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L'INFO n°1 237
UNADIF-FNDIR des Yvelines
UNADIF-FNDIR 78
Comme chaque année, nous rendons l’hommage que nous devons aux martyrs et héros de la Déportation.
Année après année, il y a toujours beaucoup d’émotion car les survivants, rescapés des camps de la mort, sont maintenant des témoins trop peu nombreux ; et nous-mêmes, enfants et petits-enfants, nous sommes davantage des ombres à leur côté. Nous sommes comme un « petit reste » attaché à cet hommage. C’est un anniversaire chaque fois très douloureux car il fait revivre les moments indicibles de notre histoire contemporaine, personnelle et familiale. Il nous renvoie tous ces visages et toutes ces voix d’hommes et de femmes dont aucun ne doit être oublié, car aucune de leur souffrance n’aura jamais été soignée et guérie.
A cause de leur courage et de leurs convictions, Résistants pour la liberté de la France, pris comme otages, juifs, musulmans ou athées, une foule immense ont connu l’abjection du système concentrationnaire nazi à Dachau, Mauthausen, Buchenwald, Auschwitz, Neuengamme, Ravensbrück ou Natzweiler-Struthof, et dans leurs commandos et annexes de monstruosités et d’esclavage.
Il s’agit aujourd’hui d’affirmer que le Mal absolu peut revenir à tout moment dans nos démocraties fragiles. Aussi avons-nous le devoir de lire dans la Déportation le courage ou l’innocence des martyrs, les gestes innombrables d’humaine fraternité pour « tenir » dans cet univers, et de reprendre à notre compte, le serment des Déportés de travailler à leur retour pour que la paix revienne et que l’Histoire ne se renouvelle pas.
Car leurs Camps ont été le berceau de l’œcuménisme, de l’interreligieux et du dialogue entre les Nations. Car leurs Camps ont été le berceau de l’Europe. Les Déportés nous ont offert toutes ces années de paix. C’est pourquoi nous sommes tous invités à partager la ferveur de la reconnaissance.
Hervé Fleury, fils et petit-fils de Déportés-Résistants Buchenwald et Ravensbrück, membre du conseil d’administration national de l’UNADIF-FNDIR et vice-président départemental de l’UNADIF-FNDIR des Yvelines
Samedi 27 avril 2019, 16 heures
Eglise Saint Roch, Chapelle des Déportés, Paris 75 001
Messe de Requiem en hommage aux Déportés morts pour la France
Mot d’accueil par un membre de l’Association FNDIR-UNADIF, à la messe en l’Eglise Saint Roch à Paris, samedi 27 Avril 2019 à 16 heures.
Comme chaque année, nous rendons l’hommage que nous devons aux martyrs et héros de la Déportation.
Année après année, il y a toujours beaucoup d’émotion car les survivants, rescapés des camps de la mort, sont maintenant des témoins trop peu nombreux ; et nous-mêmes, enfants et petits-enfants, nous sommes davantage des ombres à leur côté. Nous sommes comme un « petit reste » attaché à cet hommage. C’est un anniversaire chaque fois très douloureux car il fait revivre les moments indicibles de notre histoire contemporaine, personnelle et familiale. Il nous renvoie tous ces visages et toutes ces voix d’hommes et de femmes dont aucun ne doit être oublié, car aucune de leur souffrance n’aura jamais été soignée et guérie.
Rejoignant les souffrances de leur Seigneur jusqu’à sa mort au Golgotha, à cause de leur Foi, à Dachau, Mauthausen, Buchenwald, Auschwitz, Neuengamme, Ravensbrück ou Natzweiler-Struthof, et dans leurs commandos et annexes de monstruosités et d’esclavage, des évêques, des prêtres, des hommes et des femmes par milliers ont porté la croix des supplices des Camps. Ils étaient l’Eglise souffrante.
C’est pourquoi, dans la Foi chrétienne catholique, nous nous retrouvons dans cette église Saint Roch, pour célébrer l’Eucharistie en union avec toutes celles et tous ceux qui ont vécu le martyr de la Déportation.
Si vous ne partagez pas notre Foi au Christ ressuscité, soyez les bienvenus au nom de l’amitié et de la fidélité par l’hommage et le respect aux déportés. Car nous portons dans notre prière tous ceux qui croient au Ciel, mais aussi tous ceux qui n’y croient pas. Nous sommes tous, en effet, invités à partager la ferveur de la reconnaissance.
Une nouvelle fois, quel que soit notre statut, notre association, notre âge, nous nous rappelons le serment des Pères Riquet et Sommet, de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, d’Edmond Michelet, de tous les hommes et les femmes de bonne volonté, et de la foule immense des martyrs de la Déportation. Car leurs Camps ont été le berceau de l’œcuménisme, de l’interreligieux et du dialogue entre les Nations. Car leurs Camps ont été le berceau de l’Europe. Ils nous ont offert toutes ces années de paix. Rendons grâce !
Hervé Fleury, fils et petit-fils de Déportés-Résistants Buchenwald et Ravensbrück, membre du CA national de l’UNADIF-FNDIR et vice-président départemental de l’UNADIF-FNDIR des Yvelines