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Voyage mémoriel pour les lauréats du CNRD de l’Isère

L'INFO n° 1 009

 

 

ADIF-FNDIR de l'Isère UNADIF 38

 

 

L’Association des Déportés, Internés et Familles de Disparus de l’Isère (ADIF 38) a organisé un voyage dans le Vercors pour récompenser les lauréats départementaux du Concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD) le 30 juin 2016. Ce voyage venait en remplacement de celui qui avait été prévu à Paris du 3 au 5 juin, voyage annulé à cause de la grève SNCF.   

 

Ce voyage a retracé le douloureux sacrifice des hommes et des femmes qui ont combattus dans le Vercors. Ils ont tout  laissé pour défendre la patrie. Le premier arrêt était la Nécropole de Saint-Nizier-du-Moucherotte.

 

Les explications par un historien du Vercors ont permis aux  élèves de mieux comprendre les combats du 13 au 15 juin 1944. C'est devant un des plus beaux panoramas des Alpes, que 25 maquisards ont tenu tête aux assauts allemands. Dans cette Nécropole reposent Eugène Chavant, chef civil du Vercors, Jean Prévost qui fut assassiné en août 1944, son corps n’a jamais été retrouvé et de François Huet chef militaire du Vercors.

 

Un dépôt de gerbe par la vice-présidente du Conseil départemental accompagnée de Renaud Pras, Directeur de l'ONACVG, de Madame Martine Jullian Délégué à la Mémoire de la Ville de Grenoble et du Président de l'ADIF de l'Isère, Jean-Paul Blanc. Une minute de silence et la Marseillaise repris par l'ensemble des participants.

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la Nécropole de Saint-Nizier-du-Moucherotte

la Nécropole de Saint-Nizier-du-Moucherotte

Une halte était observée à proximité des ruines de Vachevrière, village en pleine forêt servit de camp aux maquisards avant d'être le lieu d'un sévère affrontement les 22 et 23 juillet 1944. Sur le belvédère qui domine le village le lieutenant Chabal et ses hommes se sacrifièrent pour retarder l'avance allemande et moururent les armes à la main. Les maisons furent ensuite  incendiées. Il conclut un chemin de croix édifié depuis Villard de Lans. Le village ruiné est resté en l'état, avec ses poutres calcinées, ses pierres nues et noircies. Seule la petite chapelle est encore debout. Le Directeur du Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère donna les explications.

Les ruines de Vachevrière, village en pleine forêt

Les ruines de Vachevrière, village en pleine forêt

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A la Chapelle-en-Vercors, c'est l'adjointe à la mairie qui expliqua les dures sévices que connurent les habitants du village le 25 juillet 1944. Les soldats allemands rassemblent la population et prennent 16 jeunes gens en otage. Le soir même, alors que le village est incendié à 90%, les garçons sont exécutés dans la cour de la ferme Albert. Après une minute de silence l'ensemble reprenait la Marseillaise devant ce qui reste du Mur des Fusillés.

Le Mur des Fusillés de la ferme Albert

Le Mur des Fusillés de la ferme Albert

Vers 11 heures, arrivée à la Nécropole de Vassieux-en-Vercors, lieu de la cérémonie officielle du voyage. Monsieur Philippe Timsonet, conseillé municipal de Vassieux -en-Vercors nous attendait en compagnie d'Alain Carminati, Secrétaire des Pionniers du Vercors qui donna avec Olivier Cogne les faits qui se sont déroulés le 21 juillet 1944. Nous sommes réunis dans ce cimetière qui honore les 187 victimes des évènements tragiques. C'est dans ce site que les planeurs à croix noire, qui s’y sont posés le 21 juillet, sèmeront la terreur dans le village, 73 morts sur 430 habitants. La Ville de Vassieux-en-Vercors fait partie des 5 villes Compagnons de la Libération.

La Nécropole de Vassieux-en-Vercors

La Nécropole de Vassieux-en-Vercors

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Dépôt des gerbes, du Conseil départemental, de la ville de Grenoble et de l'ADIF de l'Isère. La minute de silence et une vibrante Marseillaise clôturait cette cérémonie. A toutes ces cérémonies les élèves du département déposaient les gerbes avec les autorités. Après cette cérémonie, nous avons visités « La Maison du Souvenir de la Nécropole de Vassieux ».

 

Après un repas, visite du Musée de Vassieux-en-Vercors, ce musée renferme une riche collection d'objets d'époque et des bornes tactiles ponctuent le parcours organisé autour de 3 thèmes:
- "Le Vercors avant le Vercors" contexte local et international 1918-1942
- "Le maquis du Vercors" : histoire mise en contexte du maquis fin 1942 à août 1944
- "Le Vercors après le Vercors" : l'après-guerre: reconstruction du Vercors, commémorations et constructions mémorielles.

Au cours de cette visite, par petit groupe, les élèves ont pu voir de plus près des objets présentés et même les toucher.

Voyage mémoriel pour les lauréats du CNRD de l’IsèreVoyage mémoriel pour les lauréats du CNRD de l’Isère

Vers 16 h 30 dernier arrêt à la Grotte de la Luire, sous ce porche l'Etat-major de François Huet avait décidé de réunir les blessés graves des deux hôpitaux militaires de Saint-Martin et de Tourtre afin de les mettre à l'abri dans la montagne. Ce lieu fut choisi car invisible de la route, du moins le croit-on.

Il y a là, fin juillet, une cinquantaine de blessés, parmi  lesquelles 28 maquisard et le personnel médical (3 médecins, 7 infirmières, la femme d'un médecin et son fils de 17 ans, 1 secouriste de la Croix Rouge et 1 Jésuite). Le 27 juillet, un avion allemand survole la grotte et aperçoit le drapeau de la Croix-Rouge.

A 16 H 30, par cette entrée, une infirmière voit apparaitre les Allemands.

La Grotte de la Luire

La Grotte de la Luire

Les Allemands craignant une ruse font défaire leurs pansements aux blessés. Un français d'Afrique du nord sera abattu pour avoir insulté l'officier allemand. (En fait il lui avait craché à la figure).

Les Allemands massacrent 12 blessés dans un champ près de la Grotte et 7 autres un peu plus loin, 2 médecins et un prêtre seront fusillés.

Les sept infirmières seront déportées, l'une d'elles ne reviendra pas.

 

Ce pèlerinage sur les hauts lieux de la Résistance, lieux de mémoire, était le moyen de se souvenir, de se recueillir devant ces sites des combattants du Vercors et du souvenir des habitants de ces villages.

 

Il est demandé aux élèves de faire un devoir de mémoire sur ce qu'ils ont vu, comment ils ont perçu le voyage, ils peuvent travailler à leur convenance, en prose, en vers, en reportage-photos, en poésie, en audiovisuel, etc...

 

Ces devoirs de mémoire paraîtront dans le bulletin des déportés de fin d'année de l’ADIF de l’Isère.

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