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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 06:00

 

L'INFO n° 1 127

 

 

UNADIF-FNDIR du Haut-Rhin     UNADIF-FNDIR 68

 

 

C’est avec une immense tristesse que je porte à votre connaissance la disparition samedi le 8 juillet 2017 à Marckolsheim, sa commune natale près de Colmar, à l’âge de 94 ans, de

 

Jean-Paul DIDIERJEAN

 

Officier dans l'Ordre National de la Légion d’Honneur

Commandeur dans l’Ordre National du Mérite

Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques

Médaille militaire

Croix de guerre 1939/45 avec palmes

Croix du combattant volontaire de la résistance

Médaille de la déportation pour faits de résistance

Croix du combattant volontaire avec barrette « Indochine »

Médaille coloniale barrette « Extrême-Orient »

 

Ancien Président de l'UNADIF – FNDIR 68 Haut-Rhin, et fondateur en 1949

Ancien administrateur national de l'UNADIF – FNDIR

Ancien Membre du Conseil national de l'A.N.C.V.R.

Ancien secrétaire et trésorier de "Rhin et Danube"

 

Jean-Paul DIDIERJEAN consacra la plus grande partie de sa vie à la défense de la liberté de sa patrie la France.

Après avoir refusé à 2 reprises l’incorporation dans l’armée allemande, et s’être fait remarquer pour ses actes anti-nazis, Jean-Paul subit dès 1942 les horreurs de la déportation dans le camp du Struthof, puis de Schimerck, puis dans l’Oural et à Tambow, après une évasion dangereuse à Koursk-Orel.

En raison d’un accord franco-soviétique, il fut remis aux autorités françaises en juillet 1944, rapatrié en Afrique du Nord, affecté au 21ème régiment d’infanterie coloniale, pour participer à la campagne d’Allemagne. En juin 1945, il participa au corps expéditionnaire Extrême-Orient du Général Leclerc pour les campagnes de la Cochinchine et du Tonkin.

Rapatrié en juillet 1947, il fut admis dans la gendarmerie nationale avant un nouveau volontariat en 1950  pour l’Indochine dont il fut rapatrié sanitaire en 1952 pour de graves raisons médicales.

A l’issue d’une retraite anticipée dans la gendarmerie pour raisons de santé, Jean-Paul Didierjean  consacra le reste de sa vie aux associations, au travail de mémoire, à l’assistance aux déportés survivants, au témoignage sur la résistance et la déportation dans la jeunesse au sein des collèges et lycées.

Participant actif dans le C.N.R.D. il assura pendant de longues années , à titre personnel et sur ses deniers personnels, la dotation de livres à de nombreux lauréats du concours.

 

Le dévouement sans limite de Jean-Paul Didierjean, pour que la mémoire de la triste période de la dernière guerre mondiale du siècle passé ne disparaisse pas, sa simplicité, sa générosité, son honnêteté, sa  fidélité auront marqué de leur empreinte tous ceux qui le connurent, et toute l’association UNADIF-FNDIR, tant sur le plan départemental que national.

Cette empreinte s’est matérialisée, au cours des dernières années,  par un travail historique et mémoriel  aussi exceptionnel qu’incomparable.

Jean-Paul Didierjean a écrit un ouvrage en 3 tomes, de 2200 pages, intitulé « La vie d’un français d’origine alsacienne »

Tome 1 « route piégée »   Tome 2  « liberté »   Tome 3 « route piégée ».

 

La disparition de Jean-Paul Didierjean me touche profondément et m’occasionne  une très grande émotion.

Comme un  père spirituel, il  m’avait  installé dès 2005 dans mes premières fonctions locales et départementales successives dans le cadre d’une confiance totale, en se retirant en 2011 pour me transmettre le flambeau de la mémoire.

 

Le souvenir de Jean-Paul Didierjean restera pour toujours gravé dans nos mémoires et nos cœurs.

 

J’adresse les condoléances les plus vives à ses enfants, notamment sa fille Paulette, ses petits-enfants, et toute sa famille.

 

Les obsèques auront lieu à  l’Eglise de Marckolsheim mercredi 12 juillet 2017 à 14 heures.

 

 

 

 

Jean-Marie  MULLER

 

Président National de l'U.N.A.D.I.F.

Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de Disparus

 

 

 

Jean-Paul Didierjean, Déporté-Résistant

Jean-Paul Didierjean, Déporté-Résistant

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 10:30

 

L'INFO n° 1 124

 

 

Disparition de Simone Veil - Communiqué UNADIF-FNDIR

 

« Union Nationale des Associations de Déportés et Internés de la Résistance et Familles »

 

C’est avec une très grande tristesse que nous avons appris la disparition de Simone Veil à l‘âge de 89 ans.
 
Rescapée du camp d'Auschwitz-Birkenau, elle a échappé à une mort programmée. C'est une grande figure du XXème siècle qui s'éteint.
 
Avec elle, c'est une partie de l'histoire politique et culturelle de la France qui disparaît.
 
L’UNADIF-FNDIR se souvient avec reconnaissance du bouleversant hommage rendu par Simone Veil à la Résistance française, lors de son discours du 17 janvier 2007 au Panthéon, aux Justes de France, en rappelant tous les hommes, toutes les femmes, grâce auxquels les trois quarts des juifs de notre pays ont échappé à la traque, et à la mort.
 
Simone Veil était la sœur de Denise Vernay, déportée à Ravensbrück et Mauthausen, décédée en mars 2013, entrée à l’âge de 19 ans dans le réseau de Résistance Franc-Tireur à Lyon, et qui occupa des responsabilités au sein de nos associations UNADIF-FNDIR.
 
 
L’UNADIF-FNDIR exprime ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Simone Veil.
 
 
Paris le 1er juillet 2017
 
Pierre GASCON, Déporté-Résistant, Président de la FNDIR
 
Jean-Marie MULLER, fils de Déporté-Résistant, Président de l’UNADIF
 
Jacqueline FLEURY, Déportée-Résistante, Présidente du Conseil représentatif des Déportés, Internés, Résistants UNADIF-FNDIR
 
Et l’ensemble des membres des Bureaux nationaux et administrateurs.

 

Simone Veil (photo D.R.)

Simone Veil (photo D.R.)

 

 

 

Une cérémonie officielle se tiendra mercredi 5 juillet dans la cour d'honneur des Invalides, a annoncé l'Elysée.

 

 

Simone Veil, née Jacob, voit le jour le 13 juillet 1927 à Nice. Issue d'une famille bourgeoise, elle est élevée en compagnie de son frère Jean et de ses sœurs Madeleine et Denise. Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors qu'elle n'a que 16 ans et qu'elle vient de passer son Bac, elle est arrêtée par les Allemands en 1944. Toute la famille est déportée dans des camps de concentration. Pour Simone, sa mère et Madeleine, la destination est le camp d'Auschwitz-Birkenau. La famille est décimée: son père, sa mère et son frère ne reviendront jamais. Seules Simone et ses sœurs survivent.

 

«Soixante ans plus tard, je suis toujours hantée par les images, les odeurs, les cris, l'humiliation, les coups et le ciel plombé par la fumée des crématoires», confiait Simone Veil à l'occasion du 60e anniversaire de la libération des camps. «Comme tous mes camarades, je considère comme un devoir d'expliquer inlassablement aux jeunes générations, aux opinions publiques et aux responsables politiques, comment sont morts six millions de femmes et d'hommes dont un million et demi d'enfants, simplement parce qu'ils étaient nés juifs», expliquait-elle en 2007.

 

 

(Extrait) source : http://www.lefigaro.fr/politique/2017/06/30/01002-20170630ARTFIG00124-l-ancienne-ministre-et-academicienne-simone-veil-est-decedee.php

 

 

Droits photo AFP : Simone Veil en 1974

Droits photo AFP : Simone Veil en 1974

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 10:30

 

L'INFO n° 1 104

 

 

ADIF-FNDIR de l'Aisne   UNADIF-FNDIR 02

ADIF-FNDIR de la Seine Maritime   UNADIF-FNDIR 76

 

 

Jean-Jacques BEHAGUE est décédé lundi 10 avril 2017 dans sa 94ème année à Houppeville.

 

 

Jean-Jacques Béhague, Déporté-Résistant

Jean-Jacques Béhague, Déporté-Résistant

 

Issu d’un modeste milieu ouvrier, « gamin du familo », personne de caractère forgé dès l’enfance par la discipline Godin de Guise (02), il a très tôt été lucide du monde qui l’entourait. Après des études très prometteuses, il entre à l’Ecole Normale ; ce parcours sera interrompu par la guerre. Conséquence de l’esprit militaire de son père entré en Résistance, il décide de s’engager à l’âge de 20 ans.

