Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : UNADIF MEDIAS
  • : Pour être informé de l'actualité UNADIF-FNDIR, de l'actualité des UNADIF départementales. Pour être informé de l'actualité mémorielle, évènements, cérémonies, expositions, conférences, livres, films, pages d'Histoire ...
  • Contact

  

 

 

 

a2

 

  sur le BLOG MEDIAS

de l'Union Nationale

des Associations de Déportés,

Internés et Familles de Disparus

logo unadifndir grd taille 

et de la Fédération Nationale

des Déportés et Internés

de la Résistance

  

UNADIF - FNDIR

 Triangle rouge

compteur

 

 

__

 

Ici Londres ! Les français parlent aux français !

 

__

 

 

UNADIF est aussi sur

logo-facebook-circulaire.png

Derniers Articles Publies

  • 11 novembre 2021 à Grenoble
    L'INFO n° 1 386 UNADIF-FNDIR de l'Isère UNADIF-FNDIR 38 Grenoble, jeudi 11 novembre 2021 - Une première cérémonie, était organisée devant la plaque qui marque l’emplacement exact de l’arrestation qui eut lieu le 11 novembre 1943. Ce jour-là, des centaines...
  • Joséphine Baker entre au Panthéon
    L'INFO n° 1 385 Mardi 30 novembre 2021, Joséphine Baker entre au Panthéon Hommage solennel de la Nation Freda Josephine McDonald dite Joséphine Baker née le 3 juin 1906 à Saint Louis, Missouri, USA - Décédée le 12 avril 1975 à Paris XIIIe arr. Joséphine...
  • 11 novembre 2021 à Compiègne
    L'INFO n° 1 384 UNADIF-FNDIR de l'Oise UNADIF-FNDIR 60 Compiègne, Clairière de l'Armistice, jeudi 11 novembre 2021 La Ville de Compiègne a commémoré le 103ème anniversaire de l'Armistice 1918 Notre Drapeau UNADIF-FNDIR de l'Oise était porté lors des cérémonies...
  • 11 novembre 2021 à Villefontaine
    L'INFO n° 1 383 UNADIF-FNDIR de l'Isère UNADIF-FNDIR 38 Villefontaine, jeudi 11 novembre 2021 Une trentaine d'élèves du collège Aragon de Villefontaine participa à cette cérémonie du 103ème anniversaire de l’Armistice. Certains sont inscrits au Concours...
  • 11 novembre 2021 à Rueil-Malmaison
    L'INFO n° 1 382 UNADIF-FNDIR des Hauts-de-Seine UNADIF-FNDIR 92 Rueil-Malmaison, jeudi 11 novembre 2021 Allocution de notre ami Alain Joly, président UNADIF-FNDIR 92 et président du comité d'entente des associations patriotiques et mémorielles et du devoir...
  • 11 novembre 2021 à Mulhouse
    L'INFO n° 1 381 UNADIF-FNDIR du Haut-Rhin UNADIF-FNDIR 68 Mulhouse, jeudi 11 novembre 2021 Notre président national UNADIF-FNDIR Jean-Marie Muller, président également de l'UNADIF-FNDIR 68 a commémoré aux côtés des élèves et des autorités civiles et militaires,...
  • 11 novembre 2021 à Nancy
    L'INFO n° 1 380 UNADIF-FNDIR de la Meurthe-et-Moselle UNADIF-FNDIR 54 Samedi 11 novembre 2021, la commémoration du 103ème anniversaire de l'Armistice du 11 novembre 1918 a eu lieu sur l'esplanade de la Porte Désilles à NANCY sous la présidence du Directeur...
  • Hommage aux Morts de toutes les Guerres
    L'INFO n° 1 379 UNADIF FNDIR de l'Oise UNADIF-FNDIR 60 Compiègne, cérémonies de la Toussaint Lundi 1er novembre 2021 Les autorités civiles et militaires et les représentants des associations patriotiques et mémorielles et leurs porte-drapeaux se sont...
  • L'avenir de nos associations
    L'INFO n° 1 378 Samedi 20 novembre 2021 Rencontre Inter-amicale (Union des Associations de Mémoire des Camps nazis) à Paris Association française Buchenwald, Dora et kommandos – Amicale du camp de concentration de Dachau – Amicale de Mauthausen, déportés,...
  • Assemblée générale de l'UNADIF-FNDIR de l'Isère
    L'INFO n° 1 377 UNADIF FNDIR de l'Isère UNADIF-FNDIR 38 GRENOBLE, samedi 16 octobre 2021 Le président Jean-Paul Blanc, a convoqué les membres UNADIF-FNDIR de l’Isère pour l’assemblée générale ordinaire annuelle dans les locaux de la caserne de gendarmerie...

S'abonner à notre revue

- Vous souhaitez vous abonner à notre revue trimestrielle "Le Déporté pour la Liberté"

- Vous souhaitez acquérir nos livres, notre CD ou autre

Liste et bon de commande

http://www.unadif.fr/histoire-et-temoignages/les-publications

Commander nos ouvrages

26 avril 2021 1 26 /04 /avril /2021 05:00

 

L'INFO n° 1 357

 

 

UNADIF FNDIR de la Moselle
 
 
 
UNADIF-FNDIR 57
 
 
 

Décès de Gaston MARIOTTE , Déporté-Résistant, mardi 20 avril 2021, dans sa 102ème année.



