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Les candidats face au devoir de mémoire

 

L'INFO n° 1 103

 

 

UNADIF-FNDIR

 

 

À l’heure où les propos sur l’histoire de certains candidats ont prêté à polémique, l’UNADIF-FNDIR (Union nationale des associations de déportés, internés et familles de disparus-Fédération nationale des déportés et internés de la Résistance), pilotée par l’Alsacien Jean-Marie Muller, a posé sept questions aux onze candidats à la présidentielle sur le devoir de mémoire.

Six d’entre eux – sur les onze – ont pris le temps d’y répondre : Marine Le Pen, François Fillon, Emmanuel Macron, Benoît Hamon, François Asselineau et Nicolas Dupont-Aignan.

Ces candidats se sont, dans leur ensemble, prononcés clairement en faveur du maintien d’un ministre ou d’un secrétaire d’État à la Mémoire. Ils sont unanimes à manifester de l’intérêt pour les commémorations des grandes dates de la Seconde Guerre mondiale et pour les monuments liés à la Résistance ou à la Déportation, de même qu’à rendre hommage au travail des associations porteuses de cette mémoire.


Les réponses divergent un peu plus concernant l’abstention de la France lors du vote d’une motion de l’ONU appelant à lutter contre « la glorification du nazisme ». Nicolas Dupont-Aignan et François Asselineau feront voter cette motion par la France s’ils sont élus, Emmanuel Macron et François Fillon insistent sur le rôle de pointe que la France doit tenir en la matière dans les instances internationales. Quant à Benoît Hamon et Marine Le Pen, ils évoquent, contre le nazisme, les nécessaires « combat » pour le premier et « condamnation » pour la seconde.

 


Différences de tonalité


Les différences de tonalités les plus grandes apparaissent dans les réponses à la première question posée, sur le rôle de l’État – et de l’Éducation nationale – dans la défense de la mémoire. François Fillon propose que « l’enseignement de l’histoire à l’école élémentaire se concentre sur les grandes dates et les grands personnages ». Même souci d’enracinement chez Marine Le Pen, qui souhaite « renforcer l’unité de la nation par la promotion du roman national qui doit être enseigné aux futurs citoyens ».
Le volontarisme de Nicolas Dupont-Aignan apparaît comme plus défensif – « Il est plus que jamais nécessaire de rappeler à notre jeunesse ce que signifient les notions de sacrifice » – , rejoint en cela par François Asselineau – « Il faut rappeler que la barbarie ne peut plus exister ».
Moins théorique, Benoît Hamon aimerait encourager « des projets pédagogiques, notamment ceux qui conduisent nos jeunes à se rendre sur les lieux de mémoire ». Il est rejoint en cela par Emmanuel Macron, selon qui « les enseignants doivent impérativement placer au centre de leur enseignement la Résistance et la Déportation, et les acteurs associatifs doivent épauler les enseignants pour le versant mémoriel ».

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photo droits réservés Journal L'Alsace

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