 

 

Lors de la cérémonie religieuse du 21 avril 2017, Mireille Legrand, Présidente Honoraire de l’ADIF-FNDIR de l’Aisne,  a retracé  sa vie et lui a rendu hommage :

 

«  Je suis déléguée pour vous rendre un hommage à vous Membre de notre Association. Vous aviez tenu à adhérer dans l'Aisne, car vous êtes né à Guise et étiez un Résistant de Guise de l'O.R.A. (Organisation de la Résistance Armée)

 

Le 8 octobre 1943 alors que vous tentiez de rejoindre, en Angleterre, l'armée du Général de Gaulle, vous êtes arrêté à la frontière espagnole et dirigé vers différents endroits, puis vers le camp de Compiègne-Royallieu le 1er décembre 1943.

 

Le 16 janvier 1944, vous êtes déporté au camp de concentration de Buchenwald par  un train où, avec vos compagnons, vous êtes entassés à 100 dans des wagons de marchandises de 16 m2.

Dès votre arrivée à Buchenwald, vous n’êtes plus Jean-Jacques BEHAGUE, mais le matricule 41 117, numéro que vous avez intérêt à dire en allemand, sous peine de sévices, voire de pendaison…

Puis vous êtes transféré au camp de Rottleberode et de là, le 4 avril 1945, c'est le départ sur la "Route de la Mort" où ceux qui sont à bout de souffle sont froidement exécutés.

Sur cette route vous êtes enfin libérés le 3 mai 1945 par les russes. Vous réussissez à rentrer chez vous le 25 mai 1945 ; vous avez 21 ans 1/2 et ne pesez plus que 40kg.

 

Vous avez tenu à offrir, à notre ADIF-FNDIR de l'Aisne, vos témoignages écrits pour les insérer sur le site www.adif-aisne.fr, et le site internet national www.unadif.fr, afin de faire connaître  les horribles traitements infligés à des êtres humains dans l’enfer concentrationnaire nazi -traitements qu’on n’infligerait pas à des animaux. Nous n'oublierons pas, pour que " Plus jamais ça".

 

Monsieur Jean-Jacques BEHAGUE vous avez hautement mérité d’entrer dans l’Ordre national des  Chevaliers de la Légion d’Honneur, de recevoir la Médaille militaire, la Croix de Guerre 1939-1945 avec palme, la Croix du Combattant volontaire de la Résistance et la Médaille de la Déportation pour Faits de Résistance.

Nous, Membres de l’ADIF, vous disons au revoir, et adressons, à vos Enfants, à vos Petits-Enfants et à toute votre Famille, nos condoléances émues. »

 

 

Durant sa vie d’enseignant puis de directeur d’établissement il n’eut de cesse de parler de son parcours. Bien des jeunes, sont venus le voir ou lui ont écrit pour dire à quel point son témoignage les avait marqués et qu’à présent ils se faisaient un devoir de transmettre la mémoire du passé. Tous les ans, inlassablement, le jour des déportés ou du 8 mai, il faisait un discours au monument aux morts d’Houppeville nourri de l’actualité afin de délivrer un message de mise en garde face au monde belliqueux. Il s’était investi pour sauvegarder la liberté dont nous profitons tous.

 

Jean-Jacques Béhague était également Officier dans l'Ordre des Palmes académiques.

 

 

http://www.unadif.fr/02-aisne/jean-jacques-behague

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 10:30

 

L'INFO n° 1 101

 

 

ADIF-FNDIR du Nord-Pas-de-Calais   UNADIF 59-62

 

 

 

La nièce de «Tante Yvonne» et du Général de Gaulle s’est éteinte

 

 

Elle s’était faite encore plus discrète, depuis quelques mois, mais avait toujours préféré consacrer sa vie aux autres, dans les coulisses. Claude Legrand-Vendroux, fille d’un industriel calaisien dont le nom reste associé à un célèbre paquet de biscuits, soeur du maire de Calais que fût Jacques Vendroux, nièce d’Yvonne Vendroux et donc nièce par alliance du général de Gaulle, Claude Legrand-Vendroux s’est éteinte, dimanche à l’âge de 94 ans. Alors que ses obsèques sont célébrées aujourd’hui, ses proches, enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants rendent hommage à une femme « forte ».

 

« Pas un caractère mais une femme de caractère, précise l’une de ses filles, Christine Maerten. Maman était définitivement une femme altruiste. »

 

 

 

« Elle avait des valeurs, des valeurs tournées vers les autres »

 


Infirmière de formation, Claude Vendroux avait exercé au front, durant la guerre, puis dans des hôpitaux militaires. Mais son nom reste avant tout associé à celui du général de Gaulle, lorsque sa tante Yvonne, sœur de son père Jacques, épouse à Calais un certain Charles de Gaulle. Elle-même aura deux frères, dont Jacques-Philippe qui est le père du journaliste Jacques Vendroux.