Cette triste nouvelle est un choc, tant Gaston Mariotte, de Metz, paraissait éternel, insensible à tout évènement actuel et aussi à la maladie.


Il incarnait la gentillesse, le bien, l'ouverture à autrui, et tant d'autres qualités, si nombreuses qu'on ne peut les décrire.
Il est une immense figure de la résistance et de la déportation qui disparaît.


Il va nous manquer énormément, jamais nous ne pourrons l'oublier, tellement sa présence était permanente et fidèle.


Je transmets mes plus sincères condoléances très attristées, à Madeleine son épouse, et ses deux fils Jean-Marie et Olivier.


Dimanche, Journée Nationale du Souvenir des Victimes et Héros de la Déportation, nous aurons une pensée particulièrement émue pour Gaston Mariotte.


Sa mémoire restera éternellement gravée dans nos cœurs.


Avec toute mon amitié, et ma reconnaissance fidèle,


Jean-Marie Muller, président national UNADIF-FNDIR

 

 

*************************************************

 

 

Voici, ci-dessous, l'émouvant message de son fils Jean-Marie :
 
 
"Gaston MARIOTTE s’est éteint.
 
Voilà que nous approchons de la Journée du Souvenir de la Déportation, ce 25 avril 2021, et que, cette année encore, la pandémie maléfique de la Covid-19 contrarie les cérémonies patriotiques et célébrations cultuelles de ce jour-là.
 
Pour mon père Gaston MARIOTTE, y participer était un engagement à l’égard de ses frères d’infortune, tout comme à la cérémonie nationale sur le site du camp du Struthof (le 3è dimanche de juin) et à la cérémonie au Palais universitaire de Strasbourg (le 25 novembre) à la mémoire des victimes de la répression qui a frappé l’Université alors repliée à Clermont-Ferrand. C’est la rafle du 25 juin 1943 qui allait le projeter, pour 23 mois, dans l’univers concentrationnaire.
 
Hélas, il vient de succomber ce 20 avril 2021, victime du coronavirus, à un mois de son 102ème anniversaire. Quelques heures après que je l’ai quitté en évoquant que dimanche allait être la Journée de la Déportation.
 
Il y a 76 ans, alors qu’il était déjà marqué par 18 mois en camp de concentration, à Buchenwald puis au kommando de Schönebeck, voilà que le camp souche de Buchenwald était libéré, mais voilà qu’à 150 km de là, la décision était prise d’évacuer en urgence : un périple erratique qui va finalement durer 23 jours (du 11 avril au 4 mai 1945) et représenter plus de 400 km en direction de la mer Baltique ; une « marche de la mort » au terme de laquelle un tiers à peine des quelque 1500 déportés évacués arrivèrent à Schwerin. Gaston MARIOTTE n’était plus qu’une ombre revenue du « royaume des ombres ».
 
La solidarité et la foi partagée l’avait aidé, avaient aidé des petits groupes à trouver ensemble les ressources nécessaires.
 
Leurs « ne m’abandonne pas » et « je reviens de loin », le cri de la Passion et le cri de la Résurrection, qui ont aussi nom résilience et espérance, l’ont et les ont portés pas seulement en 1945, mais tout au long de l’existence. L’amicale des anciens de Schönebeck avait vraiment une tonalité d’amicale, jusque dans la façon d’élaborer leur livre-témoignage avec Marcel Lorin.
 
Gaston MARIOTTE a ainsi assez vite adhéré à la FNDIR naissante et aussi au « groupe Cavaillès », fer de lance de la mémoire l’Université de Strasbourg résistante. Il fut dans les instances de l’UNADIF Moselle (bien que n’étant pas un déporté de Moselle) et aussi de la section Lorraine de la CARAC. Il a toujours eu à coeur de conforter les oeuvres sociales pour aider anciens déportés et anciens combattants et de défendre leurs titres et leurs droits, jusqu’à accompagner, lorsqu’il en fut vice-président, la grande mutation financière et statutaire de l’UMRAC (union de mutuelles) en la CARAC (caisse autonome), en essayant de préserver l’esprit qui l’a animée depuis sa fondation en 1924.
 
Tout cela mené en parallèle mais aussi en lien avec sa carrière de fonctionnaire des finances, qu’il acheva en tant que conservateur des hypothèques à Verdun, où l’esprit des anciens combattants n’était pas un vain mot. Clin d’oeil de la vie : alors qu’il était vice-président de la CARAC, c’est le successeur à son poste à la Cité administrative de Metz, devenu… Secrétaire d’Etat des Anciens Combattants, Jean-Pierre Masseret, qui lui agrafa la cravate de Commandeur de la Légion d’honneur.
 
Et puis, quand arriva le temps de la retraite, vint le temps de transmettre ce que furent la résistance et la déportation, aussi bien dans les écoles, les lycées, les médias, les casernes qu’au sein de la commission préfectorale de Moselle.
 
Jusqu’au bout, il voulait être présent aux cérémonies, AG, obsèques des déportés ; ultime présence qui le combla tant : avoir pu venir à Strasbourg le 25 novembre 2019 (il était alors centenaire) et avoir pu déposer, avec ses amis Amoudruz et Utz, la gerbe du groupe Cavaillès, dont il avait été le dernier président.
 
Si la Covid est parvenue malicieusement à déjouer les protections dont il était entouré, elle n’a fait qu’éteindre son dernier souffle, au terme d’une existence pleine et accomplie, au terme de 72 ans de mariage avec Madeleine, et après un beau sourire à sa dernière arrière-petite-fille.
 
