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Philippe Akar élevé à la dignité de Grand Officier

L'INFO n° 1 019

 

 

ADIF-FNDIR de la Saône-et-Loire UNADIF 71

 

 

Philippe Akar, 97 ans, élevé à la dignité de Grand Officier dans l'ordre national de la Légion d'honneur

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Philippe Akar - Photo D.R. Thérèse Roberjot

Philippe Akar - Photo D.R. Thérèse Roberjot

Le 14 janvier dernier, Philippe Akar soufflait ses 97 bougies et les épreuves de la vie n’ont pas eu raison de sa bienveillance, pas plus que de son sens de l’humour.

 

 

Parachutiste pendant la Seconde Guerre mondiale

 

C’est sous le béret rouge des parachutistes qu’il a participé à la Seconde Guerre mondiale durant plus de quatre années et demies. Étudiant à l’école des Mines de Paris, il est mobilisé en novembre 1939. Lors de la Débâcle il se retrouve près de Limoges puis Lyon. Quinze jours plus tard, il s’engage aux Chantiers de jeunesse, se retrouve à Cormatin où il est nommé chef de groupe jusqu’en 1941.

Afin de poursuivre ses études, il se fixe ensuite à Saint-Étienne jusqu’en novembre 1942. Il décide alors de reprendre le combat en Afrique du Nord ou en Angleterre, passe par l’Espagne où il se retrouve “Coffré” à la prison de Pampelune puis au camp de concentration de Miranda.

 

 

Un long périple jusqu’à la fin de la guerre

 

Expulsé, il entame un long périple : Gibraltar, l’Écosse, Londres… Fin septembre 1943, il suit une formation Spéciale-Air-Service (SAS) – unités britanniques chargées de missions de sabotages ou d’embuscades par petits groupes, loin derrière les lignes ennemies – et attend le Jour-J.

Ce sera pour lui le 10 août 1944, où il a été parachuté avec les hommes de sa section à Messey-sur-Grosne pour saboter les voies de communication empruntées par les Allemands.

C’est ensuite le retour en Écosse pour entraîner les recrues, puis la Belgique et la Hollande pour en déloger les Allemands. C’est l’opération Amherst, peu connue et dernière opération aéroportée de la guerre en Europe en avril 1945. C’est là que l’inévitable s’est produit. Après une longue nuit, gelé, trempé et en loques dans un terrain couvert de barbelés, il tombe aux mains de la première armée parachutiste allemande.

Sa capture et tout le récit de cette sombre période, sont à découvrir dans le livre qu’il a écrit, Parachutistes au 3e SAS, ma guerre 1939-1945.

Décoré de la Légion d’honneur en septembre 1944, il vient d’être élevé ce mois de juillet à la dignité de Grand Officier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur.

« Dans la liste des grands officiers de ce mois de juillet 2016 figure une autre élévation, celle d’Edgar Tupët-Thomé, mon ami Compagnon de la Libération. Ces élévations n’ont de sens que si elles sont faites aux noms des 150 officiers français des SAS qui tous la méritent autant, voire davantage que nous. »

 

Thérèse Roberjot (CLP)

 

Source :

 

 

 

 

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