille militaire, de la Croix de guerre 1939-1945, de la Médaille de la Résistance française et de la médaille d'argent avec rosette des sapeurs-pompiers.

Le fusillé souriant
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18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 03:00

 

L'INFO n° 1 359

 

 

L'APPEL QUI A CHANGÉ LE COURS DE L'HISTOIRE
 
 
 
" Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.
 
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
 
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
 
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule !
 
Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des États-Unis.
 
Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y ait, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
 
Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
 
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
 
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres. "
 
Général de Gaulle, le 18 juin 1940
Appel du 18 juin
Appel du 18 juin
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22 mars 2021 1 22 /03 /mars /2021 06:00

 

L'INFO n° 1 351

 

 

Il y a eu 6 femmes Compagnons de la Libération (6)
 
 
 Le fait qu’un si petit nombre d’entre elles ait reçu cette prestigieuse décoration française mérite que nous nous attachions à présenter leur parcours, bien souvent méconnu.

 

6 femmes ont été nommées Compagnons de la Libération "dans l’honneur et par la victoire" par le Général de Gaulle.
 
Elles symbolisent le rôle joué par les femmes dans la Résistance.
 
Le mémorial de Caen a diffusé leurs portraits en novembre et décembre 2020, à nous, à présent, de vous présenter ces six femmes exceptionnelles.
 
 
Vous pouvez retrouver le portrait d'une d'entre elles, Emilienne Moreau-Evrard, en cliquant sur le lien ci-dessous   :
 
 
 
 
 
Émilienne Moreau-Évrard :
 

 

 

 

Émilienne Moreau-Évrard
Émilienne Moreau-Évrard
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18 mars 2021 4 18 /03 /mars /2021 06:00

 

L'INFO n° 1 350

 

 

Il y a eu 6 femmes Compagnons de la Libération (5)
 
 
 Le fait qu’un si petit nombre d’entre elles ait reçu cette prestigieuse décoration française mérite que nous nous attachions à présenter leur parcours, bien souvent méconnu.

 

6 femmes ont été nommées Compagnons de la Libération "dans l’honneur et par la victoire" par le Général de Gaulle.
 
Elles symbolisent le rôle joué par les femmes dans la Résistance.
 
Le mémorial de Caen a diffusé leurs portraits en novembre et décembre 2020, à nous, à présent, de vous présenter ces six femmes exceptionnelles.
 
 
Vous pouvez retrouver le portrait d'une d'entre elles, Laure Diebold, en cliquant sur le lien ci-dessous   :
 
 
Laure Diebold :
Laure Diebold
Laure Diebold
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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 06:00

 

L'INFO n° 1 347

 

 

Il y a eu 6 femmes Compagnons de la Libération (4)
 
 
 Le fait qu’un si petit nombre d’entre elles ait reçu cette prestigieuse décoration française mérite que nous nous attachions à présenter leur parcours, bien souvent méconnu.

 

6 femmes ont été nommées Compagnons de la Libération "dans l’honneur et par la victoire" par le Général de Gaulle.
 
Elles symbolisent le rôle joué par les femmes dans la Résistance.
 
Le mémorial de Caen a diffusé leurs portraits en novembre et décembre 2020, à nous, à présent, de vous présenter ces six femmes exceptionnelles.
 
 
Vous pouvez retrouver le portrait d'une d'entre elles, Marie Hackin, en cliquant sur le lien ci-dessous
 
 
 
 
 
 
 
 
MARIE HACKIN, Compagnon de la Libération
MARIE HACKIN, Compagnon de la Libération

MARIE HACKIN, Compagnon de la Libération

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3 mars 2021 3 03 /03 /mars /2021 06:00

 

L'INFO n° 1 346

 

 

Il y a eu 6 femmes Compagnons de la Libération (3)
 
 
 Le fait qu’un si petit nombre d’entre elles ait reçu cette prestigieuse décoration française mérite que nous nous attachions à présenter leur parcours, bien souvent méconnu.

 

6 femmes ont été nommées Compagnons de la Libération "dans l’honneur et par la victoire" par le Général de Gaulle.
 
Elles symbolisent le rôle joué par les femmes dans la Résistance.
 
Le mémorial de Caen a diffusé leurs portraits en novembre et décembre 2020, à nous, à présent, de vous présenter ces six femmes exceptionnelles.
 