Il venait d’être hospitalisé pour une pneumopathie d’inhalation (une fausse route, fréquente nous dit-on à cet âge-là) et, par-dessus le marché, il vient d’être diagnostiqué positif au Covid. Le voilà donc engagé dans une nouvelle « marche pour la vie », L’expérience du premier confinement a été bénéfique, puisque je suis invité à l’accompagner un tant soit peu et à l’aider à se nourrir au mieux. A cet effet, ayant beaucoup lu, entendu et compris au contact des rescapés de la déportation et de leurs amicales, je mise sur la chaleur d’une présence familiale, la douceur du regard voulant lui épargner un choc émotionnel, les gestes et mots familiers, la saveur de la cuisine maison et la lenteur nécessaire pour bien l’assimiler, la foi partagée par-delà les générations pour qu’il puisse prononcer bientôt ses « ne m’abandonnez pas » (au moment où je m’abandonne à vous) et « je reviens de loin » (au moment où je reprends prise), le cri de la Passion et le cri de la Résurrection, qui ont nom résilience et espérance et l’ont porté pas seulement en 1945.
 
Être un résistant à vie, tout en sachant que la vie a une fin.
 
Faire mémoire des frères et compagnons qui l’ont déjà démontré."
 
 
 
Gaston Mariotte nous a quittés
Partager cet article
Repost0
26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 06:00

 

L'INFO n° 1 345

 

 

UNADIF FNDIR de la Savoie
 
 
 
UNADIF-FNDIR 73
 
 
 
Henri MAÎTRE, Déporté-Résistant, nous a quittés le 18 février, dans sa 98ème année.
 
C’est une immense tristesse pour notre Union UNADIF – FNDIR d’annoncer le décès d’Henri MAÎTRE, il est parti paisiblement et entourés des siens.
 
 
Figure historique et symbolique de notre Union, Vice-Président du CRDIR (Conseil représentatif des Déportés et Internés de la Résistance) UNADIF – FNDIR, Henri va laisser un grand vide parmi nous tous, tant ses convictions, son inlassable travail pour la mémoire de la Résistance et de la Déportation auprès de la jeunesse, son amabilité, sa gentillesse et son sens relationnel étaient grands.
 
En Mai 2013 Henri Maître a pris la parole à Mauthausen devant le Président de la République d’Autriche, en surmontant la douleur et le poids des souvenirs, terrassé par l’émotion, puis scella six messages, dont le sien, dans une capsule placée dans un mur.
 
Ces messages de paix et d’espoir dans l’homme, seront lus dans 50 ans (2063).
 
L’ UNADIF- FNDIR, son Président, tous les membres du Conseil d’Administration, du Bureau National et du CRDIR, et tous les membres, adressent leurs condoléances très attristées à son épouse Denise, ses filles et sa Famille.
 
Nous n’oublierons jamais notre ami Henri MAÎTRE
 
Les obsèques de notre ami ont eu lieu lundi 22 février 2021 à Yenne (73).
 
 
 
*******************************************
 
 
 
Le Matricule 60 217 du camp de MAUTHAUSEN nous a quittés
 
Henri Maître né en 1923 est entré en résistance à 17 ans.
 
En 1940 il habitait chez ses Parents à Caluire (Rhône).
 
Il a entendu à la radio l’appel du Général de Gaulle en compagnie de son Père, quand le Général eut fini de parler, son Père lui a très simplement dit « Tu sais maintenant où est ton devoir ».
 
Voici comment il est entré en résistance.
 
Il a commencé par distribuer des journaux et des tracts, ensuite un de ses amis qui avait accepté d’être engagé comme radio dans un réseau de résistants fut arrêté par le Allemands. Après cette arrestation le réseau a demandé à Henri d’aller récupérer des documents chez son ami pour les soustraire à la traque de la Résistance par les Allemands.
 
En 1943 les soldats allemands, comme les gendarmes de Vichy, traquaient les jeunes pour les envoyer de l’autre côté du Rhin pour travailler dans les usines d’armement allemandes (le STO).
 
Il rejoint alors la Savoie et va à la caserne CURIAL à Chambéry où des Slovènes, incorporés de force dans l’Armée allemande, veulent déserter.
Henri choisit alors un patronyme passe partout, le prénom EMILE.
 
Il est chargé d’organiser les Slovènes qui ont déserté pour se cantonner dans une grange du maquis de Queboutanne (Savoie). Il devient Chef de ce maquis où ils vont vivre durant 6 mois.
 
Puis les Allemands envahissent le plateau guidés par un traître.
 
La Résistance alertée fait évacuer les Slovènes vers un autre maquis du département de l’Ain.
 
Emile reste sur place dans une ferme de la grand-mère de sa future épouse. Le 29 Janvier 1944 il est arrêté sur place par les Allemands qui sont arrivés avec le chef de la Gestapo de Chambéry et l’ont emmené à Chambéry pour interrogatoires.
 
: " La Gestapo me montre des lettres de dénonciations écrites par des Français, puis ensuite les tortures durant 6 interrogatoires sans résultats.
Ensuite je suis transféré en train au Camp d’internement de Compiègne-Royallieu puis départ pour l’Allemagne dans des wagons à bestiaux, entassés à 100 par wagon. Le voyage durera 3 jours et 3 nuits. Le convoi s’est arrêté dans une gare sur laquelle on pouvait lire MAUTHAUSEN.
Nous sommes descendus à coups de crosse.
 