 

Dans un livre, Claude Legrand-Vendroux avait évoqué ses rencontres avec l’homme droit qu’était le général de Gaulle. Une droiture qu’elle avait faite sienne.

 

 

 

Une incroyable destinée familiale

 

« Notre mère a été aussi une femme d’engagement, dans ses valeurs chrétiennes et ses valeurs du gaullisme. » On se souvient de son action pour que la stèle de Charles de Gaulle et d’Yvonne Vendroux soit érigée à Calais nord. Elle était aussi très présente autour des acteurs de la rénovation de l’église Notre-Dame, rêvant que cette église soit un jour réhabilitée. Des combats menés sans faille malgré des drames personnels qui ont été de véritables tragédies: la perte très jeune de son mari, à 52 ans et la disparation de deux enfants, en 1982 puis en 2004.
« Malgré tout cela, maman continuait de se battre pour les autres, elle a été par exemple la présidente de la Croix-Rouge, ici-même à Calais durant plusieurs années. » Son courage et son abnégation était reconnus à leur juste valeur même si « madame Legrand » comme l’appelaient facilement ceux qui la connaissaient, préférait toujours l’action et l’efficacité à la médiatisation et aux feux de la rampe.

 

« Ce qu’elle laissera dans nos cœurs et dans nos mémoires ? L’image de la gaîté, conclut sa fille, la voix nouée par l’émotion. Et puis aussi, le souvenir d’une mère et d’une grand-mère formidable. Malgré ces épreuves qu’elle a traversées. » Elle laisse derrière elle trois enfants, une fille vivant à Calais, la seconde installée à Saint-Omer et le fils à Paris. Derrière eux, neuf petits-enfants et vingt arrière-petits-enfants qui tous marchent dans les traces de « madame Legrand »

 

 

Claude Legrand-Vendroux avait 94 ans
Claude Legrand-Vendroux avait 94 ans

Claude Legrand-Vendroux avait 94 ans

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 05:30

 

L'INFO n° 1 082

 

 

Nous avons appris, hier, dimanche 5 mars, dans l'après-midi le décès Louis Cortot, Résistant, Compagnon de la Libération.

 

Né le 26 mars 1925, il allait fêter son 92ème anniversaire dans trois semaines.

 

Louis Cortot, Résistant, Compagnon de la Libération
Louis Cortot, Résistant, Compagnon de la Libération

Louis Cortot, Résistant, Compagnon de la Libération

 

Entré dans la Résistance début 1941 à l'âge de quinze ans, il fut grièvement blessé lors des combats de la libération de Paris en août 1944.

 

Le 11 novembre 1944, sous l'Arc de Triomphe, il est décoré de la Croix de la Libération par le Général de Gaulle.

 

Louis Cortot était
- Grand Officier dans l’Ordre National de la Légion d'Honneur
- Compagnon de la Libération - décret du 8 novembre 1944
et titulaire de
La Croix de Guerre 1939-1945 avec palme
La Croix du Combattant Volontaire 1939-1945
La Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
La Croix du Combattant 1939-1945.

 

Ils sont désormais douze Compagnons encore parmi nous.

 

 

La Croix de la Libération : Première des deux seules décorations créées, pendant la guerre, par le Général de Gaulle ; la seconde étant la Médaille de la Résistance française.

1 061 Croix de la Libération ont été conférées, 1 038 à des personnes physiques dont 270 à titre posthume, 18 à des unités combattantes et 5 à des communes françaises.

Après le décès de Louis Cortot, nous comptons 12 Compagnons de la Libération vivants.

 

Gérard Bocquery Secrétaire général adjoint national de l'UNADIF

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 09:00

 

L'INFO n° 1 071

 

 

 

André Salvat, Compagnon de la Libération, est décédé jeudi 9 février 2017 dans sa  97ème année.

André Salvat est né le 16 mai 1920 à Prades dans les Pyrénées-Orientales.

 

Son père, grand mutilé de la Guerre de 1914-1918, et sa mère tenaient un petit commerce d'épicerie à Perpignan.

 

Enfant de troupe dans une Ecole militaire préparatoire, André Salvat s'engage naturellement dans l'armée, en mai 1938, dès sa sortie de l'Ecole.

