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La Résistance au cinéma

L'INFO n° 722

 

10ème édition du festival "La Résistance au Cinéma"


du 23 janvier au 10 février 2015


70ème anniversaire de la libération des camps nazis

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La Résistance au cinéma

Pour la dixième année, l’Association des Amis du Musée de la Résistance nationale en Seine Saint-Denis organise le « Festival de la Résistance au cinéma », en partenariat avec plusieurs salles du département.

Chaque année, le succès de ce festival tant auprès des scolaires que des habitants s’affirme comme un point fort des activités de l’AMRN 93 qui œuvre pour la connaissance de la Résistance à l’occupant nazi et au régime de Vichy sous toutes ses formes ainsi qu’au souvenir de la Déportation. Mission de vérité plus que jamais nécessaire animée par cette « passion de la liberté qui donne un sens véritable à notre héritage » selon les mots de Jean Marcenac.

C’est Daniel Mongeau, Conseiller général et Président de l’AMRN 93 qui a initié le festival "Résistance au cinéma". Il nous a quittés en 2012. En ce 10ème anniversaire nous poursuivons et développons avec nos partenaires ce devoir de mémoire en lui rendant cet hommage."
Louisette Tosi, présidente de l’association

 

Prix d’entrée : gratuit aux scolaires et payant pour le grand public.
Contact : Pierre Gernez, secrétaire départemental
Courriel : amrn93@club-internet.fr

 

 

PROGRAMMATION
 

En avant-première : PHOENIX de Christian Petzold, Allemagne, en présence du réalisateur.
En Allemagne, le retour des camps de concentration reste un tabou, même en littérature ou au cinéma. Le réalisateur Christian Petzold s’y attaque dans « Phoenix  », inspiré du roman « Le Retour des Cendres  » d’Hubert Monteilhet. Le film raconte le retour de Nelly, une Berlinoise juive qui a survécu aux camps à la recherche de son mari dans le Berlin dévasté de l’après-guerre. Meurtrie par l’horreur nazie, elle veut retrouver sa vie d’avant quoi qu’il lui en coûte et, surtout, son mari, Johnny.
Si « Phoenix » est le nom d’un bar pour soldats américains dans l’Allemagne occupée de l’immédiat après guerre, c’est aussi celui de l’oiseau qui renaît de ses cendres. 
Le film est donc le récit d’un retour d’entre les morts et d’une renaissance. En reformant le couple de « Barbara » (son précédent film), Christian Petzold a assurément fait le bon choix, tant l’alchimie entre les deux comédiens (Nina Hoss et Ronald Zehrfeld) fonctionne à merveille.
- Vendredi 23 janvier à 20 heures au MAGIC CINEMA de BOBIGNY

- et Mardi 27 janvier à 20 heures au LOUIS DAQUIN de BLANC-MESNIL, en présence de Pierre Gras, journaliste, écrivain spécialiste du cinéma allemand.

 

 

NOUS ETIONS DES ENFANTS de Jean Gabriel Carasso.
Ils sont 18 témoins qui furent enfants cachés, déportés ou résistants, rescapés des rafles et des camps de la seconde guerre mondiale. Membres du « Comité école de la rue Tlemcen  » à Paris, ils témoignent dans les classes de ce que fut pour eux la traque et la déportation des enfants juifs. Pour garder trace de ces récits, permettre le travail de mémoire autant que de prévention, Jean-Gabriel Carasso et Pauline Saillant ont recueilli leurs témoignages bouleversants. Enfants d’hier, ils parlent aux enfants d’aujourd’hui. Ces films ont été présentés pendant une semaine à la Maison des Métallos à Paris, au Mémorial de la Shoah, aux 400 Coups à Angers, à l’Hôtel de Ville de Paris, au Festival d’Avignon pour marquer le 70e anniversaire de la rafle du Vel’d’hiv.