Nous avons été emmenés vers dans une forteresse. Dès notre arrivée dans le camp nous avons été tondus et désinfectés, puis on nous a expliqué le règlement du camp, les gardes avaient droit de vie ou de mort sur nous.
Il y avait une carrière où il fallait gravir 186 marches inégales pour arriver au lieu de travail.
 
Par la suite je suis envoyé à « GUSEN 1 », une usine fabricant les avions Messerschmitt, les premiers chasseurs à réaction. J’ai été affecté au bloc du contrôle.
 
Puis vint le jour de la Libération par les Russes, j’étais épuisé. J’ai été rapatrié avec 9 autres déportés par les Canadiens, j’ai fait un séjour à l’Hôpital Claude Bernard à Aubervilliers, ce qui m'a sauvé du typhus. "
 
 
L’ancien patron de l’étonnant maquis slovène installé au coeur de la Savoie, s’est muré dans le silence, ne confiant ses souvenirs et ses blessures à personne.
 
 
De retour à une vie normale le déclic est venu plusieurs années plus tard alors que la longue cohorte des survivants diminuait.
 
Avec l’enthousiasme et la persuasion d’une enseignante Henri retourna à Mauthausen pour faire visiter le camp à ses élèves.
 
Le 5 Mai 2013 un autre retour à Mauthausen fut encore plus poignant devant le Président de la République d’Autriche et plusieurs autres personnalités. Henri Maître a pris la parole surmontant la douleur et le poids des souvenirs, puis terrassé par l’émotion il laissera son épouse Denise achever la lecture du message.
 
A l’issue de la cérémonie six messages scellés dans une capsule ont été placés dans un mur.
 
Messages de paix et d’espoir dans l’homme, seront lus dans 50 ans (2063).
 
Durant toute sa vie il a témoigné devant de nombreux élèves pour leur transmette les valeurs de l’homme et défendre ses frères humains.
 
Il s’est considérablement investi dans les associations patriotiques :
- Président départemental de UNADIF-FNDIR de la Savoie depuis 2001
- Administrateur national de UNADIF-FNDIR depuis 2004
- Vice-Président national de UNADIF-FNDIR depuis 2008
- Vice-Président national du CRDIR UNADIF-FNDIR
 
 
Décorations :
- Officier dans l'Ordre national de la Légion d’Honneur, médaille militaire, croix de guerre 1939-1945 avec palme, médaille de la Résistance française, croix du combattant volontaire, croix du combattant volontaire de la Résistance, croix du combattant, médaille de la déportation pour faits de Résistance.
Photos D.R. Le Dauphiné libéré : Henri Maître témoignait inlassablement devant les élèves savoyards
Photos D.R. Le Dauphiné libéré : Henri Maître témoignait inlassablement devant les élèves savoyards

Photos D.R. Le Dauphiné libéré : Henri Maître témoignait inlassablement devant les élèves savoyards

Partager cet article
Repost0
4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 06:00

 

L'INFO n° 1 339

 

 

UNADIF FNDIR de l'Eure
 
 
 
UNADIF-FNDIR 27
 
 
 
André Biaux, Déporté-Résistant, nous a quittés mardi 26 janvier 2021, à l'âge de 95 ans.
 
Inlassable témoin auprès des jeunes générations dans les établissements d'enseignement des départements normands.
 
 
Né le 3 mai 1925 à Evreux, André Biaux avait mené ses premiers actes de résistance à l’âge de 15 ans, en volant le calot d’un soldat allemand pendant qu’il urinait, au Bec-Hellouin. Le jeune homme entre officiellement dans la Résistance en 1942, à l’âge de 17 ans. D’abord en distribuant des tracts, à Evreux, puis en aidant à cacher et rapatrier des aviateurs anglais et américains dont les appareils avaient été abattus.
 

André Biaux effectue plusieurs voyages par le train, vers Paris, à partir de la gare d’Evreux. Longtemps, les voyages se déroulent sans accrocs, malgré quelques frayeurs. Mais en mai 1944, une dénonciation entraîne l’arrestation d’André Biaux et d’une quinzaine de camarades.

 

 

Il échappe à un bombardement

 

Le voilà déporté au camp de concentration de Neuengamme, près de Hambourg, en Allemagne, après un long voyage de trois jours et trois nuits dans un train de marchandises, debout, sans manger ni boire. Suivront des mois de captivité, des journées entières de travail « complètement débile, comme creuser des trous pour les reboucher », dans un froid intense, en étant très peu nourri, en dormant à deux sur des paillasses.

 

En 1945, à l’approche des forces alliées, le camp est évacué par les Allemands. André Biaux et ses compagnons déportés sont amenés à Lübeck, en mer Baltique, pour monter sur plusieurs gros cargos. Tous sont bombardés par les Alliés, mais seul celui sur lequel se trouve André Biaux ne sombre pas immédiatement, lui permettant de se sauver.

L’Eurois finit par rejoindre Paris puis l’Eure. Il ne pèse plus que 37 kg.

 

« Durant toute la durée de sa vie active en tant qu’opticien puis durant sa vie de retraité, André Biaux n’a eu de cesse de témoigner de son expérience afin de préserver la mémoire de ces événements auprès des jeunes publics », a rendu hommage mardi 26 janvier le préfet de l’Eure, Jérôme Filippini.