 

André Salvat Compagnon de la Libération
André Salvat Compagnon de la Libération
André Salvat Compagnon de la Libération

André Salvat Compagnon de la Libération

 

En juillet 1939, le sergent Salvat est affecté au 24e Régiment d'Infanterie coloniale (24e RIC) à Tripoli (Liban).

 

Le 27 juin 1940, dès que le général Mittelhauser dépose les armes en Syrie, il refuse l'armistice et passe en Palestine avec le capitaine Folliot, à l'aide de faux ordres de mission.

 

Rassemblée au camp de Moascar (Egypte), la Compagnie Folliot, équipée et armée par les Anglais, est rejointe en juillet par les 350 hommes du 3e Bataillon du 24e RIC emmenés par le capitaine Lorotte en provenance de Chypre. Ils forment ensemble le 1er Bataillon d'Infanterie de Marine (1er BIM) dont la Compagnie Folliot devient la 1ère Compagnie.

 

Cette Compagnie participe à la première campagne de Libye contre les Italiens et est la toute première unité Free French (Français Libres) à reprendre le combat en septembre 1940. André Salvat, affecté à la Compagnie Folliot en qualité de sergent, participe à cette campagne de Libye (Sidi-Barrani, Sollum, Bardia, Tobrouk, Benghazi, El Agueila) au cours de laquelle sa section, sous les ordres du lieutenant Barberot, fera plusieurs centaines de prisonniers. Après la prise de Bardia, André Salvat sera décoré parmi les premiers, de la Croix de la Libération.

 

Il prend part ensuite, toujours avec le 1er BIM, à la campagne de Syrie en juin 1941 avant de suivre les cours d'élève aspirant à Damas, en septembre et octobre 1941. Nommé aspirant, André Salvat est affecté au Bataillon du Pacifique (BP 1) dès sa sortie du camp Colonna d'Ornano.

 

En 1942, il prend part, comme chef de section, à la seconde campagne de Libye et à la bataille de Bir-Hakeim. Toujours volontaire pour des missions dangereuses, il est blessé par des éclats de balles au cours de la sortie de vive force de la position, le 11 juin 1942.

 

Promu sous-lieutenant fin juin 1942, il est ensuite affecté au Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique (BIMP) récemment créé par la fusion du BP 1 et du 1er BIM, durement éprouvés à Bir-Hakeim. André Salvat combat ensuite à El Alamein en octobre 1942.

 

Promu lieutenant en décembre 1943, il combat en Italie et se distingue dans les combats autour de Girofano, les 11 et 12 mai 1944, en menant ses hommes à l'assaut. Il est blessé une seconde fois par balle, le 16 mai à San Giorgio mais refuse de se faire évacuer avant d'avoir totalement rempli sa mission. Il est cité à l'ordre de l'Armée.

 

Le 17 août 1944, il débarque en Provence et se fait de nouveau remarquer par sa bravoure. Il s'empare, dans la nuit du 21 au 22 août, de la cote 156 à Hyères et résiste avec sa section à six contre-attaques ennemies. Il est encore une fois blessé par balle lors des combats pour la prise de Toulon, le 25 août 1944.

 

Evacué vers l'Italie, il retrouve son unité deux mois plus tard dans les Vosges, participe à la campagne d'Alsace et termine la guerre dans le massif de l'Authion, dans le sud des Alpes, en avril 1945.

 

Après la fin des hostilités, il poursuit sa carrière militaire. En 1945, il est instructeur à Coëtquidan avant de servir pendant plusieurs années au Maroc, au Sénégal et au Congo Brazzaville.

 

En octobre 1953 le capitaine Salvat débarque à Saigon et prend part aux opérations en Indochine. Deux fois cité, il est blessé une quatrième fois en juin 1954 en Centre Vietnam ; fait prisonnier, il reste interné trois mois.

 

Il est ensuite aide de camp du général Delange, adjoint au commandant la 10e Région militaire en Algérie, avant de prendre, en 1957, le commandement du 2e Bataillon du 9e RIC en Kabylie pendant un an.

 

Après un séjour outremer, il sert en Allemagne, de 1962 à 1966, à Baden Baden puis à Berlin.

 

Affecté ensuite comme commandant en second au 1er RIMa à Grandville jusqu'en 1967 avant d'être désigné comme attaché de défense à Kinshasa (Zaïre) jusqu'en 1971.

 

Il est détaché à Toulon jusqu'en 1973 comme officier de liaison de l'Armée de Terre (OLAT) auprès de l'amiral commandant en chef en Méditerranée.