Suivi de NUIT ET BROUILLARD d’Alain Resnais. La solution finale imaginée en 1942 par les nazis.
- A L’ESPACE 1789 SAINT OUEN mardi 27 janvier à 20 heures.


 

PARCE QUE J’ETAIS PEINTRE, de Christophe Cognet.
Ce film mène une enquête inédite parmi les oeuvres réalisées clandestinement dans les camps nazis.
Il dialogue avec les rares artistes déportés encore vivants et avec les conservateurs de ces oeuvres : des émotions qu’elles suscitent, de leur marginalisation, leurs signatures ou leur anonymat, de leur style, ainsi que de la représentation de l’horreur et de l’extermination.
Surtout peut-être, il contemple longuement les dessins, croquis, lavis, peintures, conservés dans les fonds en France, en Allemagne, en Israël, en Pologne, en Tchéquie, en Belgique, en Suisse...
Dans ce voyage parmi ces fragments d’images clandestines et les ruines des anciens camps, il propose une quête sensible entre visages, corps et paysages, pour questionner la notion d’oeuvre et interroger frontalement l’idée de beauté.
L’enjeu en est dérangeant, mais peut-être ainsi pourrons-nous mieux nous figurer ce que furent ces camps, appréhender les possibles de l’art et éprouver ce qu’est l’honneur d’un artiste - aussi infime et fragile que soit le geste de dessiner.
- AU CIN’HOCHE de Bagnolet, mercredi 4 février à 20 heures, en présence du réalisateur.

 

 

DE HOLLYWOOD à NUREMBERG de Christian Delage.
John Ford, Samuel Fuller, George Stevens. Grâce à des documents inédits et des images rares restaurées, le film retrace le parcours des trois cinéastes américains, leur implication dans les combats, leur confrontation aux violences de guerre et aux atrocités, et leur participation au jugement des criminels nazis. Le film pose un double questionnement : celui du statut, conféré pour la première fois dans l’histoire à l’image filmée, de preuve dans un procès de crimes contre l’humanité et celui de l’éthique du travail du réalisateur, qui se retrouve face aux survivants des camps de concentration nazis, qui viennent d’être libérés, ou comment on filme des êtres humains qui ont subi cette violence sans précédent en préservant leur dignité.


En bonus, le court-métrage : LA MACHINE A ECRIRE, LE CINEASTE ET LE FUSIL d’Adam Simon.
- A L’ETOILE de LA COURNEUVE, vendredi 6 février à 20 heures.

 

 

LES HERITIERS de Marie-Castille Mention-Schaar.
Une professeure désabusée intègre le collège Léon-Blum de Créteil, avec des élèves peu motivés et désabusés par le système scolaire. Elle sait qu’elle doit donner un sens à sa vie, et peut-être à celle de ses élèves. C’est ainsi qu’elle décide de les intéresser à l’histoire et les inscrit au Concours national de la Résistance et de la Déportation. Les cancres se découvrent des ressources qu’ils ne soupçonnaient pas et vont reprendre confiance en eux et en leurs capacités. Les leçons ne profitent pas uniquement aux élèves, qui eux aussi redonnent goût à l’enseignement à celle qui n’y croyait plus. « Les Héritiers  », qui devait à l’origine s’appeler « La Morale de l’Histoire  » est inspiré d’une histoire vraie, qui s’est déroulée au sein même du lycée Léon-Blum de Créteil, qui a gagné ce fameux concours en travaillant collectivement.

Précédé par la projection du film NUIT ET BROUILLARD d’Alain RESNAIS.
- Vendredi 6 février à 20 heures au TRIANON de Romainville-Noisy-Le-Sec.

