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Par Gérard BOCQUERY
L'INFO n° 869
280 objets nazis ont été saisis à la Braderie de Lille, le week-end du 5 septembre.
Une exhibition illégale pour le droit français, qui la punit de 1 500 € d'amende.
Le vendeur, un Allemand, a prétexté ne pas comprendre le français. Sur son stand, à la Braderie de Lille, 280 objets nazis, parmi lesquels des carnets de soldats SS, des poignards gravés de croix gammées et des bustes à l'effigie d'Adolph Hitler.
Les douanes ont saisi ce douteux étalage, considéré comme illégal.
Mais que dit précisément le droit à ce sujet ?
Le port ou l'exhibition d'objets nazis condamnés par la loi
Si rien, dans la loi française, ne condamne explicitement la vente d'objets nazis, il est en revanche interdit de les exposer. Le code pénal punit ainsi d'une amende de 1 500 € le port ou l'exhibition en public d'un uniforme, d'une insigne ou d'un emblème rappelant ceux portés par une organisation déclarée criminelle - ce qui est le cas du régime nazi depuis les procès de Nuremberg.
Seule exception à cette règle, les besoins d'un film, d'un spectacle ou d'une exposition comportant une dimension historique. Dans les faits, même si aucun texte ne l'interdit directement, la vente d'objets nazis est rarement tolérée.
Un cas similaire était survenu en juillet dans un vide-grenier en Côte d'Or et le vendeur avait fait l'objet d'un rappel à la loi.
De même, en avril 2014, Aurélie Filipetti, alors ministre de la Culture, avait interdit la vente aux enchères prévue à Paris de pièces ayant appartenues à Adolph Hitler et Hermann Goering
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