 

En avril 1973, le colonel André Salvat fait valoir ses droits à la retraite et se retire à Perpignan d'où il est originaire.

 

André Salvat est décédé le 9 février 2017.

 


• Grand Officier dans l'Ordre National de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 7 mars 1941
• Croix de Guerre 1939-1945 (3 citations)
• Croix de Guerre des TOE (2 citations)
• Croix de la Valeur Militaire (1 citation)
• Médaille Coloniale avec agrafes "Libye 1942", "Bir-Hakeim", "E-O"
• Médaille Commémorative du Levant
• Médaille Commémorative de la Campagne d'Italie
• Médaille Commémorative de la Campagne d'Indochine
• Médaille Commémorative des Opérations de Sécurité et du Maintien de l'Ordre en AFN
• Croix de la Vaillance Vietnamienne
• Croix Militaire de 1ère classe (Zaïre)

 

 

Source : ORDRE DE LA LIBERATION 

   http://www.ordredelaliberation.fr/fr/les-compagnons/873/andre-salvat

 

Il reste, après le décès d'André Salvat, treize Compagnons de la Libération.

 

Gérard BOCQUERY Secrétaire général adjoint national de l’UNADIF

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 05:30

 

L'INFO n° 1 067

 

 

FONDATION de la RESISTANCE

 

 

Né à Sainte-Colombe (Rhône), le 20 janvier 1940, Jacques Vistel était le fils d’“Alban” Vistel, grande figure de la Résistance lyonnaise, chef des Mouvements unis de la Résistance (MUR) et Compagnon de la Libération. Après des études au lycée Ampère, il poursuit à Paris pour obtenir une licence en droit et devenir diplômé de HEC.

 

Après l’ENA (promotion Montesquieu 1964-1966), Jacques Vistel devient conseiller d’État, pendant une quarantaine d’années. Il s’implique aussi dans plusieurs domaines culturels, notamment conseiller technique auprès de secrétaire d’État à la Culture en 1974-1975, directeur adjoint des musées de France, puis président de RFO en 1986. Médiateur du cinéma (1987), à la tête du musée Rodin (1993-2000), il est directeur de cabinet de Catherine Tasca, ministre de la Culture (2000-2002). Premier président de la fondation Giacometti de 2003 à 2011, son implication est forte dans le travail d’histoire et de mémoire.


 

 

Jacques Vistel (photo D.R. Le Progrès)

Jacques Vistel (photo D.R. Le Progrès)

 

Jacques Vistel est nommé président de la Fondation de la Résistance en 2009 jusqu’en 2016. En 2014, il pilote aussi le comité d’éthique chargé de la mise en œuvre des programmes commémoratifs du 70e anniversaire de la Libération.

 

Décédé le 14 janvier dernier, Jacques Vistel était Commandeur dans les Ordres nationaux de la Légion d’honneur et du Mérite, il était également Commandeur dans l'Ordre des Arts et des Lettres.

 

La cérémonie de ses obsèques a eu lieu jeudi 19 janvier 2017 dans l’intimité.

 

Source : http://www.leprogres.fr/lyon/2017/01/21/adieu-a-jacques-vistel

 

 

L’UNADIF-FNDIR renouvelle ses plus sincères condoléances à toute sa famille.

 

 

Voir "nos peines" sur UNADIF.FR

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 06:00

 

L'INFO n° 1 058

 

 

Jean-Mathieu Boris nous a quittés, le 2 janvier 2017, dans sa 96ème année, il était né le 25 janvier 1921 à Paris.

 

 

Jean-Mathieu Boris en 1940

Jean-Mathieu Boris en 1940

 

Jean-Mathieu Boris, la discrétion et l'humilité faites homme, fait partie de ces figures de la Résistance qui furent l'honneur de la France.

 

A 19 ans, refusant la défaite de mai-juin 1940, il rejoint Londres et le Général de Gaulle pour devenir un des premiers «Français libres».

 

Formé en quelques mois à la guerre, il part pour l'Afrique où il écrira, sous les ordres du Général Koenig, l'une des plus belles pages de l'héroïsme militaire français dans les sables de Bir Hakeim : 3 700 hommes face à 32 000 soldats commandés par le général Rommel en personne.
Puis ce sera El-Alamein, la campagne de Tunisie, les Vosges et l'Alsace en 1944, le défilé de la Victoire le 18 juin 1945 à la tête du Premier commando de France, dont il aura été le premier officier...