 

André Biaux était Commandeur dans l’Ordre national de la Légion d’honneur, Commandeur dans l’Ordre ministériel des Palmes académiques, titulaire de la Médaille de la Résistance française, de la Croix de guerre 1939-1945, de la Croix du combattant volontaire 1939-1945, de la Croix du combattant volontaire de la Résistance, de la Croix du combattant et de la Médaille de la déportation pour faits de Résistance. Son engagement avait été reconnu par diplôme signé du Président des Etats-Unis d’alors, Dwight D. Eisenhower

 
Il y a exactement un an, André se voyait nouer la cravate de Commandeur dans l'Ordre national de la Légion d'honneur par le ministre Sébastien Lecornu.
 
 
Le Président Jean-Paul Jouachim et l'ensemble des membres UNADIF-FNDIR de l'Eure présentent à toute sa famille leurs plus sincères condoléances.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
André Biaux nous a quittés
André Biaux nous a quittés
Partager cet article
Repost0
28 janvier 2021 4 28 /01 /janvier /2021 06:00

 

L'INFO n° 1 337

 

 

UNADIF FNDIR des Deux-Sèvres
 
 
 
UNADIF-FNDIR 79
 
 
 
 
Pierre Ropiquet, Déporté-Résistant, nous a quittés lundi 18 janvier 2021, à l'âge de 96 ans.
 
Il fut Vice-président de l'UNADIF-FNDIR 79. Membre du jury du CNRD, il temoigna de nombreuses années devant les lycéens et collégiens.
 
Pierre était Chevalier dans les ordres nationaux de la Légion d'honneur et du Mérite et Commandeur dans l'Ordre des Palmes académiques.
 
Nous présentons à toute sa famille nos plus sincères condoléances attristées.
Pierre Ropiquet, Déporté-Résistant (photo D.R. Ouest-France)

Pierre Ropiquet, Déporté-Résistant (photo D.R. Ouest-France)

Partager cet article
Repost0
21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 05:30

 

L'INFO n° 1 335

 

 

UNADIF-FNDIR des Yvelines

 

 

UNADIF-FNDIR 78

 

 

Pour notre ami Raymond Mocaër, décédé le 7 janvier 2021 jour de sa fête, il avait 94 ans.

 

« Tu vas voir, tu vas pleurer mais tu ne comprendras pas. Pour comprendre, il faut avoir été ici avec la mort ». Tels étaient les mots d’Edmond Michelet en accueillant Maurice Schumann à l’entrée du camp de concentration nazi de Dachau.

 

Pour notre ami Raymond, c’est à Neuengamme puis à Sachsenhausen qu’il aura vécu avec la mort durant des mois épouvantables, et justement dit, jusqu’à la fin des Marches de la mort en tombant d’épuisement dans les bras d’un soldat américain.

 

Pourquoi ce breton de la campagne va-t-il endurer tant de souffrances ? Parce qu’il est révolté à la vue du drapeau nazi sur la Château de Versailles et qu’il va utiliser son arme contre l’occupant passage Saint Pierre à Versailles où il réside et travaille. Sur dénonciation, il est arrêté. Il a 17 ans.

 

Après être passé dans les locaux de la Gestapo, il est poussé dans un wagon à bestiaux du convoi du 6 juin 1944, déporté vers les Camp de la mort où il ne sera plus qu’un numéro, un « stuck » (un morceau comme disaient les SS !)

 

D’abord à Neuengamme. A 25 km d’Hambourg, dans un méandre de l’Elbe, ce camp immense de l’Allemagne du Nord baigne dans un vaste marais exposé au souffle glacé du vent de la Baltique. Il est maudit par sa situation, mais surtout pour son encadrement par des criminels à la bestialité servile à l’égard des SS, et par l’ultime tragédie qui verra 7300 survivants périr dans les eaux glacées de la Baltique.

 

Ensuite à Sachsenhausen, au nord de Berlin. Raymond présentera une maquette de ce camp lors de la dernière exposition de la Mairie de Versailles sur le thème de la libération des Camps. Il est très ému en nous décrivant les lieux comme sa baraque, la place d’appel, la fabrique de fausse monnaie, la piste d’essai longue de 700m de sable, de glaise, de caillou, de goudron et d’eau, sur laquelle les suppliciés doivent tester de « broquetins » militaires en portant des charges de 20 à 30 kgs de 6h à 17h.

 

Affecté au Kommando de Klinker, il sera contraint aux travaux de carrière de pierre.

 

Raymond va endurer les terribles derniers mois de guerre avec un hiver rigoureux, les sévices, le travail forcé, le manque de nourriture et les bombardements alliés sur Berlin ; mais il garde le moral car la défaite allemande est proche. La Liberté pour laquelle il a pris des risques et souffert de la déshumanisation des camps est proche.

 

Mais Raymond va vivre encore une terrible épreuve, peut-être la pire : le 21 avril 45, l’évacuation du camp est décidée. Avec un groupe de 500 déportés il va connaitre une « marche de la mort ».

 

L’épuisement et le danger de se faire descendre par un SS est le calvaire qu’il va subir jusqu’au 2 mai.

 

Il avait vécu avec la mort mais la mort ne l’avait pas pris.

 

Vice-président de notre Association départementale, Raymond Mocaër va témoigner longtemps de cette leçon des ténèbres par son parcours concentrationnaire auprès des lycéens, dans la cadre du Concours National de la Résistance et de la Déportation. Nous le revoyons sensible à l’hommage que lui rendent les lauréats lors d’une remise des prix à la Préfecture. Raymond avait un grand plaisir à rencontrer les jeunes. Il avait confiance en cette jeunesse.