 

 

NUIT ET BROUILLARD d’Alain Resnais.
« Nacht und Nebel  », la nuit et le brouillard, tel était le destin réservé par les nazis à leurs opposants politiques qui disparaissaient définitivement dans les camps de la mort. A leurs côtés et aux côtés des tziganes, asociaux, homosexuels, handicapés et Témoins de Jéhovah, se trouvent tous les juifs d’Europe, concernés par la « solution finale », imaginée en 1942 par les nazis lors de la conférence de Wannsee. Les libérateurs des camps ont rapporté de leur mission des images insoutenables, mais nécessaires pour rappeler aux générations futures la réalité d’une horreur sans nom.
Michel Bouquet raconte... Hommage à Alain Resnais, disparu cette année. Son film « Nuit & Brouillard  » constitue le premier film de référence sur l’univers concentrationnaire.
- AU BIJOU de NOISY- LE- GRAND, mardi 10 février à 20 heures.


 

Salles participantes


- Le Louis-Daquin
76, rue Victor Hugo
93150 Le Blanc-Mesnil
01 48 65 52 35
www.cinemalouisdaquin.fr

 

- Espace 1789
2-4, rue Alexandre Bachelet
93400 Saint-Ouen
01 40 11 50 23
www.espace-1789.com

 

- Le Bijou
4 Place de la Libération
93160 Noisy-le-Grand
01 48 15 05 58 ‎
Courriel : direction-lebijou@ville-noisylegrand.fr
www.cinemalebijou.fr

 

- Le Cin’Hoche
6, rue Hoche
93170 Bagnolet
01 43 60 37 01
Courriel : cinhoche@ville-bagnolet.fr

 

- L’Étoile
1 Allée du Progrès
93120 La Courneuve
01 49 92 61 95

 

- Le Trianon
71 Place Carnot
93230 Romainville
01 48 45 68 53
www.cinematrianon.fr
Courriel : annie.thomas@est-ensemble.fr

 

- Le Magic Cinéma
Centre Commercial
2, rue du Chemin Vert
93000 Bobigny
01 41 60 12 34 ‎
Courriel : emilie.desruelle@magic-cinéma.fr
www.magic-cinema.fr

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G
Merci Chère Jocelyne de votre commentaire. Nous irons voir le film &quot;Invincible&quot; dès que possible.<br /> Nombreux ont été des membres de nos associations FNDIR et UNADIF à avoir connu l'internement dans les camps durant la guerre d'Indochine et ceci après s'être engagé dans l'Armée après la convalescence qui avait suivi leurs retours des camps de concentration.<br /> Bien amicalement à vous
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M
Suite à l’INFO n° 722<br /> 10ème édition du festival &quot;La Résistance au Cinéma&quot;<br /> Je voudrais ajouter ceci :<br /> Je suis allée voir aujourd’hui le film Invincible De Madame Angelina Jolie<br /> Je ne connaissais pas la vie de ce Monsieur Louis &quot;Louie&quot; Zamperini.<br /> J’en ai pris connaissance en visionnant ce film que j’ai trouvé remarquable.<br /> Pas facile de supporter de telles images. En tant que fille déporté, je me suis bien entendu, documentée sur la vie des camps en Europe mais je connaissais peu la vie des prisonniers dans les camps japonais, si ce n’est en regardant certains grands films tels que « Le pont de la rivière Kwai ».<br /> En regardant ces images, j’ai eu du mal à contenir mes larmes, j’ai admiré le courage de cet homme qui, à aucun moment n’a abandonné, n’a pas baissé les yeux, s’est comporté comme un homme et a continué à croire en sa « bonne étoile ».<br /> Ces images m’ont ramenée à la dure réalité des jours passés, mais aussi aux futures commémorations de la libération de camps. J’ai aussi pensé très fort à tous ceux qui sont restés dans les camps et à ceux qui en sont revenus. Que la vie a du être difficile !<br /> Ce petit message pour vous conseiller d’aller voir ce film si ce n’est déjà fait, et pour dire qu’il a toute sa place dans un sujet tel que &quot;La Résistance au Cinéma&quot;.<br /> Bien cordialement<br /> Jocelyne MATHIEU (fille de Louis JADAUD)
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