 

ce Juif converti formé chez les scouts protestants et pétri de valeurs chrétiennes est à lui seul une leçon d'histoire.

 

L'incarnation, par excellence, du Français libre. Dans tous les sens du terme.

 

En 2012, il avait publié « Combattant de la France Libre ». Mon témoignage pour l’Histoire, disait-il.

 

 

L'UNADIF-FNDIR renouvelle ses plus sincères condoléances à toute sa famille.

Combattant de la France Libre publié en 2012

Combattant de la France Libre publié en 2012

 

http://www.unadif.fr/75-paris/jean-mathieu-boris

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 05:30

L'INFO n° 1 044

 

 

ADIF-FNDIR de Meurthe-et-Moselle   UNADIF 54

 

 

Régine Jacubert, figure de la Résistance, est décédée

 

La résistante nancéienne, déportée à l'âge de 24 ans à Auschwitz, est décédée le 1er décembre 2016, à l'âge de 96 ans. Elle avait témoigné aux procès de Klaus Barbie et de Maurice Papon.

 

Portrait d'une insoumise

 

C'est l'histoire d'un combat pour la vie. Celui mené par Régine Jacubert (son nom d'épouse) tout au long de ses 96 années. Un destin hors du commun, et une volonté de vivre exceptionnelle qui lui ont permis d'échapper à la mort lors des années sombres de l'Histoire. 


Retour sur une vie qui débute à Zagórów, en Pologne, un 24 janvier 1920...

Régine Jacubert, Déportée-Résistante

Régine Jacubert, Déportée-Résistante

 

De la Pologne à la France 


Régine, de son vrai nom Rivka (Régine) Skorka, est l'aînée de trois frères, Yerme, Lajb et Zalme. Son père Jacob est rabbin, sa mère, Slatka, modiste. Alors qu'elle a 10 ans, la famille immigre en France à Nancy où sa tante s'est établie et mariée. Son père travaille dans une usine. L'un de ses frères succombe des suites d'une broncho-pneumonie. En France, Rivka devient Régine, Yerme devient Jérôme et Lajb devient Léon.



En 1940, la famille fuit la progression allemande dans le pays. Direction d'abord Libourne en Gironde, puis Bordeaux. Régine retourne rapidement à Nancy mais ses proches sont arrêtés à Bordeaux, et déportés à Auschwitz. Seul Jérôme parvient à s'évader et rejoint sa soeur. Les autres ne survivront pas.

 


Deux ans plus tard, les policiers du bureau des étrangers préviennent les juifs de Nancy d'une rafle programmée et sauvent environ 300 personnes. Dont Régine et Jérôme. Ils fuient direction Lyon, en zone libre. Vendeuse de chaussures, c'est là que Régine et son frère s'engagent dans la résistance

 

 

L'enfer des camps de concentration


Mais en juin 1944, ils sont arrêtés par la Gestapo. Internés au Fort de Montluc, ils sont interrogés par un certain... Klaus Barbie. Ils seront transférés à Nancy, puis déportés dans le convoi 77 à Auschwitz.

A leur arrivée, ils sont séparés et ne se retrouveront qu'après leur libération. 3 jours et 3 nuits de voyage dans des wagons surchargés, sans eau, ni nourriture. Lorsque Régine arrive au camp, un homme en costume rayé reconnaît la jeune femme. Il était dans le même wagon que ses parents.

Elle raconte. "La seule chose qu'il me dit, c'est "Eloigne toi des vieux et des enfants", en yiddish, pour ne pas que d'autres comprennent". 

Le lendemain, elle recroise l'homme et lui demande où sont ses parents. Il me montre la cheminée qui fume, et me dit : "Ils sont sortis par là". Ca vous remet en question.


Le 28 octobre 1944, Régine est transférée dans une usine d'armement en Tchécoslovaquie. Elle fabrique des grenades pour l'armée allemande. 

 

 

Témoigner, le combat d'une vie


Libérée le 9 mai 1945, Régine mettra un mois pour regagner Nancy où elle retrouvera Jérôme, arrivé en janvier. Dans les camps, Régine a perdu 24 membres de sa famille.



C'est alors qu'un autre combat commence. Témoigner, pour ne pas oublier, témoigner aussi pour réparer les injustices. Régine se décide à en parler dans les années 1980, et évoque la Shoah dans les collèges et lycées dans des rencontres avec des élèves, jusqu'à la fin de sa vie. En 1987, elle est témoin à charge avec son frère Jérôme au procès de Klaus Barbie à Lyon.