 

Au revoir Raymond, vous qui avez rejoint la foule immense des martyrs de la Déportation résistante.

 

Reposez en Paix, vous qui avez lutté pour elle !

 

 

Madame Jacqueline Fleury, présidente de l’UNADIF-FNDIR 78, Grand’Croix dans les Ordres nationaux de la Légion d’Honneur et du Mérite.

Monsieur Hervé Fleury, vice-président

Raymond Mocaër, Déporté-Résistant (photo D.R. : ACTU78)
Raymond Mocaër, Déporté-Résistant (photo D.R. : ACTU78)

Raymond Mocaër, Déporté-Résistant (photo D.R. : ACTU78)

 

Les obsèques de Raymond Mocaër ont été célébrées mardi 19 janvier 2021 à 10h en l’église Notre-Dame-du-Chêne de Viroflay, ville où il résidait.

 

En 2018, il publia ses mémoires : " Un drôle de destin "

Raymond Mocaër nous a quittés
Partager cet article
Repost0
28 novembre 2020 6 28 /11 /novembre /2020 07:15

 

L'INFO n° 1 322

 

 

UNADIF - FNDIR du Doubs
 
 
 
UNADIF-FNDIR 25
 
 
 

C'est avec beaucoup de tristesse que nous apprenons le décès Louis CROTET, Déporté-Résistant, survenu dimanche 15 novembre 2020 à l'âge de 97 ans.



Louis CROTET était né le 9 octobre 1923 à AUDINCOURT dans le Doubs.


Troisième d’une famille de neuf enfants, sa mère est veuve.


Il entre dans la Résistance en juin 1941 : distribution de tracts, puis récupération et réparation d’armes, sabotage de lignes téléphoniques et de trains en partance pour l’Allemagne …


Arrêté le 29 avril 1942, avec une trentaine d’autres, par la police française, il est emprisonné à BELFORT puis BESANCON. Condamné à un an de cellule, il est remis aux Allemands en avril 1943 ;

de COMPIEGNE, il est déporté au KL MAUTHAUSEN. Il porte le matricule 26 730. En juin il passe par l’usine d’armement de WIENER NEUSTADT, puis à BUCHENWALD on lui appose un nouveau matricule, 31 775.


Il est dirigé sur le camp de DORA le 23 novembre 1943. Pendant 5 mois, il survit nuit et jour, sans jamais en sortir, dans le tunnel où sont fabriquées les fusées V2. Puis logé en baraquement à l’extérieur, il continue de « travailler » tous les jours dans le tunnel.


Devant l’avancée des alliés, le 15 avril 1945, les survivants sont évacués en train jusqu’à RAVENSBRÜCK, sans ravitaillement.


Quelques jours plus tard, c’est une marche de la mort de plus de 20 kilomètres par jour qui use les dernières forces. Le 29 avril, il réussit à s’évader.


Récupéré par des infirmières russes, atteint de typhus, il est soigné dans un hôpital de campagne, avant d’être rapatrié en France par les Américains.


Quand il retrouve sa famille le 30 mai 1945, il pèse 29 kg.


Il conservera des séquelles de ces 37 mois de souffrances et il est pensionné invalide de guerre.

 


Adhérent à de nombreuses associations, il a le courage d’être le porte-drapeau de l’une d’elles.


En 1995, les Films de l’I.F.O.R.E.P. ont réalisé une vidéocassette « Mémoire vivante de la Déportation - M. Louis CROTET – 18 au 20 mai 1995 » dans laquelle il raconte toute son histoire.


Il a témoigné durant de longues années de son douloureux passé auprès des élèves des collèges et des lycées dans le cadre du CNRD.

L’association du quartier, où il résidait depuis 1968, avait fait des démarches auprès de la municipalité afin qu’une place de ce quartier porte son nom. La place, au Partage des eaux, a été inaugurée le 30 avril 2011.

 


Louis CROTET était Commandeur dans l'Ordre national de la Légion d'Honneur, médaillé militaire, titulaire de la croix de guerre 1939-1945 avec palme, de la croix du combattant volontaire 1939-1945, de la croix du combattant, de la croix du combattant volontaire de la résistance, de la médaille commémorative 1939-1945, de la médaille des blessés et de la médaille de la déportation pour faits de Résistance.


Il était membre-adhérent de la SMLH, de la SNEMM, de l'UFAC, du Souvenir Français et de l'UNADIF-FNDIR (union nationale des associations de déportés et internés de la Résistance et familles).

 


Compte tenu des règles sanitaires en vigueur, ses obsèques se dérouleront le jeudi 19 novembre 2020 dans la plus stricte intimité familiale.


Si les conditions sanitaires le permettent, nous lui rendrons un hommage au cours de la cérémonie de la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation, le samedi 24 avril 2021 au cimetière de L'Isle sur la Sorgue.

 


Le Président national Jean-Marie Muller et l'ensemble des membres du Bureau national et du Conseil d'administration national UNADIF-FNDIR présentent leurs plus sincères condoléances à toute sa famille.

Louis Crotet, Déporté-Résistant

Louis Crotet, Déporté-Résistant

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 05:30

 

L'INFO n° 1 320

 

 

UNADIF - FNDIR de l'Isère

 

 

UNADIF-FNDIR 38

 

 

Décès de Raymond Caillet, Déporté-Résistant, survenu le 31 octobre 2020, à l'âge de 94 ans.

