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Le doyen des Compagnons de la Libération est décédé

 

L'INFO n° 1 228

 

 

Doyen des Compagnons de la Libération, le Professeur Guy Charmot est décédé à l’âge de 104 ans, lundi 7 janvier.

 

Ils ne sont plus que quatre survivants de ces résistants de la première heure de la Seconde Guerre mondiale.

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Professeur Guy Charmot et la Croix de la Libération (photos Ordre de la Libération)
Professeur Guy Charmot et la Croix de la Libération (photos Ordre de la Libération)
Professeur Guy Charmot et la Croix de la Libération (photos Ordre de la Libération)
Professeur Guy Charmot et la Croix de la Libération (photos Ordre de la Libération)
Professeur Guy Charmot et la Croix de la Libération (photos Ordre de la Libération)

Professeur Guy Charmot et la Croix de la Libération (photos Ordre de la Libération)

 

Né le 9 octobre 1914 à Toulon et élevé dans une famille de fonctionnaires, le professeur Guy Charmot est décédé lundi 7 janvier à Marseille.

 

Entré en 1934 à l’École du service de santé militaire à Lyon, Guy Charmot est médecin militaire en Haute Volta quand il rallie les Forces françaises libres (FFL) du général de Gaulle, en septembre 1940, au Cameroun. Médecin du bataillon de marche numéro quatre (BM4), il participe aux combats en Syrie, en Éthiopie, en Libye, en Tunisie, en Italie puis en Provence.

 

 

Une vie de médecin et chercheur en maladies tropicales

 

Débarquant en Provence avec la 1re Division française libre (DFL) en août 1944, il est blessé à la tête lors des combats pour la libération de Toulon. Cela ne l’empêche pas de participer à la campagne de France jusqu’en 1945, terminant la guerre dans le massif de l’Authion, dans les Alpes-Maritimes.

 

Après la guerre, il devient médecin des Hôpitaux d’outre-mer et professeur du Service de santé des armées. Spécialiste de la recherche en médecine tropicale, il démissionne avec le grade de médecin-colonel et entre au service de Recherches thérapeutiques de Rhône-Poulenc. Professeur à l’Institut de médecine et d’épidémiologie africaine, ancien président de la Société de pathologie exotique, il est élu en 1994 membre de l’Académie des sciences d’outremer.

 

 

Le dernier Compagnon sera inhumé au Mont Valérien

 

Après la disparition de Guy Charmot, il ne reste que quatre Compagnons de la Libération encore en vie, sur les 1 038 qui avaient été distingués pour leur engagement au sein de la France libre pendant l’Occupation allemande. Il s’agit de Daniel Cordier (98 ans), Hubert Germain (98 ans), Pierre Simonet (97 ans) et Edgard Tupët-Thomé (98 ans).

 

Il est prévu que le dernier Compagnon de la Libération qui décédera sera inhumé au Mont Valérien, à Suresnes. Ce site a été le principal lieu d’exécution de résistants et d’otages par l’armée allemande durant la Seconde guerre mondiale avant que Charles de Gaulle y inaugure le Mémorial de la France combattante.

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