Le 8 mai 2005, Régine Jacubert est faite Chevalier dans l'Ordre national de la Légion d’honneur à Paris, par Jacques Chirac, alors Président de la République.


Elle fera sa vie avec Henri Jacubert, ancien résistant dans le Vercors et donnera naissance à deux garçons, Jacques et Serge. Son frère Jérôme, disparaît en 2013. Leurs vies, indissociables, sont liées à jamais par leur parcours hors norme. 

 

 

 

Fringale de vie contre usine à mort

Sa volonté de vivre, Régine Jacubert en fera un ouvrage, publié en 2009. "Fringale de vie contre usine à mort" raconte sa vie, son parcours, son combat contre la barbarie. De sa naissance en Pologne occidentale, proche de la frontière allemande à son arrivée à Nancy à l'âge de 9 ans, de son arrestation à Lyon en 1944 par la Gestapo jusqu'à sa libération un an plus tard, le récit est édifiant. Les souvenirs rassemblés ici, terrifiants.

 



Les obsèques de Régine ont eu lieu, hier, dimanche 4 décembre 2016, au cimetière israélite de Préville, à Nancy. 

 

 

Les membres de nos associations UNADIF-FNDIR renouvellent leurs plus sincères condoléances à ses enfants, petits-enfants et à toute sa famille.

 

 

Retrouvez son portrait filmé par France Télévisions (France 3 Lorraine) en 2015

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 05:30

L'INFO n° 1 042

 

 

ADIF-FNDIR du Calvados   UNADIF 14

 

 

Déporté-Résistant, Vice-président de l’Amicale des Déportés du camp de Mauthausen, Paul Le Caër est décédé dans la soirée du vendredi 25 novembre, dans sa 93ème année.

Paul Le Caër, Déporté-Résistant

Paul Le Caër, Déporté-Résistant

 

Dentiste à Deauville, il avait grandi à Bayeux.

 

Né le 12 décembre 1923, les parents de Paul Le Caër tiennent une boulangerie à Bayeux. Il fait ses études à Bayeux puis au Lycée Malherbe de Caen avant de revenir à Bayeux « après avoir connu des problèmes avec l’occupant à Caen ».

 

Il est arrêté, à l'âge de 19 ans, le 15 février 1943, au collège de Bayeux où il effectuait sa terminale. Arrêté parce qu’il avait participé, un mois plus tôt, le 18 janvier 1943 à l’enterrement d’un pilote canadien dont l’avion s’était écrasé, près de Bayeux.

Sur les 132 personnes présentes à l’inhumation du pilote, douze sont arrêtées. Il était le dernier survivant de cette rafle bayeusaine.

 

Interné à Compiègne-Royallieu, Paul Le Caër est déporté le 16 avril 1943. Il arrive à Mauthausen le 18 avril. Il devient le Matricule 27 008. « Un beau jour, nous sommes partis à mille hommes à 5 heures du matin en chantant la Marseillaise. Chacun avait préparé sa valise et nous sommes montés dans les wagons. 48 heures après : Mauthausen. », expliquait-il aux collégiens et lycéens dans tout le département, dans le cadre du CNRD.

 

Acteur, victime et témoin de cette période sombre de l’Histoire, il a publié de nombreuses reconstitutions du parcours de ses compagnons dans la revue historique « 39/45 magazine ».

 

En mai 2010, la Présidente du Parlement autrichien, pour dynamiser les recherches près des jeunes historiens, a fondé un prix « Paul Le Caër » afin de récompenser, chaque année, le chercheur le plus méritant.

 

Paul avait écrit, seul ou avec son frère, plusieurs ouvrages sur la Déportation :

- Le Caër Paul, Schlier, 1943-1945, Paris, Amicale de Mauthausen, 1984.
- Etienne et Paul Le Caër, KL Mauthausen. Les cicatrices de la mémoire, Bayeux, Heimdal, 1996.
- Paul Le Caër, Les mystères nazis du lac Toplitz, Deauville, 2002.
- Paul Le Caër, Mauthausen, crimes impunis, Cully, éditions OREP, 2007.

 

Titulaires de nombreuses décorations, Paul était Commandeur dans l’Ordre national de la Légion d’honneur.

 

La cérémonie religieuse sera célébrée, demain, vendredi 2 décembre 2016, à 10h30, en l’église de Saint-Pierre de Tourgéville (14).

 

Les membres de nos associations UNADIF-FNDIR renouvellent leurs plus sincères condoléances à toute sa famille.

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