 

Raymond Caillet était l'un des derniers survivants de la grande manifestation grenobloise du 11 novembre 1943. Arrêté, il fut déporté à Mauthausen avant son transfert au camp annexe de Loibl Pass.

 

Il est arrêté avec 600 autres personnes le 11 novembre 1943. Il disait : « Nous nous sommes rencontrés sans vraiment obéir à un mot d'ordre. Nous voulions simplement tous manifester devant le monument aux morts. Devant l'avance des gardes mobiles, nous avons reflué vers le monument des Diables Bleus.

Les Allemands avec l'aide des gardes mobiles nous ont encerclé sur la place, ce qui est devenu la « Place du 11 Novembre 1943. »

 

Le lendemain matin les Allemands, ont fait une sélection de 369 Isérois arrêtés lors de cette manifestation, ils seront déportés dans les camps de concentration. Seuls 120 en reviendront, dont Raymond Caillet, l'un des cinq rescapés encore en vie.

 

Il arrive au KL Mauthausen en 1944, il raconte : « nous dormions tête-bêche sur des châlits, sans manger. Puis c'est le transfert vers le kommando extérieur. Percement d'un tunnel entre l'Autriche et la Yougoslavie, à Loibl Pass. »

 

Il participe malgré lui au percement de ce tunnel, où il est affecté à l'entrée. A l'intérieur le travail est bien plus dur, il fallait creuser le tunnel sur des échelles et évacuer les gravats.

Les gravats ont servi à construire la route qui existe encore à ce jour. Il y est retourné des années plus tard avec son épouse.

 

Des conditions pénibles, des privations, des coups, il disait : " J'ai encore mal aujourd'hui à la tête. Il ajoutait : " c'est mon jeune âge qui m'a certainement sauvé."

 

Il est libéré par les partisans yougoslaves en 1945, il restera un mois avec les maquisards, avant de regagner Grenoble, où ces parents l'attendaient à la gare.

 

Raymond Caillet a témoigné dans le dernier film, consacré au retour des déportés, présenté en mairie de Grenoble le 22 août 2020.

 

Fidèle à notre association UNADIF-FNDIR depuis de très nombreuses années, il a participé à plusieurs conférences dans le cadre du CNRD.

 

Il était vice-président de l'amicale du 11 Novembre 1943, à laquelle il était très attaché. Il ne manquait jamais la cérémonie annuelle, en Mémoire de ces camarades disparus.

 

Lieutenant de police honoraire, Raymond Caillet était Officier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur, Médaillé militaire, et titulaire de la Croix de guerre 1939 -1945 avec Palme et de la Médaille de la Déportation pour faits de Résistance.

 

Les obsèques de notre ami ont eu lieu en l'Église Saint-Christophe De Prédieu de Saint-Egrève, le vendredi 6 novembre 2020 à 10h30.

 

Nous présentons à toute sa famille, nos plus sincères condoléances.

Raymond Caillet, Déporté-Résistant

Raymond Caillet, Déporté-Résistant

Partager cet article
Repost0
12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 05:30

 

L'INFO n° 1 318

 

 

UNADIF - FNDIR de Paris
 
 
 
UNADIF-FNDIR 75
 
 
 

 

C'est avec grande tristesse que nous vous apprenons le décès de notre ami Guy Jarry, Déporté-Résistant, survenu vendredi 30 octobre 2020 à l'âge de 94 ans.

 

Guy Jarry était Vice-président du Comité représentatif des Déportés et Internés de la Résistance et administrateur national de l'UNADIF-FNDIR. Il était également membre de la Commission nationale de la Médaille de la Résistance française.

 

En 1940, Guy a 14 ans, il ne supporte pas l'occupation et créé avec un ami un petit groupe de résistants, ils organisent des caches d'armes et du renseignement. En 1943, son groupe rejoint le réseau "Hercule" du SOE du Colonel Maurice Buckmaster.


Fin 1943, son père, son frère et lui sont arrêtés et torturés par la Gestapo.
Après avoir été emprisonné puis interné au camp du Royal Lieu à Compiègne, il est déporté par le convoi du 22 janvier 1944 et arrive au KL Buchenwald le 24 janvier.

En février 1944, il est transféré au KL Mauthausen et est intégré au kommando de Gusen. C'est très affaibli et méconnaissable qu'il est libéré par les troupes de l'US Army le 5 mai 1945.

 

 

 

Guy Jarry en juillet 2020 - Sa carte de Déporté-Résistant
Guy Jarry en juillet 2020 - Sa carte de Déporté-Résistant

Guy Jarry en juillet 2020 - Sa carte de Déporté-Résistant

 

En 1940, Guy a 14 ans, il ne supporte pas l'occupation et créé avec un ami un petit groupe de résistants, ils organisent des caches d'armes et du renseignement. En 1943, son groupe rejoint le réseau "Hercule" du SOE du Colonel Maurice Buckmaster.


Fin 1943, son père, son frère et lui sont arrêtés et torturés par la Gestapo.
Après avoir été emprisonné puis interné au camp du Royal Lieu à Compiègne, il est déporté par le convoi du 22 janvier 1944 et arrive au KL Buchenwald le 24 janvier.

En février 1944, il est transféré au KL Mauthausen et est intégré au kommando de Gusen. C'est très affaibli et méconnaissable qu'il est libéré par les troupes de l'US Army le 5 mai 1945.