 
Vous pouvez retrouver le portrait d'une d'entre elles, Simone Michel-Lévy, en cliquant sur le lien ci-dessous
 
 
 
source  :  mémorial de Caen
SIMONE MICHEL-LEVY Compagnon de la Libération
SIMONE MICHEL-LEVY Compagnon de la Libération

SIMONE MICHEL-LEVY Compagnon de la Libération

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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 06:00

 

L'INFO n° 1 344

 

 

Il y a eu 6 femmes Compagnons de la Libération (2)
 
 
 Le fait qu’un si petit nombre d’entre elles ait reçu cette prestigieuse décoration française mérite que nous nous attachions à présenter leur parcours, bien souvent méconnu.

 

6 femmes ont été nommées Compagnons de la Libération "dans l’honneur et par la victoire" par le Général de Gaulle.
 
Elles symbolisent le rôle joué par les femmes dans la Résistance.
 
Le mémorial de Caen a diffusé leurs portraits en novembre et décembre 2020, à nous, à présent, de vous présenter ces six femmes exceptionnelles.
 
 
Vous pouvez retrouver le portrait d'une d'entre elles, Berty Albrecht, en cliquant sur le lien ci-dessous
 
 
BERTY ALBRECHT, Compagnon de la Libération
BERTY ALBRECHT, Compagnon de la Libération

BERTY ALBRECHT, Compagnon de la Libération

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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 06:00

 

L'INFO n° 1 343

 

 

Il y a eu 6 femmes Compagnons de la Libération (1)
 
 
 Le fait qu’un si petit nombre d’entre elles ait reçu cette prestigieuse décoration française mérite que nous nous attachions à présenter leur parcours, bien souvent méconnu.
 
 
Ces 6 femmes ont été nommées Compagnons de la Libération "dans l’honneur et par la victoire" par le Général de Gaulle.
 
 
Elles symbolisent le rôle joué par les femmes dans la Résistance.
 
 
Le mémorial de Caen a présenté en janvier les portraits de ces six femmes exceptionnelles, à notre tour de vous les présenter
 
 
Vous pouvez retrouver le portrait de Marcelle Henry, une des six, en cliquant sur le lien ci-dessous
 
 
source  :  mémorial de Caen
MARCELLE HENRY, Compagnon de la Libération
MARCELLE HENRY, Compagnon de la Libération

MARCELLE HENRY, Compagnon de la Libération

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11 février 2021 4 11 /02 /février /2021 05:30

 

L'INFO n° 1 341

 

 

 

Nous remercions beaucoup "La Coupole" pour ce bel hommage rendu, le 1er février 2021, à notre ami André Sellier, Déporté-Résistant, qui fut président UNADIF-FNDIR de la Somme durant de très nombreuses années et initiateur du livre mémorial des 9 000, le Dictionnaire des 9 000 Déportés de France passés par Mittelbau Dora

 

 

 

André Sellier, l’historien de Dora (1920-2015)
 
 
Il y a 6 ans déjà, le 1er février 2015, nous quittait André Sellier – résistant, déporté, diplomate, historien et initiateur en 1998 du projet du
 

 

#LaCoupole se souvient aujourd’hui et honore sa mémoire tant elle est liée à l’histoire du site, en particulier depuis son ouverture en tant que Centre d’Histoire. Depuis 2016, l’espace consacré au camp de #Dora porte son nom ainsi que la citation tirée de son ouvrage Histoire du camp de Dora (publié en 1998 aux Editions La Découverte)  :

  « rendre intelligible une période de l’histoire qui demeure déconcertante pour les Européens ».
 
L’exemplaire numéro 1⃣ du 📖 Livre des 9 000 déportés de France à Mittelbau-Dora 📖 ira bientôt rejoindre le lieu comme un hommage incarné à celui qui en avait été l’initiateur et qui tenait tant à transmettre la mémoire de ses camarades déportés.
 
 
Photo D.R. La Coupole  :  André Sellier en 2005 à La Coupole à l’occasion de l’inauguration de l'exposition « Déportation et Génocide » et du dévoilement du Mémorial des déportés et fusillés du Nord-Pas-de-Calais. À ses côtés, Laurent Thiery, Yves Le Maner et, à sa gauche, le général Bernard d’Astorg.

Photo D.R. La Coupole : André Sellier en 2005 à La Coupole à l’occasion de l’inauguration de l'exposition « Déportation et Génocide » et du dévoilement du Mémorial des déportés et fusillés du Nord-Pas-de-Calais. À ses côtés, Laurent Thiery, Yves Le Maner et, à sa gauche, le général Bernard d’Astorg.

 

Source  :

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