 

 

 

 

Après la guerre, il exercera le métier d'antiquaire, il épousera Chantal qui était membre de son groupe de résistants, ils auront deux fils.

 

Très impliqué dans la transmission de la mémoire de la Résistance et de la Déportation, c'est sans relâche qu'il témoignera devant les jeunes générations dans le cadre du CNRD. En juillet dernier, il fut le grand témoin du n°604 de notre revue trimestrielle UNADIF-FNDIR "Le Déporté pour la Liberté".

 

Guy Jarry était Officier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur, titulaire de la Médaille militaire, Croix de Guerre 1939-1945 avec Palme, Médaille de la Résistance Française, Médaille de la Déportation pour faits de Résistance.

 

Les obsèques de notre ami Guy se sont déroulées dans la plus stricte intimité familiale.

 

Le Président Jean-Marie Muller et l'ensemble des membres du Bureau national et du Conseil d'administration national UNADIF-FNDIR renouvellent leurs plus sincères condoléances à toute la famille de notre ami Guy.

Partager cet article
Repost0
18 février 2020 2 18 /02 /février /2020 05:30

 

L'INFO n° 1 298

 

 

UNADIF-FNDIR de l'Eure-et-Loir

 

 

UNADIF-FNDIR 28

 

 

ADIEU MICHEL !

 


Le trésorier de notre association UNADIF-FNDIR d’Eure-et-Loir (les Résistants-déportés ayant répondu à l'Appel du Général de Gaulle, et leurs descendants), Michel Lanier est décédé samedi 25 janvier 2020, suite à un cancer fulgurant, détecté il y a tout juste quelques mois...

 

Les destins similaires de nos pères, Héros de la Résistance, déportés après leur arrestation et décédés tous les deux il y a 9 ans, avaient scellé une amitié indéfectible entre nous.

 

Michel, tu vas terriblement me manquer !

A droite Michel Lanier, au centre Jean-Philippe Lampin, à gauche Francis Arth

A droite Michel Lanier, au centre Jean-Philippe Lampin, à gauche Francis Arth

 

La photo ci-dessus a été prise à l'issue de la "Journée Nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation" le 28 avril 2019 à Chartres.

 (A droite) Michel Lanier est dans l'axe du glaive de Jean Moulin, (à gauche) Francis Arth, le porte-drapeau.

 

Jean-Philippe Lampin, président UNADIF-FNDIR d’Eure-et-Loir (au centre sur la photo)

Partager cet article
Repost0
22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 05:30

 

L'INFO n° 1 291

 

 

 

UNADIF - FNDIR du Finistère

 

 

UNADIF-FNDIR 29

 

 

Alexis Le Gall, l'un des derniers Français Libres du Finistère, est décédé le 22 décembre 2019, à l'âge de 97 ans.

 

Un breton taillé dans le granit, né le 22 octobre 1922 à Audierne, il avait rallié l'Angleterre en juin 1940 et avait contracté le 5 Juillet à l’Olympia Hall un engagement dans la France Libre.

 

Son parcours est tonitruant et le conduira au Cameroun, Syrie, Tchad, Congo Belge, Soudan, l’Egypte, Palestine, Liban, Tunisie, l'Italie, la France occupée et l'Alsace.

 

Il participera à la bataille d'El Alamein, à la campagne d'Italie, le débarquement de Provence, la campagne d'Alsace où il sera blessé lors de l’attaque d’Illwald.

 

Il sera démobilisé le 18 juin 1945 après cinq années de lutte pour la France avec son bataillon de Marche n°5 de la 1ère Division de Français Libres.

 

Alexis aura passé une grande partie de sa vie civile à perpétuer le souvenir de ses camarades de combats et sera l'un des piliers du Concours National de la Résistance et de la Déportation du Finistère.

Tous les ans, invariablement et avec une énergie sourde qui l'animait, il parcourait des milliers de kilomètres dans le Finistère pour intervenir dans les établissements scolaires.

 

Ces dernières années, il avait publié ses mémoires dans un livre intitulé :
"Les Clochards de la Gloire".

 

Alexis était quelqu'un de bien, sa perte est naturelle mais colossale.

 

Qu'il repose en paix.

 

Kenavo

 

 

Source texte : Brest 44

Photos : Brest 44 - Locmaria-Plouzané en 2016 pour l'inauguration de la borne de la Liberté.
Photos : Brest 44 - Locmaria-Plouzané en 2016 pour l'inauguration de la borne de la Liberté.
Photos : Brest 44 - Locmaria-Plouzané en 2016 pour l'inauguration de la borne de la Liberté.

Photos : Brest 44 - Locmaria-Plouzané en 2016 pour l'inauguration de la borne de la Liberté.

NDLR :

 

Notre Ami Alexis était Chevalier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur, Officier dans l'Ordre national du Mérite, Chevalier dans l'ordre ministériel des Palmes académiques, et titulaire de la Médaille Militaire, de la Croix de Guerre 1939-1945 avec palme, de la Médaille de la Résistance française, de la Croix du Combattant volontaire de la Résistance, de la Croix du Combattant volontaire, de la Croix du Combattant, de la Médaille des services volontaires dans la France Libre.

 

Les obsèques de notre Ami Alexis Le Gall ont eu lieu jeudi 26 décembre 2019 en l'église du Sacré-Coeur de Douarnenez .

 

Gérard Bocquery Sga

Partager cet article
Repost0